• Buste de Toussaint Louverture exposé à la bibliothèque d’Astaffort. (47).

    Découverte récente, de cette bourgade lors d’une journée d’étude sur Toussaint-Louverture avec la Médiathèque Départementale de Lot-et-Garonne.

    J’ai aimé la balade dans les rues où le temps a laissé l’empreinte du passé. Mieux que des mots, des images pour laisser vagabonder son esprit… ou bien se rendre sur place ? Bonne balade !

    Bon dimanche !

    Crédit photos : © Joëlle W.

  • Blond sur blond…

    Quatre avril, se souvenir du bonheur et le partager…

     

    (Blond sur blond, c’est le début d’un portrait)

    Regardez les blés couchés par le vent, blés blonds, blondeurs d’été, blonde chevelure où mes doigts se perdent sur les chemins de l’amour. Le blond se sème aussi sur l’espace blanc et lisse, taches minuscules, semis stérile sur la terre crayeuse. Elles se concentrent, se serrent dans leur blondeur sur les monts légèrement teintés comme pêches au soleil, rosissantes, joues potelées. Les blés blonds au-dessus des monts et vallées blanches parsemées de graines dorées, en pluie.

    (Le début blond [d’un portrait], la suite en lumière)

    Regard arrêté par la lumière qui fleure à la surface, lumière du dedans qui réchauffe plus encore la blondeur de l’endroit lumineux, lumière qui émeut et donne au lieu pâle une autre chaleur, chaleur douce et blonde sous les blés blonds au creux de vallons parsemés de pluie de grains dorés. La lumière du dedans claire et verte éclaire ceux qui la voit.

    Est-il besoin de légende ?

     (La suite en lumière, l’air de rien)

    Les blés blonds au-dessus des monts et vallées blanches parsemés de graines dorées où une lumière mystérieuse du dedans éclabousse ceux qui la voit, submergés par les pulsions rapides battant très fort, très vite dans la poitrine du monde dans la gorge peu profonde. Là, après, un souffle d’air léger régulier va… et vient… en rythme, pareil au souffle de la brise, du zéphyr, souffle doux et câlin, sans violence il souffle, il rassure ou inquiète. Pas d’essoufflement en ce temps. Il donne vie aux blés blonds du dessus des monts et vallées blanches, quand on se penche.

    (L’air de rien, et la chanson de la vie)

    Une lumière claire et verte, de l’intérieur. Définitivement du dedans. La brise douce et câline du dedans aussi, la chanson de la vie, douce ou grave, mélodieuse, chanson de l’intérieur, du dedans, qui monte à la surface, coule, roucoule pour être perçue, entendue, grince, gronde pour être orientée, toucher l’âme, chanson longue ou courte pour se faire connaître, reconnaître.

    (La chanson de la vie, dis, tu m’as reconnu ?)

    Dans le monde où la chanson de la vie est entendue par ceux qui le veulent,

    Tes cheveux blonds où mes doigts se sont perdus,

    Ta peau de pêche semée des tâches de rousseur de ta jeunesse,

    Tes joues roses pour mes baisers posés,

    Tes yeux rieurs, fenêtres de ton âme, où je peux savoir

    Ton nez fin, frémissant, où s’engouffre l’air frais et parfumé de mai,

    Ta bouche qui balbutie quelques mots d’amour, qui rit,

    Et sourit, et me laisse un souvenir de petite enfance

     

    Joëlle Willems – mai 2017

  • Son souffle régulier, sa peau nue contre la mienne, je ne pensais plus, j’engloutissais dans ma mémoire ces instants de solitude à deux, cette découverte de lui, de cet être venu de mon ventre…

    Son abandon m’étonnait chaque fois que repu, il s’endormait suçant le bout de sein mais ne tétant plus. Alors j’osais la caresse sur ses tempes palpitantes où la peau laiteuse est comme un calque, transparente, laissant le dessin bleu d’une veine apparaître. Je m’égarais sur ses joues roses des efforts de succion, peau de pêche si douce. Mon doigt essuyait la goutte de lait à la commissure des lèvres qui provoquait le lâcher prise du sein et un tétouillement de bien-être dans le vide. Ses lèvres fines laissaient le bout d’une langue visible qu’il tétait de temps à autre.

