• Un univers dans une  autre dimension (1)

    Une ébauche au 1:12…

    Ma première expérience a été réalisée dans un support existant : un cadre en bois. Je lui ai ajouté un boitage en carton à l’arrière pour donner de la profondeur à ma mise en scène.

    Cette deuxième expérience s’avère plus compliquée. Calcul échelle, centimètres, millimètres, peinture… Allez, je m’y colle…

    C’est trop neuf, j’aime pas trop. Je vais aller m’inspirer sur la toile…

    À suivre.

  • Saint-Just, petite église perdue sur le territoire d’Hautefage-la-Tour (47) – (1)

    Retour d’Agen, contrôle annuel, quatrième année… Tout est « normal ». Prochain rendez-vous dans un an et demi…

    Le poids d’un « âne mort » en moins sur mes épaules, je décide de prendre le chemin des écoliers pour mon retour. La balade est improvisée, mais l’idée de repérer une petite église que je n’ai pas encore visitée me trotte dans la tête, surtout depuis que j’ai commencé de transcrire quelques notices historiques du chanoine Durengue en stage aux Archives Departementales de Lot-et-Garonne. Cet ouvrage est à découvrir en ligne sur le site des Archives…

    Un peu au hasard, ayant loupé la route que je voulais prendre, je tourne à droite et stationne sur le bas-côté aménagé pour me repérer sur la carte Interactive de mon téléphone portable. Où suis-je ? Je vise Hautefage-la Tour comme destination. Clocher octogonale, des maisons anciennes groupées autour de l’église… Et je repère un petit chemin au bout duquel un toit ressemble à un clocher…Je loupe le groupes de maison ne voyant qu’une entrée avec un énorme panneau de sens interdit. Je file à droite, à l’aventure, espérant trouver le chemin dont j’avais relevé le nom.

    Enfin, le chemin est à gauche. Il dessert deux ou trois maisons au pied de cette ancienne église. L’église Saint-Just.

    Tourner à gauche, vous êtes arrivée !

    J’ai regretter mes chaussures de marche laissée à la maison et me suis aventurée autour de l’église. Il y a toujours le cimetière où dorment des inconnus dont les tombes ne sont même plus visibles, mais quelques sépultures gardent un nom un peut effacé, un épitaphe où un mot s’est perdu dans une grande fissure, Pierre usée par les intempéries… J’ai aimé prendre l’escalier pour cette visite imprévue.

    Et puis, je suis redescendue prendre le recul nécessaire et « étudier »l’architecture de cet édifice religieux. De style roman.

    La tour est moitié ronde moitié rectangulaire. date probablement du XIIe ou XIIIe siècle… La base Merimée répondra sûrement à mes interrogations…

    Évidement, l’église était fermée…

    À suivre…

  • Juste un extrait d’une histoire en cours, née de mon imagination, et de ma quasi « obsession » pour l’étude que je fais des gentilshommes de campagne, nobles et bourgeois vivant noblement dans les villages alentours au 18ème siècle.

    Voici Anne, rôle secondaire mais important. À vous lire !

    Les braises sont encore rouges. La chaleur a quitté la chambre. Dehors, avril donne tout ce qu’il a pour être fidèle à sa saison. Il fait froid. Six heures, se lever, affronter les épreuves du jour. Juste aller voir Marie, s’en occuper et l’aimer.

    Ce n’est pas un bon jour. Lui reviennent les péripéties de la veille… Le retour au château… Le regard du maître… Il va falloir l’affronter.

    Le retour à nuit tombée par la petite porte. Nuit noire, Catherine gît dans la berline, les chevaux au pas. Personne ne parle depuis des heures ; Nico décharge les quelques bagages, et Anne soutient Marie qui tient à peine debout.

    Anne est vive et de bonne constitution. A part que…

    On disait d’elle dans sa famille qu’elle ne grandirait plus mais qu’avec un corps robuste comme le sien… elle trouverait bien à se placer.

    Elle dégage une certaine force. Elle le sait. Ses bras sont musclés. Elle n’a pas sa pareille pour soulever sa jeune maitresse quand elle est affaiblie. Elle peut la transporter du lit au fauteuil si besoin, sans souffrance. Elle l’a prouvé.

