
# lundi soleil chez Bernieshoot , un clic sur le logo.

Petit plan d’eau non loin de chez moi, et qui se trouve souvent inclu dans un circuit pédestre quand le temps permet de marcher dans les chemins sans trop « s’embourber ».
Joyeux lundi !
De tout un peu… suivant mon humeur et mon autre blog, https://murmuressousleporche.fr/

# lundi soleil chez Bernieshoot , un clic sur le logo.

Petit plan d’eau non loin de chez moi, et qui se trouve souvent inclu dans un circuit pédestre quand le temps permet de marcher dans les chemins sans trop « s’embourber ».
Joyeux lundi !

Et agenda très chargé… mais parfois une pause au salon de thé « La Parenthèse » à Villeneuve sur Lot… un moment de ressourcement avec une hôtesse très sympathique.






Belle journée !

# lundi soleil chez Bernieshoot , un clic sur le logo.
Hiver
Ça y est ! J’ai trouvé le groupe sur FB et l’origine de cette proposition du #lundi soleil…

Je vous propose un petit tour dans mon jardin avec ce brin de plante qui dort sous son manteau de givre…
Ici, en Lot-et-Garonne, pas souvent de neige ! Mais souvent des brouillards matinaux annonçant le soleil d’après-midi comme aujourd’hui.
Bon lundi !


Allez, je me lance dans ce nouveau « défi ».

Bon vendredi !
Présentez la maison de vos rêves.
La maison de mes rêves est celle où je demeure depuis…
Et je ne l’ai pas choisie, c’est elle qui m’a choisie. Nous nous sommes rencontrées une journée pluvieuse et venteuse de novembre, il y a près de vingt-cinq ans.
Une ancienne ferme basse, avec un toit rose et gris de tuiles romanes, pleine de cicatrices, entourée de terres, une citerne accolée à l’arrière, et un puits où la corde a fini par laisser son empreinte sur la margelle.
En façade, cinq grandes fenêtres aux solides volets de bois sont closes. La porte vitrée est quelconque.
Une terrasse carrelée jusqu’à la troisième fenêtre donne sur un chemin en ciment qui fait le tour du bâtiment.
Sur la terrasse, une pièce a été construite plus récemment. L’accès à une double cave se trouve dans cette pièce qui obstrue toute cette partie de l’ancienne façade. La première cave est aveugle hormis la porte et se trouve sous ce qui est dénommé, le grenier. La deuxième cave, à droite se trouve sous l’une des pièces de la maison. Elle côtoie la citerne, et une vieille porte en bois gris dont les lattes disjointes laisse passer le vent, l’eau des pluies et sûrement un tas de petits animaux donne accès à l’arrière.

Franchir le seuil est émouvant. Sa pierre est usée par des générations de souliers, godillots et sabots. Et mon pied chaussé se pose sur les leurs. Le sas repose sur les restes d’un mur de grandes pierres taillées à droite, et sur un pan de mur en torchis de l’autre côté. L’intérieur est usé mais il règne quelque chose d’indéfinissable qui me touche. Cette maison a des choses à dire. Mais dire cela a un mari insensible au « sixième sens », et à un conseiller immobilier…

Les pièces se succèdent de part et d’autre d’un couloir. Plusieurs endroits ont été soit murés (d’anciennes fenêtres sans doute) soit ouverts vers une partie construite pour accueillir une cuisine conventionnelle, des toilettes et salle de bain, un débarras et la chaufferie.
Pas d’accès direct sur l’arrière.
En tournant au coin de la maison pour aller à l’arrière, une bourrasque me déstabilise et je descend la pente légère plus vite que je le voulais mais j’apprécie d’un coup le paysage, le pré qui descend vers un ru qui file vers une pièce d’eau plus bas vers la gauche et dont l’autre côté remonte en une douce colline qui accueille des rangs de pruniers d’Ente, et en couronne, un bois.
Voilà chacun de nous trouve des atouts malgré les travaux qui nous attendent. La maison sera à nous en ce début d’année 2000…
Depuis, j’ai appris son histoire et découvert sur le linteau de la porte la date présumée de sa naissance, 1797
, j’ai fait la connaissance des familles de ceux qui m’ont précédés depuis le début du dix-neuvième siècle. C’est la Claire qui me parle le plus. Veuve, elle se remarie avec un homme bien plus jeune et vit ici. Les noces furent joyeuses et laissèrent un souvenir qui se permettra que l’on appela le bal de la Claire… mais c’est une autre histoire !


Les Cabardouche prennent la barre de la quinzaine en proposant un sujet « à la manière de ».
Dans son livre intitulé : « Je me souviens » l’écrivain Georges Perec relate 480 petits souvenirs de la vie quotidienne, tels qu’ils lui reviennent à l’esprit, tout en invitant le lecteur à continuer cet inventaire…
Défi 301.
Je me souviens du claquement des talons de ma mère, quand on rentrait du cinéma l’Alcazar. On riait fort et les murs des immeubles nous renvoyaient nos rires. La lumière des réverbères courbés au-dessus de nous était rassurante.
Je me souviens de son visage qui s’approche du mien, près, si près, et ses lèvres sur les miennes. Mon cœur qui bondit, mon corps qui n’est plus le mien. Le tout premier baiser. Le baiser reçu du fils du boulanger. Inoubliable.