    Je humais le corps apaiser de mon fils sans retenue, comme la chatte ses petits, reconnaissant son odeur unique, mêlée au lait de toilette Mustella. Je fermais les yeux et jouissais de cet instant tout en sentant mon ventre vide et douloureux des derniers spasmes de la naissance. J’attendais chaque geste de son corps, ne le quittant des yeux que pour reposer ma tête sur l’oreiller. Voilà qu’il s’étirait, bras en croix, poings serrés puis se recroquevillait un peu, encore plus près de ma peau. Il s’incrustait et moi je m’arrondissais pour le recueillir, comme s’il pouvait rentrer en moi. Nos chaleurs se mêlaient. Je glissais enfin mon index dans sa main qu’il serrait immédiatement. Parfois, Je m’endormais, sommeil fragile, léger, captant les vagissements de nouveaux nés, un chariot de soins et la respiration régulière de mon enfant, mon premier né.

     

    Pour un 2 avril, Joëlle W.

    Atelier du vendredi 26 mai 2023

  • S’abonner pour poursuivre la lecture

    Abonnez-vous pour avoir accès à la suite de cette publication et au contenu réservé aux abonnés.

  • Il y a 10 ans aujourd’hui, je publiais cet article… qu’y a t-il de changer ?

     » Comme chaque année, une confusion pas possible sur cette journée, cet événement…J’ai juste envie de rappeler quelques dates… Et redonner à cette journée, sa juste valeur.

    Il n’est pas impossible que beaucoup (d’hommes) veuillent voir cette journée devenir « commerciale », la dénaturer ou même la voir disparaître…C’est l’éternel problème de la domination, du pouvoir contre la liberté !

    1. 1910  C’est à la conférence internationale des femmes socialistes de 1910 que l’idée d’une « Journée Internationale des Femmes » est décidée.
    2. mars 1911  Un million de femmes manifestent en Europe.
    3. 8 mars 1913  Des femmes russes organisent des rassemblements clandestins.
    4. 8 mars 1914  Les femmes réclament le droit de vote en Allemagne.
    5. 8 mars 1915  À Oslo des femmes défendent leurs droits et réclament la paix.
    6. 8 mars 1917  À Saint Pétersbourg des ouvrières manifestent pour réclamer du pain et le retour de leurs maris partis au front.
    7. 8 mars 1921  Lénine décrète le 8 mars journée des femmes.
    8. 1946  La journée est célébrée dans les pays de l’Est.
    9. 8 mars 1977  Les Nations Unies officialisent la Journée Internationale des Femmes.
    10. 8 mars 1982  Statut officiel de la Journée en France.

    (sources : internet-wiki, etc..)

    8 mars 2014, journée internationale de lutte des femmes pour leurs droits. Le 8 mars, c’est toute l’année ! « 

     » Aux femmes, surtout à celles qui ne verrons pas cet article, celles que l’on ne verra jamais sur les réseaux sociaux et qui ignorent qu’elles ne sont pas seules… Toutes mes pensées… »

    Aujourd’hui, 8 mars 2024

    Des lois ? Des révélations ? Des procès ? De la communication ? Sans doute mais en réalité, dans notre pays, en Europe, dans le Monde…. combien de femmes se taisent par peur de représailles ? Combien de jougs sur leurs épaules, au propre comme au figuré ? Combien de mutilations physiques et de traumatismes ? Etc.

    Quand à l’égalité dans le travail ( j’ai presque envie de dire, s’il n’y avait que ça !) on n’a pas vraiment évolué. Même si certaines arrivent à des situations méritées et rémunérées comme il se doit, c’est dans les postes intermédiaires et du « bas de l’échelle » que les rémunérations et les conditions de travail sont les plus injustes.