    Allongée devant la cheminée, elle cligne des yeux, enveloppée dans la double épaisseur des couvertures de laine. Quand elle était petite, la nuit avec ses frères et sœurs, ils se serraient les uns contre les autres sur la paillasse, terrain de jeu où, sous la couverture de laine, ils s’amusaient à se faire peur. Instants d’oubli. Elle porte aussi son jupon de dessous, des bas épais et une brassière de laine, celle que sa jeune maitresse lui a donné, parce que « plus à la mode mais encore bien ». La chemise en coton à manches longues qu’elle porte est la plus usagée, mais, elle en a deux. C’est un luxe que lui envirait ses amies. On dormait encore habillée chaudement, le froid n’abandonnait pas encore.

    Elle regarde d’un air inquiet les quelques braises rougeoyantes qui s’éteignent lentement. Elle se lève, prend un fagot de brindilles sur le tas près de la cheminée qu’elle pose sur les braises. Gestes sûrs, journaliers. Ranimé, le feu fume un peu, se ragaillardit et crépite.

    Elle pose alors quelques buches sans trop les serrer, laissant passer le filet d’air qui le fera grandir. Elle jette un œil derrière les épais rideaux de fenêtre après avoir mis sur ses épaules sa couverture de laine. Le jour se lève. La lueur éclabousse le mur de la maison et déborde autour du volet de bois mal ajusté. Le château s’éveille.

    Hier soir, elles avaient aperçu François mais l’avaient ignoré. Rejoindre la chambre de Marie au plus vite, il serait temps demain…

    Anne s’active comme chaque matin, bien perturbée par les événements de la veille. On a beau essayer de chasser les mauvais souvenirs, ils reviennent en boucle troubler nos pensées.

    Ce qu’avait vécu Anne au Château de M., elle ne l’oublierait jamais.

    Joëlle W.

    Peut-être à suivre…

     

  • Buste de Toussaint Louverture exposé à la bibliothèque d’Astaffort. (47).

    Découverte récente, de cette bourgade lors d’une journée d’étude sur Toussaint-Louverture avec la Médiathèque Départementale de Lot-et-Garonne.

    J’ai aimé la balade dans les rues où le temps a laissé l’empreinte du passé. Mieux que des mots, des images pour laisser vagabonder son esprit… ou bien se rendre sur place ? Bonne balade !

    Bon dimanche !

    Crédit photos : © Joëlle W.

  • Blond sur blond…

    Quatre avril, se souvenir du bonheur et le partager…

     

    (Blond sur blond, c’est le début d’un portrait)

    Regardez les blés couchés par le vent, blés blonds, blondeurs d’été, blonde chevelure où mes doigts se perdent sur les chemins de l’amour. Le blond se sème aussi sur l’espace blanc et lisse, taches minuscules, semis stérile sur la terre crayeuse. Elles se concentrent, se serrent dans leur blondeur sur les monts légèrement teintés comme pêches au soleil, rosissantes, joues potelées. Les blés blonds au-dessus des monts et vallées blanches parsemées de graines dorées, en pluie.

    (Le début blond [d’un portrait], la suite en lumière)

    Regard arrêté par la lumière qui fleure à la surface, lumière du dedans qui réchauffe plus encore la blondeur de l’endroit lumineux, lumière qui émeut et donne au lieu pâle une autre chaleur, chaleur douce et blonde sous les blés blonds au creux de vallons parsemés de pluie de grains dorés. La lumière du dedans claire et verte éclaire ceux qui la voit.

    Est-il besoin de légende ?

     (La suite en lumière, l’air de rien)

    Les blés blonds au-dessus des monts et vallées blanches parsemés de graines dorées où une lumière mystérieuse du dedans éclabousse ceux qui la voit, submergés par les pulsions rapides battant très fort, très vite dans la poitrine du monde dans la gorge peu profonde. Là, après, un souffle d’air léger régulier va… et vient… en rythme, pareil au souffle de la brise, du zéphyr, souffle doux et câlin, sans violence il souffle, il rassure ou inquiète. Pas d’essoufflement en ce temps. Il donne vie aux blés blonds du dessus des monts et vallées blanches, quand on se penche.

    (L’air de rien, et la chanson de la vie)

    Une lumière claire et verte, de l’intérieur. Définitivement du dedans. La brise douce et câline du dedans aussi, la chanson de la vie, douce ou grave, mélodieuse, chanson de l’intérieur, du dedans, qui monte à la surface, coule, roucoule pour être perçue, entendue, grince, gronde pour être orientée, toucher l’âme, chanson longue ou courte pour se faire connaître, reconnaître.

