
Le Clic Clac , c’est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine…
Dans les rues de Villeneuve-sur-Lot…

De tout un peu… suivant mon humeur et mon autre blog, https://murmuressousleporche.fr/

Le Clic Clac , c’est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine…
Dans les rues de Villeneuve-sur-Lot…

Une envie de partager un tableau et la découverte d’un peintre…

Sources : Claude Monet, 1840-1926. Paris Galeries nationales, Grand Palais – 22 septembre 2010 – 24 janvier 2011. Exposition réalisée par la Réunion des Musées Nationaux et le Musée d’Orsay, Paris. Magnifique ouvrage de 382 pages !
J’aime beaucoup les tons de ce paysage d’hiver…
Luigi Loir de son vrai nom, Aloys François Joseph LOIR est né le 22 février 1845 à Goritz (alors Empire d’Autriche). Ses parents sont respectivement valet et gouvernante de la famille royale française alors en exil en Autriche.
En 1847, la famille s’installe dans le duché de Parme. Plus tard, il étudiera la peinture a l’école des beaux-arts de Parme.
Il vient vivre à Paris en 1863 et se fait connaître avec son tableau intitulé « Paysage à Villiers-sur-Seine » en 1865.
Mais pour en savoir plus…

# lundi soleil chez Bernieshoot , un clic sur le logo.

Petit plan d’eau non loin de chez moi, et qui se trouve souvent inclu dans un circuit pédestre quand le temps permet de marcher dans les chemins sans trop « s’embourber ».
Joyeux lundi !

Et agenda très chargé… mais parfois une pause au salon de thé « La Parenthèse » à Villeneuve sur Lot… un moment de ressourcement avec une hôtesse très sympathique.






Belle journée !

# lundi soleil chez Bernieshoot , un clic sur le logo.
Hiver
Ça y est ! J’ai trouvé le groupe sur FB et l’origine de cette proposition du #lundi soleil…

Je vous propose un petit tour dans mon jardin avec ce brin de plante qui dort sous son manteau de givre…
Ici, en Lot-et-Garonne, pas souvent de neige ! Mais souvent des brouillards matinaux annonçant le soleil d’après-midi comme aujourd’hui.
Bon lundi !


Allez, je me lance dans ce nouveau « défi ».

Bon vendredi !
Présentez la maison de vos rêves.
La maison de mes rêves est celle où je demeure depuis…
Et je ne l’ai pas choisie, c’est elle qui m’a choisie. Nous nous sommes rencontrées une journée pluvieuse et venteuse de novembre, il y a près de vingt-cinq ans.
Une ancienne ferme basse, avec un toit rose et gris de tuiles romanes, pleine de cicatrices, entourée de terres, une citerne accolée à l’arrière, et un puits où la corde a fini par laisser son empreinte sur la margelle.
En façade, cinq grandes fenêtres aux solides volets de bois sont closes. La porte vitrée est quelconque.
Une terrasse carrelée jusqu’à la troisième fenêtre donne sur un chemin en ciment qui fait le tour du bâtiment.
Sur la terrasse, une pièce a été construite plus récemment. L’accès à une double cave se trouve dans cette pièce qui obstrue toute cette partie de l’ancienne façade. La première cave est aveugle hormis la porte et se trouve sous ce qui est dénommé, le grenier. La deuxième cave, à droite se trouve sous l’une des pièces de la maison. Elle côtoie la citerne, et une vieille porte en bois gris dont les lattes disjointes laisse passer le vent, l’eau des pluies et sûrement un tas de petits animaux donne accès à l’arrière.

Franchir le seuil est émouvant. Sa pierre est usée par des générations de souliers, godillots et sabots. Et mon pied chaussé se pose sur les leurs. Le sas repose sur les restes d’un mur de grandes pierres taillées à droite, et sur un pan de mur en torchis de l’autre côté. L’intérieur est usé mais il règne quelque chose d’indéfinissable qui me touche. Cette maison a des choses à dire. Mais dire cela a un mari insensible au « sixième sens », et à un conseiller immobilier…

Les pièces se succèdent de part et d’autre d’un couloir. Plusieurs endroits ont été soit murés (d’anciennes fenêtres sans doute) soit ouverts vers une partie construite pour accueillir une cuisine conventionnelle, des toilettes et salle de bain, un débarras et la chaufferie.
Pas d’accès direct sur l’arrière.
En tournant au coin de la maison pour aller à l’arrière, une bourrasque me déstabilise et je descend la pente légère plus vite que je le voulais mais j’apprécie d’un coup le paysage, le pré qui descend vers un ru qui file vers une pièce d’eau plus bas vers la gauche et dont l’autre côté remonte en une douce colline qui accueille des rangs de pruniers d’Ente, et en couronne, un bois.
Voilà chacun de nous trouve des atouts malgré les travaux qui nous attendent. La maison sera à nous en ce début d’année 2000…
Depuis, j’ai appris son histoire et découvert sur le linteau de la porte la date présumée de sa naissance, 1797
, j’ai fait la connaissance des familles de ceux qui m’ont précédés depuis le début du dix-neuvième siècle. C’est la Claire qui me parle le plus. Veuve, elle se remarie avec un homme bien plus jeune et vit ici. Les noces furent joyeuses et laissèrent un souvenir qui se permettra que l’on appela le bal de la Claire… mais c’est une autre histoire !