    A ce sujet, n’a-t-on pas supprimer les « comités d’hygiène, sécurité et conditions de travail », dissous dans un certain « Comité Social et Économique » ?

    Voilà, à 72 ans bientôt, une préoccupation sur le sort de la femme dans toutes les situations, qui reste, pour moi, une priorité, alors qu’à travers ma vie, je me suis sans doute bien des fois « faite avoir »…

    Il faut du temps pour ouvrir les yeux, pour se donner le courage de regarder ses échecs, ses faiblesses et relever la tête. Un combat pour les autres femmes.

  • Des boites au format grandes boites d’allumettes

    Inspirée par quelques artiste, j’ai tenté de détourner une boîte d’allumettes. J’en avais encore en réserve de l’époque où je possédais une cuisinière au gaz en bouteille (campagne oblige) et où la maison était encore très fréquentée, amis, famille et enfants…
    Le côté authentique de cette boîte et y installer une histoire en papier, en dessin, avec des objets miniatures c’était ce qui me plaisait. Mais que faire de toutes ces allumettes ensuite ? Dans la constructions de miniatures on en emploie parfois, alors je les ai mises de côté. Mais je n’en achète plus, et je les fabrique, ce qui n’est pas sorcier.

    je partage ci-après mes dernières petites créations… pour des vœux de nouvel an… un petit présent fait avec coeur !

    Bonne journée les amis !

  • Bonjour abonnés, bonjour visiteurs,

    Après quelques épreuves diverses, j’ai retrouvé l’envie du partage, l’envie d’écrire, de jouer, de composer, de construire…

    Après la facilité rencontrée lors de mon tout premier blog avec « Humeursdujouretcreations » chez Overblog (janvier 2011 au moins) puis les communautés tenues par des personnes compétentes et serviables, comme partout, comme pour tout, il y a eu des bouleversements. Dans la disparition des communautés, dans la conception, l’hébergement, etc.

    Première migration vers WordPress, mais hébergement et aide avec des personnes compétentes. Migration… du blog ! . Plusieurs années de complicité avec les animateurs et animatrices, autres blogueurs et blogueuses encourageants au travers des commentaires ou simples abonnés, ça donne de la nostalgie. Je n’étais pas une professionnelle (rien à vendre), juste une toute jeune retraitée.

    bandeau du blog 24 févier 2016

    Alors, n’ayant pas de moyens financiers pour la conception ou l’hébergement, j’ai baissé les bras et suis passée à autre chose. Après quelques épreuves de vie, mon envie de contacts simples et, comme dit plus haut de partage (même si le nombre de mes abonnés est minuscule), j’ai souhaité reprendre le fil de la toile mais je n’ai aucune prétention à devenir leader !

    Grace aux sauvegardes récupérées de mes blogs, j’ai pris mon courage à deux mains et me suis propulsée vers WordPress, censé être facile d’accès et gratuit, oui, mais limité. Enfin, acquisition d’un nom de domaine et zou, me voilà propulsé par WordPress. Ma petite liste d’abonnés n’est sans doute plus à jour. Chacun est libre de s’abonner ou se désabonner. Il y a tant de sollicitations ! Et de surcroit, je ne maitrise pas encore tout à fait les subtilités de ce super instrument qu’est Jetpack ! Il me permet de « produire » des articles de ma tablette (plus de spontanéité) au lieu de l’ordinateur qu’il faut mettre en route, etc.

    Le 30 janvier 2011, Il y aura 13 ans que je publiais : Tags etc. L’art dans la rue … sous le pseudo de Mamie-Jo.

    Joelle W. – 8 janvier 2024

    Bonne journée et à vous lire !