    (La chanson de la vie, dis, tu m’as reconnu ?)

    Dans le monde où la chanson de la vie est entendue par ceux qui le veulent,

    Tes cheveux blonds où mes doigts se sont perdus,

    Ta peau de pêche semée des tâches de rousseur de ta jeunesse,

    Tes joues roses pour mes baisers posés,

    Tes yeux rieurs, fenêtres de ton âme, où je peux savoir

    Ton nez fin, frémissant, où s’engouffre l’air frais et parfumé de mai,

    Ta bouche qui balbutie quelques mots d’amour, qui rit,

    Et sourit, et me laisse un souvenir de petite enfance

     

    Joëlle Willems – mai 2017

  • Son souffle régulier, sa peau nue contre la mienne, je ne pensais plus, j’engloutissais dans ma mémoire ces instants de solitude à deux, cette découverte de lui, de cet être venu de mon ventre…

    Son abandon m’étonnait chaque fois que repu, il s’endormait suçant le bout de sein mais ne tétant plus. Alors j’osais la caresse sur ses tempes palpitantes où la peau laiteuse est comme un calque, transparente, laissant le dessin bleu d’une veine apparaître. Je m’égarais sur ses joues roses des efforts de succion, peau de pêche si douce. Mon doigt essuyait la goutte de lait à la commissure des lèvres qui provoquait le lâcher prise du sein et un tétouillement de bien-être dans le vide. Ses lèvres fines laissaient le bout d’une langue visible qu’il tétait de temps à autre.

    Je humais le corps apaiser de mon fils sans retenue, comme la chatte ses petits, reconnaissant son odeur unique, mêlée au lait de toilette Mustella. Je fermais les yeux et jouissais de cet instant tout en sentant mon ventre vide et douloureux des derniers spasmes de la naissance. J’attendais chaque geste de son corps, ne le quittant des yeux que pour reposer ma tête sur l’oreiller. Voilà qu’il s’étirait, bras en croix, poings serrés puis se recroquevillait un peu, encore plus près de ma peau. Il s’incrustait et moi je m’arrondissais pour le recueillir, comme s’il pouvait rentrer en moi. Nos chaleurs se mêlaient. Je glissais enfin mon index dans sa main qu’il serrait immédiatement. Parfois, Je m’endormais, sommeil fragile, léger, captant les vagissements de nouveaux nés, un chariot de soins et la respiration régulière de mon enfant, mon premier né.

     

    Pour un 2 avril, Joëlle W.

    Atelier du vendredi 26 mai 2023

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  • Il y a 10 ans aujourd’hui, je publiais cet article… qu’y a t-il de changer ?

     » Comme chaque année, une confusion pas possible sur cette journée, cet événement…J’ai juste envie de rappeler quelques dates… Et redonner à cette journée, sa juste valeur.

    Il n’est pas impossible que beaucoup (d’hommes) veuillent voir cette journée devenir « commerciale », la dénaturer ou même la voir disparaître…C’est l’éternel problème de la domination, du pouvoir contre la liberté !

    1. 1910  C’est à la conférence internationale des femmes socialistes de 1910 que l’idée d’une « Journée Internationale des Femmes » est décidée.
    2. mars 1911  Un million de femmes manifestent en Europe.
    3. 8 mars 1913  Des femmes russes organisent des rassemblements clandestins.
    4. 8 mars 1914  Les femmes réclament le droit de vote en Allemagne.
    5. 8 mars 1915  À Oslo des femmes défendent leurs droits et réclament la paix.
    6. 8 mars 1917  À Saint Pétersbourg des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front.
    7. 8 mars 1921  Lénine décrète le 8 mars journée des femmes.
    8. 1946  La journée est célébrée dans les pays de l’Est.
    9. 8 mars 1977  Les Nations Unies officialisent la Journée Internationale des Femmes.
    10. 8 mars 1982  Statut officiel de la Journée en France.

    (sources : internet-wiki, etc..)

