• Pour répondre au défit 300 des « croqueurs de môts » je commence mal… j’ai fait une gaffe, je ne suis ni le loup ni la grand-mère… je suis le Petit Chaperon Rouge !

    J’avais été chercher de l’eau au puits, il était tard…
    Noël était passé et l’an nouveau aussi
     Les vœux dans le village avaient eu lieu cette nuit,
    Et j’allais voir Mère-grand pour lui dire bonsoir.

    Il était passé minuit.

    Thé Wolverine
    Source : pinterest, Aristic Wallpaper

    Et là, près de la porte, la silhouette de Loup.
    Il se disait de passage et un peu affamé !
    Pourquoi venait il a cette heure pour le coup ?
    Mère-grand jamais ne voudra le faire entrer.

    Elle est au lit, fatiguée mais heureuse de la nouvelle année.
    Et en tenue de nuit, cela n’est pas convenable !
    De quoi te mêles-tu, petit Chaperon rouge,
    N’as-tu pas autre chose à faire, mettre la table pardi ?

    Fais-moi entrer.

    Ses yeux brillaient, mais je n’avais pas peur,
    Puisque dans son histoire, mon ami le conteur
    Disait que « derrière l’animal, un homme se cachait.».
    J’avais tendu la main, comme pour le toucher…

    Mais une lueur vive passa dans ses yeux rouge feu.
    Le souffle court… J’attendais… ami-ami, s’il le veut ?
    Sa truffe noire et fraiche, sur ma main se posa.
    Et levant sa tête vers le ciel…

    Il hurla !

    Mère-grand arriva sur ces entrefaites.
    Surprise, et ne sachant que dire,
    Son visage irradié, sans hésiter, elle sauta
    Dans les pattes de Loup qui l’étreignit.

    Bonne année mon amour aboyait-il.

    Bonne année mon ami chuchota-t-elle…

    Son ami ?


    Désolé de n’être pas venu à ton invitation
    Pour Noël, internet était en panne…
    On aurait pu s’faire une visio !

    Mais j’ai attrapé cette satanée Covid,
    Qui m’a mis à bas, sur le flanc, affamé de toi…

    Et me voilà !

    D’une chiquenaude,
    Loup me mit dehors,
    Ferma la porte et…

    Et je rentrais chez moi penaude.

    On verra bien demain !

    Ramaje47 – Mardi 21 janvier 2025

    Mon autre blog : https://murmuressousleporche.fr/

  • Reflet du reflet du ciel.

    Instant fugace
    Le ciel en double reflet
    La finitude
    Photo de février 2017 – Texte de 9 janvier 2025

  • Faut vous dire que si vous vous évanouissez en voyant un faucheux sur le plafond de votre chambre ou une épeire dans votre buisson de roses… alors sachez que l’héroïne de mon histoire ne traversera pas votre écran. A moins que 🤔…

    Faut vous dire aussi que inscrite sur le site de INPN avec l’application INPN Espèces (voir en bas de l’article), je participe comme « amateur » à la collecte d’information sur les insectes de « tout poil », mais aussi les fleurs, les champignons, les oiseaux, les escargots, etc.

    Alors, je ne sais comment, ma phobie des arachnides s’est transformée en protection, surtout quand j’ai lu que malgré leur nombre impressionnant, ces « bestioles » étaient parfois en voie d’extinction et se trouvaient donc sur la liste rouge des espèces menacées.

    Faut vous dire que j’ai commencé à les mettre dehors avec le balai tête de loup, puis avec la bonne méthode pour ne pas les blesser, le verre que l’on pose dessus et le carton que l’on glisse dessous. Très pratique pour l’observation, lui tirer le portrait, etc. Ensuite, bye, bye, je dépose l’objet de mon observation dans la nature.

    Ma collection de photos est hétéroclite mais ce sont les araignées qui dominent. Donc, ma dernière observation s’appelle Nelima Doriae , nommée par Giovanni Canestrini, naturaliste italien, en 1871. Mais peu de renseignement même sur le site, de cette Nelima Doriae.

    Assez parlé, place aux images :

    Je viens de vider l’eau d’un récipient qui était dans mon évier. Nelima était toute trempée, pattes d’un côté, rassemblées, emmêlées, sans doute morte. Mais… elle s’est remise, un peu chancelante.