  • Une seule grand-mère. Son mari n’était pas mon grand-père, mais je l’adorais. Ils ont peu nourri mon avidité d’histoires, de souvenirs et de contes car on ne raconte rien de ces choses devant les enfants. La sensation oppressante entre mon père et ma grand-mère était parfois palpable. Rue Linné à Paris, dans l’appartement de mon aïeule, contraste d’univers. Ma vie ordinaire dans un immeuble des années 50 contrastait avec celui de ma grand-mère, où des toilettes à la turc sur le palier et le gaz à tous les étages était un signe de confort. Dans l’entrée sombre, une grande armoire veillait, bienveillante avec mon reflet innocent. On y suspendait les manteaux et moi je pouvais m’y cacher. Dans la salle-à-manger, un buffet art déco, accueillait une pendule à remontoir et des presse-livres qui n’enserraient rien. Massif et ventru il m’invitait à l’indiscrétion dès que l’une de ses portes s’entrouvrait.

    Que pouvait-il se passer dans les armoires et les buffets lorsque l’on referme les portes ?

    Sur l’estrade je m’applique à chaque mot. De son bureau, l’institutrice, me jauge. Je récite « Le buffet » d’Arthur Rimbaud. Madame L. lunettes virevoltant dans sa main gauche me targue d’un « ce n’est pas mal ; Va t’asseoir ! ». Elle me déteste. Je le lui rends bien en réussissant à réciter sans hésitation, sans bafouillis, en respectant la ponctuation… Cela méritait sans doute mieux qu’un « ce n’est pas mal », mais je suis si fière de moi !


    Souvenirs d’humiliation et de maltraitance scolaires se sont souvent opposés au bonheur d’apprendre la poésie, le dessin, la musique et l’éducation sportive. Le CM2 a bousillé ma vie d’écolière en même temps qu’il m’a fait découvrit l’injustice et la méchanceté des adultes. Pour me protéger, j’ai sans doute réussi à m’infiltrer dedans, à moins que ce soit lui qui se soit faufilé dans ma tête… (à cet instant, j’entends le refrain de la chanson « Dans ma tête, interprétée par Saskia ») …

    Etais-je le buffet ou bien est-ce lui qui aspirait les souvenirs de mon enfance moribonde ? Je rentrais avec violence dans une adolescence mouvementée…

    Un jour, j’ai rencontré une armoire à deux battants, haute, très haute. Elle se trouvait par hasard dans la maison d’à côté du moulin à eau que j’habitais. A vendre, elle est rentrée dans ma vie et dans ma maison.

    Et je l’ai nourri de linge parfumé, draps de lit, serviettes de table, séchant au grand vent du jardin. Les dentelles fixées sur la tranche des étagères parlaient le langage d’ici lorsqu’elles naissaient dans le cliquetis des fuseaux. Elles emprisonnaient les mots, les accents, les larmes parfois, faisant gonfler les fils au détour d’une épingle. Dormaient encore des rideaux anciens, tentures, brise-bises et rideaux bonne-femme qui ne demandaient qu’à revivre en harmonie auprès d’une fenêtre, pour peu que l’on veuille bien l’y poser…

    Joëlle W. – Mercredi 7 juillet 2021

  • S’abonner pour poursuivre la lecture

    Abonnez-vous pour avoir accès à la suite de cette publication et au contenu réservé aux abonnés.

  • « L’esprit du tilleul parle au vivant qui le vénère depuis la nuit des temps. Il est féminité, amour et liberté. »

    La mémoire des choses…      
    La mémoire du feu…

    Non loin d’ici, règne un chêne qui raconte, à qui veut l’entendre, des histoires. La sienne, et celle de sa famille…

    Il est né de l’union de chênes vigoureux, d’une forêt plusieurs fois centenaire et a vécu de longs temps au milieu des siens. Il raconte comme les vieux à la veillée des humains.