    8 mars 2014, journée internationale de lutte des femmes pour leurs droits. Le 8 mars, c’est toute l’année ! « 

     » Aux femmes, surtout à celles qui ne verrons pas cet article, celles que l’on ne verra jamais sur les réseaux sociaux et qui ignorent qu’elles ne sont pas seules… Toutes mes pensées… »

    Aujourd’hui, 8 mars 2024

    Des lois ? Des révélations ? Des procès ? De la communication ? Sans doute mais en réalité, dans notre pays, en Europe, dans le Monde…. combien de femmes se taisent par peur de représailles ? Combien de jougs sur leurs épaules, au propre comme au figuré ? Combien de mutilations physiques et de traumatismes ? Etc.

    Quand à l’égalité dans le travail ( j’ai presque envie de dire, s’il n’y avait que ça !) on n’a pas vraiment évolué. Même si certaines arrivent à des situations méritées et rémunérées comme il se doit, c’est dans les postes intermédiaires et du « bas de l’échelle » que les rémunérations et les conditions de travail sont les plus injustes.

    A ce sujet, n’a-t-on pas supprimer les « comités d’hygiène, sécurité et conditions de travail », dissous dans un certain « Comité Social et Économique » ?

    Voilà, à 72 ans bientôt, une préoccupation sur le sort de la femme dans toutes les situations, qui reste, pour moi, une priorité, alors qu’à travers ma vie, je me suis sans doute bien des fois « faite avoir »…

    Il faut du temps pour ouvrir les yeux, pour se donner le courage de regarder ses échecs, ses faiblesses et relever la tête. Un combat pour les autres femmes.

  • Des boites au format grandes boites d’allumettes

    Inspirée par quelques artiste, j’ai tenté de détourner une boîte d’allumettes. J’en avais encore en réserve de l’époque où je possédais une cuisinière au gaz en bouteille (campagne oblige) et où la maison était encore très fréquentée, amis, famille et enfants…
    Le côté authentique de cette boîte et y installer une histoire en papier, en dessin, avec des objets miniatures c’était ce qui me plaisait. Mais que faire de toutes ces allumettes ensuite ? Dans la constructions de miniatures on en emploie parfois, alors je les ai mises de côté. Mais je n’en achète plus, et je les fabrique, ce qui n’est pas sorcier.

    je partage ci-après mes dernières petites créations… pour des vœux de nouvel an… un petit présent fait avec coeur !

    Bonne journée les amis !

  • Bonjour abonnés, bonjour visiteurs,

    Après quelques épreuves diverses, j’ai retrouvé l’envie du partage, l’envie d’écrire, de jouer, de composer, de construire…

    Après la facilité rencontrée lors de mon tout premier blog avec « Humeursdujouretcreations » chez Overblog (janvier 2011 au moins) puis les communautés tenues par des personnes compétentes et serviables, comme partout, comme pour tout, il y a eu des bouleversements. Dans la disparition des communautés, dans la conception, l’hébergement, etc.

    Première migration vers WordPress, mais hébergement et aide avec des personnes compétentes. Migration… du blog ! . Plusieurs années de complicité avec les animateurs et animatrices, autres blogueurs et blogueuses encourageants au travers des commentaires ou simples abonnés, ça donne de la nostalgie. Je n’étais pas une professionnelle (rien à vendre), juste une toute jeune retraitée.

    bandeau du blog 24 févier 2016

    Alors, n’ayant pas de moyens financiers pour la conception ou l’hébergement, j’ai baissé les bras et suis passée à autre chose. Après quelques épreuves de vie, mon envie de contacts simples et, comme dit plus haut de partage (même si le nombre de mes abonnés est minuscule), j’ai souhaité reprendre le fil de la toile mais je n’ai aucune prétention à devenir leader !

    Grace aux sauvegardes récupérées de mes blogs, j’ai pris mon courage à deux mains et me suis propulsée vers WordPress, censé être facile d’accès et gratuit, oui, mais limité. Enfin, acquisition d’un nom de domaine et zou, me voilà propulsé par WordPress. Ma petite liste d’abonnés n’est sans doute plus à jour. Chacun est libre de s’abonner ou se désabonner. Il y a tant de sollicitations ! Et de surcroit, je ne maitrise pas encore tout à fait les subtilités de ce super instrument qu’est Jetpack ! Il me permet de « produire » des articles de ma tablette (plus de spontanéité) au lieu de l’ordinateur qu’il faut mettre en route, etc.

    Le 30 janvier 2011, Il y aura 13 ans que je publiais : Tags etc. L’art dans la rue … sous le pseudo de Mamie-Jo.

    Joelle W. – 8 janvier 2024

    Bonne journée et à vous lire !