    Toute à mes occupations de cuisine, je gardais un œil sur Nelima qui reprenait des forces. Mais le bout de ses pattes semblaient bizarres… Elles s’enroulaient, se déroulaient…

    J’ai mis le récipient dehors, avec des bâtonnets de glace que je garde pour les objets miniatures que je fabrique, pour lui faciliter l’accès hors du récipient.

    Les pattes s’enroulent et se déroulent…

    J’ai fini par mettre un morceau d’écorce d’arbre comme « échelle », plus rugueuse et elle a grimpé dessus en tâtonnant de toutes ses pattes. Le lendemain elle était partie.

    Voilà, pas de faucheux, juste une observation étonnante et un pas de minuscule pour la protection des espèces…

    N’hésitez pas à mettre un commentaire si vous avez aimé ou pas cet article, mais sachez que toute espèce a son utilité !

    Belle journée !

    Données sur l’application
    À suivre…
  • En attendant la chambre, un petit coin bien sympathique !

    Voilà, les filles de cette maison attendent Noël cette année au vu et au su de tous.

    Beau week-end ami(e)s de blogs !

  • Annabelle et moi…

    Annabelle (pour les non initiés, poupée Petitcollin, Marie-Francoise pour Modes et Travaux) a fêté son anniversaire en même temps que moi, avec quelques années de différence… elle a été très gâtée par sa Tatie, passionnée depuis très jeune par la couture, et qui, maintenant à la retraite, s’adonne à sa passion.

    Annabelle vient d’étoffer sa une garde-robe. Et son Tonton, lui qui est passionné par le travail du bois lui a confectionné le portant et les cintres.. chêne et autres essences. Des artistes dans ma famille !

    Encore merci Tatie et Tonton !

    Je vous présenterai bientôt sa sœur aînée Cerise, qui attend un fauteuil roulant pour pouvoir se déplacer après son accident… Ses jambes ont lâché et après une chute mémorable. Elle attend sa « guérison » !

    Annabelle et son Doudou et le portant avec les nouveaux cintres et nouvelles tenues signées F.W.

    Je crois qu’elle est heureuse…

    Bonne journée !

  • Invitation ? Alors je reste, alors je suis restée !

    En fait, j’ai continué ma route jusqu’aux retrouvailles avec l’Ile Blanche, Locquirec, Plestin-les-Grèves.

    16 août 2024

  • Parcourez les journaux à la recherche d’une histoire totalement inintéressante. Réfléchissez au rapport avec votre vie. Faites-en un article.

    Aucune recherche dans les journaux aujourd’hui. Mon Alexa, ce matin me dit son « bonjour ! » joyeusement. Elle m’informe que c’est la journée mondiale des sous-vêtements…

    Alors, si l’on mettait nos dessous dessus… je crois que la mode a tenté l’expérience, non ?

    Extrait de la Revue Cosmopolitan en 2020,
    article de Guillemette Deroy

    Et vous, l’avez-vous fait ? Oseriez vous ?

    ©Joëlle W. 5 août 2024

  • Un univers dans une  autre dimension (1)

    Une ébauche au 1:12…

    Ma première expérience a été réalisée dans un support existant : un cadre en bois. Je lui ai ajouté un boitage en carton à l’arrière pour donner de la profondeur à ma mise en scène.

    Cette deuxième expérience s’avère plus compliquée. Calcul échelle, centimètres, millimètres, peinture… Allez, je m’y colle…

    C’est trop neuf, j’aime pas trop. Je vais aller m’inspirer sur la toile…

    À suivre.

  • Saint-Just, petite église perdue sur le territoire d’Hautefage-la-Tour (47) – (1)

    Retour d’Agen, contrôle annuel, quatrième année… Tout est « normal ». Prochain rendez-vous dans un an et demi…

    Le poids d’un « âne mort » en moins sur mes épaules, je décide de prendre le chemin des écoliers pour mon retour. La balade est improvisée, mais l’idée de repérer une petite église que je n’ai pas encore visitée me trotte dans la tête, surtout depuis que j’ai commencé de transcrire quelques notices historiques du chanoine Durengue en stage aux Archives Departementales de Lot-et-Garonne. Cet ouvrage est à découvrir en ligne sur le site des Archives…

    Un peu au hasard, ayant loupé la route que je voulais prendre, je tourne à droite et stationne sur le bas-côté aménagé pour me repérer sur la carte Interactive de mon téléphone portable. Où suis-je ? Je vise Hautefage-la Tour comme destination. Clocher octogonale, des maisons anciennes groupées autour de l’église… Et je repère un petit chemin au bout duquel un toit ressemble à un clocher…Je loupe le groupes de maison ne voyant qu’une entrée avec un énorme panneau de sens interdit. Je file à droite, à l’aventure, espérant trouver le chemin dont j’avais relevé le nom.