Les Cabardouche prennent la barre de la quinzaine en proposant un sujet « à la manière de ».
Dans son livre intitulé : « Je me souviens » l’écrivain Georges Perec relate 480 petits souvenirs de la vie quotidienne, tels qu’ils lui reviennent à l’esprit, tout en invitant le lecteur à continuer cet inventaire…
Défi 301.
Je me souviens du claquement des talons de ma mère, quand on rentrait du cinéma l’Alcazar. On riait fort et les murs des immeubles nous renvoyaient nos rires. La lumière des réverbères courbés au-dessus de nous était rassurante.
Je me souviens de son visage qui s’approche du mien, près, si près, et ses lèvres sur les miennes. Mon cœur qui bondit, mon corps qui n’est plus le mien. Le tout premier baiser. Le baiser reçu du fils du boulanger. Inoubliable.

Je me souviens de l’autocar Citroën dans les années 1960. Autocar habillé au couleur de la marque, marron clair et marron foncé. Il m’emporte à Montmirail. M’a-ton dit où ? Pourquoi ? Je ne sais plus. Le car est fascinant. Je vois bien les paysages. Son gros nez cache un moteur que les voyageurs accompagnent dans les soubresauts provoqués par les nombreux changements de vitesse. Le cuir marron des sièges est craquelé par endroits. Les fenêtres on des manivelles. La porte massive claque sourdement. Je dévore les paysages par la fenêtre.
Je me souviens de Maman et moi dans sa chambre. Elle me gronde parce que je ne suis pas rentrée directement de l’école. Elle gronde fort, secouant mon bras. Je vois le bord du lit, et le dessus de lit qui sens le frais du linge pendu au grand air. La phrase tombe comme la guillotine. « Jamais plus je n’aurai confiance en toi ! ». J’étais meurtrie, vexée, blessée. Maman moi-même, je sais aujourd’hui pourquoi…
Je me souviens quand j’allais chez « Boutin » chercher de l’eau, du jus de pomme et du Vin des Rochers le soir à la nuit tombée. Pas plus de deux cents mètres, c’était tout à côté. Il y avait juste un espace noir entre deux réverbères, juste là où des vieux garages s’appuyaient contre les murs du jardin de mon immeuble, murs en plaques de bétons superposées. Un vide rempli de noir, de bruits, de grincements ; il y avait là-dedans, toutes mes peurs, m’obligeant à faire un détour absurde sur la rue, quittant la sécurité du trottoir. Parfois un chat tout ébouriffé, en sortait, comme un diable de sa boite.
Je me souviens dans ma chambre de Conflans, sous le toit, l’empreinte invisible sur ma joue. Surgit de l’au-delà, son baiser d’adieu.
Je me souviens des marronniers roux. Tous. Pas de veste. C’était mi-septembre, la rentrée des classes. Qu’est-ce qu’il y a de changé ? Mai 1968. J’ai grandi.
Je me souviens au bout de la rue Paul Déroulède, il y a l’institut départemental des sourds-et-muets « Gustave Baguer ». Je me rends au marché des Champs par la rue du Bac avec Mémé. Nous passons devant l’institut. Je ne comprends pas pourquoi il y a des cris d’enfants puisqu’ils sont sourds et muets.
Je me souviens d’aller au marché des champs avec mémé. Les courses : filets de merlan et petits suisses. Eux, ils étaient serrés par six dans une boite en carton mouillé. Les quatre coins de la boite du dessous coupés, tous petits trous d’où s’évacuait une eau blanchâtre. La marchande enveloppait la boite dans un papier blanc sensé absorber le liquide lacté. Dans le panier, à la maison, le papier du poisson était aussi tout mouillé.

Je me souviens du Quai Jean Bart.
Un banc.
Moi dans l’attente, comme à quinze ans. Toi.
Je me souviens du Collège tout neuf. Le hall vitré. Marie chante pour la fête de l’école. Le monde est stone, Fabienne Thibault, Starmania. La chanson, Marie, sa voix… J’ai des larmes plein les yeux.
Je me souviens du zozotement du Petit Nicolas qui s’accroche à ma jambe dans nos promenades à La Canourgue. : Zoellezeuzeu’.. Rien à faire pour le J. Il est trop craquant… Vacances d’évasion avec Madame C. et ces trois petits enfants, Mathieu, Nicolas et Juliette.
Je me souviens d’un fou-rire mémorable. Instant qui nous a coupé le souffle à toutes les trois, Maman, Francine et moi. Instant photographié pour ma plus grande joie à l’instant où je pense à toi qui n’est plus. Oh, que j’aimais nos rires.
Je me souviens en 1965. Deux bicyclettes de location, papa et moi. L’ile de Ré, un paradis pour rouler. Francine et maman sont dans le car. Quand il s’éloigne, elles nous regardent par la fenêtre arrière. Pincement au cœur. Rendez-vous sur la plage du Bois de Trousse-chemise, défi dont je ne suis pas consciente. Vingt kilomètres … et retour !

Je me souviens de « l’escalade » du « navire de pierre ». S’imaginer être un défenseur ou une gente dame attendant son promis. Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? Ascension de la pierre, halte à hauteur des murailles tombées. Puis, « ascensionner » la tour carrée par son ultime escalier à vis en métal. Émerger. Vivre un instant unique en embrassant l’horizon. S’enivrer de l’air au-dessus de tout, immortaliser l’instant à 360° sur une carte SD… Jouir d’être le maître du monde, dominant tout le pays, ses plaines et ses forêts, ses vallées baignées de rivières, ses villages accrochés aux pechs ou posés en plaine… Prête à l’envol ! Redescendre.