    Un jour, j’étais seule avec lui. L’été brûlait, et sous ses branches démesurées et feuillues, il y avait la fraicheur. Je m’ennuyais un peu assise à son pied. L’écorce rugueuse et torturée vibrait dans mon dos. L’envie de me plaquer contre lui était si forte, que je me relevais et tendis les bras pour le serrer, mais j’étais bien trop petite pour en faire le tour. Il aurait fallu être trois au moins. J’avais juste perçu son appel…

    Abandonnée, je fermais les yeux, happée par ce tronc rude qui écorchait en surface la peau de mes mains parce que je le serrais très fort. Qui pourrait croire à la fusion de nos âmes ? Elle était parfaite. La pénétration de nos mémoires respectives commençait… Il me racontait…

    Je ne sais ce qu’il a puisé de moi.    
    En lui, petite humaine, j’ai pénétré une mémoire séculaire ; Eux, les arbres, sont une famille vénérable et sacrée, une famille occupant la terre, une famille organisée en autant de générations qu’il y a de millénaires.

    Incommensurable ! C’est un peuple-famille né il y a quatre cents millions d’années. Une mémoire collective immense qui reçoit, par un réseau souterrain, mystérieux et inimaginable tant il est étendu, des informations des mondes celui du dessous, celui de surface. Dans ce magma de souvenirs, j’ai aperçu mon ami, celui dont j’ai raconté l’histoire il y a quelques temps. J’ai lu l’histoire de ce vénérable dont je ne savais l’âge, mutilé par la scie de passage… Sa souche est restée là, collée à ma chaumière, entre deux mondes, ne sachant s’il était encore de celui-ci, ou de celui vague des limbes.

    J’ai surtout parcouru, comme sur le dos d’une oie sauvage, la vie paysagée de ce grand chêne… Comment a-t-il survécu à l’incendie dans le siècle des Lumières ? Le feu détruisit à cent lieues à la ronde, toute forme de vie végétale ou animale, brulant jusqu’à la terre. Lui seul est resté, blessé mais survivant, comme témoin de ce temps. Arrêt sur la souffrance. Zoom sur la plaie boursoufflée de son flanc et l’amputation d’une branche qui expliquait le déhanchement de son tronc. Une fraction de ce moment et je brulais avec lui. Déjà les langues rouges et bleues léchaient timidement ses feuilles – je sentais la chaleur qui mordait déjà mes mains-, et brusquement, elles sautaient de l’une des feuilles à l’autre et les engloutissaient. La bouche immense n’était jamais rassasiée et postillonnait des flammèches partout autour du chêne. Lui, s’amenuisait au fur et à mesure que ses branches diminuaient. Son flanc s’ouvrit quand l’une des branches maitresses s’effondra, consumée jusqu’à la moelle … Leur réserve d’eau près des brulures douloureuses s’échappait en vapeur dans un feulement rageur et inutile. Les vies minuscules n’avaient pas eu le temps de fuir et la bouche immonde continuait à dévorer même ce qu’elle ne voyait pas. Le vent avait eu envie de jouer avec cette goulue, et la malmenant, il n’en attisait pas moins ses flammes, qui criaient rageusement ; La gueule béante poursuivit son chemin encore quelques jours, où des pluies diluviennes vinrent l’affaiblir et enfin l’achever. Alors, est-ce la raison de sa survie ? L’eau ? Peut-être murmura-t-il et mon désir de vie m’a donné la force de me redresser.

    J’ai glissé le long du tronc meurtri, épuisée, mains écorchées, dos endolori, yeux grand ouverts. Au-dessus, un ciel de feuilles de tant de verts différents ressemblait à d’innombrables yeux bienveillants. Elles bruissaient doucement. Je pensais alors à mon ami l’arbre du jardin, le prolifique tilleul…

    Le printemps cette année-là avait été chaleureux. A l’automne, la scie l’avait tranché certes, mais pas tué. Nourri de pluie fine, de soleil tiède, de couleurs, de brise caressante, de tout cet amour, des rameaux sont nés encerclant la souche immense. On aurait dit une cage à ciel ouvert… Un rouge-gorge y vient souvent le visiter. A son pied, comme des pas japonais, les tronçons débités reposent en paix, havre de vie au monde minuscule.

    Joëlle W.

    23 février 2022