    Enfin, le chemin est à gauche. Il dessert deux ou trois maisons au pied de cette ancienne église. L’église Saint-Just.

    Tourner à gauche, vous êtes arrivée !

    J’ai regretter mes chaussures de marche laissée à la maison et me suis aventurée autour de l’église. Il y a toujours le cimetière où dorment des inconnus dont les tombes ne sont même plus visibles, mais quelques sépultures gardent un nom un peut effacé, un épitaphe où un mot s’est perdu dans une grande fissure, Pierre usée par les intempéries… J’ai aimé prendre l’escalier pour cette visite imprévue.

    Et puis, je suis redescendue prendre le recul nécessaire et « étudier »l’architecture de cet édifice religieux. De style roman.

    La tour est moitié ronde moitié rectangulaire. date probablement du XIIe ou XIIIe siècle… La base Merimée répondra sûrement à mes interrogations…

    Évidement, l’église était fermée…

    À suivre…

  • Juste un extrait d’une histoire en cours, née de mon imagination, et de ma quasi « obsession » pour l’étude que je fais des gentilshommes de campagne, nobles et bourgeois vivant noblement dans les villages alentours au 18ème siècle.

    Voici Anne, rôle secondaire mais important. À vous lire !

    Les braises sont encore rouges. La chaleur a quitté la chambre. Dehors, avril donne tout ce qu’il a pour être fidèle à sa saison. Il fait froid. Six heures, se lever, affronter les épreuves du jour. Juste aller voir Marie, s’en occuper et l’aimer.

    Ce n’est pas un bon jour. Lui reviennent les péripéties de la veille… Le retour au château… Le regard du maître… Il va falloir l’affronter.

    Le retour à nuit tombée par la petite porte. Nuit noire, Catherine gît dans la berline, les chevaux au pas. Personne ne parle depuis des heures ; Nico décharge les quelques bagages, et Anne soutient Marie qui tient à peine debout.

    Anne est vive et de bonne constitution. A part que…

    On disait d’elle dans sa famille qu’elle ne grandirait plus mais qu’avec un corps robuste comme le sien… elle trouverait bien à se placer.

    Elle dégage une certaine force. Elle le sait. Ses bras sont musclés. Elle n’a pas sa pareille pour soulever sa jeune maitresse quand elle est affaiblie. Elle peut la transporter du lit au fauteuil si besoin, sans souffrance. Elle l’a prouvé.

    Allongée devant la cheminée, elle cligne des yeux, enveloppée dans la double épaisseur des couvertures de laine. Quand elle était petite, la nuit avec ses frères et sœurs, ils se serraient les uns contre les autres sur la paillasse, terrain de jeu où, sous la couverture de laine, ils s’amusaient à se faire peur. Instants d’oubli. Elle porte aussi son jupon de dessous, des bas épais et une brassière de laine, celle que sa jeune maitresse lui a donné, parce que « plus à la mode mais encore bien ». La chemise en coton à manches longues qu’elle porte est la plus usagée, mais, elle en a deux. C’est un luxe que lui envirait ses amies. On dormait encore habillée chaudement, le froid n’abandonnait pas encore.

    Elle regarde d’un air inquiet les quelques braises rougeoyantes qui s’éteignent lentement. Elle se lève, prend un fagot de brindilles sur le tas près de la cheminée qu’elle pose sur les braises. Gestes sûrs, journaliers. Ranimé, le feu fume un peu, se ragaillardit et crépite.

    Elle pose alors quelques buches sans trop les serrer, laissant passer le filet d’air qui le fera grandir. Elle jette un œil derrière les épais rideaux de fenêtre après avoir mis sur ses épaules sa couverture de laine. Le jour se lève. La lueur éclabousse le mur de la maison et déborde autour du volet de bois mal ajusté. Le château s’éveille.

    Hier soir, elles avaient aperçu François mais l’avaient ignoré. Rejoindre la chambre de Marie au plus vite, il serait temps demain…

    Anne s’active comme chaque matin, bien perturbée par les événements de la veille. On a beau essayer de chasser les mauvais souvenirs, ils reviennent en boucle troubler nos pensées.

    Ce qu’avait vécu Anne au Château de M., elle ne l’oublierait jamais.

    Joëlle W.

    Peut-être à suivre…