Je me souviens de l’autocar Citroën dans les années 1960. Autocar habillé au couleur de la marque, marron clair et marron foncé. Il m’emporte à Montmirail. M’a-ton dit où ? Pourquoi ? Je ne sais plus. Le car est fascinant. Je vois bien les paysages. Son gros nez cache un moteur que les voyageurs accompagnent dans les soubresauts provoqués par les nombreux changements de vitesse. Le cuir marron des sièges est craquelé par endroits. Les fenêtres on des manivelles. La porte massive claque sourdement. Je dévore les paysages par la fenêtre.
Je me souviens de Maman et moi dans sa chambre. Elle me gronde parce que je ne suis pas rentrée directement de l’école. Elle gronde fort, secouant mon bras. Je vois le bord du lit, et le dessus de lit qui sens le frais du linge pendu au grand air. La phrase tombe comme la guillotine. « Jamais plus je n’aurai confiance en toi ! ». J’étais meurtrie, vexée, blessée. Maman moi-même, je sais aujourd’hui pourquoi…
Je me souviens quand j’allais chez « Boutin » chercher de l’eau, du jus de pomme et du Vin des Rochers le soir à la nuit tombée. Pas plus de deux cents mètres, c’était tout à côté. Il y avait juste un espace noir entre deux réverbères, juste là où des vieux garages s’appuyaient contre les murs du jardin de mon immeuble, murs en plaques de bétons superposées. Un vide rempli de noir, de bruits, de grincements ; il y avait là-dedans, toutes mes peurs, m’obligeant à faire un détour absurde sur la rue, quittant la sécurité du trottoir. Parfois un chat tout ébouriffé, en sortait, comme un diable de sa boite.
Je me souviens dans ma chambre de Conflans, sous le toit, l’empreinte invisible sur ma joue. Surgit de l’au-delà, son baiser d’adieu.
Je me souviens des marronniers roux. Tous. Pas de veste. C’était mi-septembre, la rentrée des classes. Qu’est-ce qu’il y a de changé ? Mai 1968. J’ai grandi.
Je me souviens au bout de la rue Paul Déroulède, il y a l’institut départemental des sourds-et-muets « Gustave Baguer ». Je me rends au marché des Champs par la rue du Bac avec Mémé. Nous passons devant l’institut. Je ne comprends pas pourquoi il y a des cris d’enfants puisqu’ils sont sourds et muets.
Je me souviens d’aller au marché des champs avec mémé. Les courses : filets de merlan et petits suisses. Eux, ils étaient serrés par six dans une boite en carton mouillé. Les quatre coins de la boite du dessous coupés, tous petits trous d’où s’évacuait une eau blanchâtre. La marchande enveloppait la boite dans un papier blanc sensé absorber le liquide lacté. Dans le panier, à la maison, le papier du poisson était aussi tout mouillé.

Je me souviens du Quai Jean Bart.
Un banc.
Moi dans l’attente, comme à quinze ans. Toi.
Je me souviens du Collège tout neuf. Le hall vitré. Marie chante pour la fête de l’école. Le monde est stone, Fabienne Thibault, Starmania. La chanson, Marie, sa voix… J’ai des larmes plein les yeux.
Je me souviens du zozotement du Petit Nicolas qui s’accroche à ma jambe dans nos promenades à La Canourgue. : Zoellezeuzeu’.. Rien à faire pour le J. Il est trop craquant… Vacances d’évasion avec Madame C. et ces trois petits enfants, Mathieu, Nicolas et Juliette.
Je me souviens d’un fou-rire mémorable. Instant qui nous a coupé le souffle à toutes les trois, Maman, Francine et moi. Instant photographié pour ma plus grande joie à l’instant où je pense à toi qui n’est plus. Oh, que j’aimais nos rires.
Je me souviens en 1965. Deux bicyclettes de location, papa et moi. L’ile de Ré, un paradis pour rouler. Francine et maman sont dans le car. Quand il s’éloigne, elles nous regardent par la fenêtre arrière. Pincement au cœur. Rendez-vous sur la plage du Bois de Trousse-chemise, défi dont je ne suis pas consciente. Vingt kilomètres … et retour !

Je me souviens de « l’escalade » du « navire de pierre ». S’imaginer être un défenseur ou une gente dame attendant son promis. Sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? Ascension de la pierre, halte à hauteur des murailles tombées. Puis, « ascensionner » la tour carrée par son ultime escalier à vis en métal. Émerger. Vivre un instant unique en embrassant l’horizon. S’enivrer de l’air au-dessus de tout, immortaliser l’instant à 360° sur une carte SD… Jouir d’être le maître du monde, dominant tout le pays, ses plaines et ses forêts, ses vallées baignées de rivières, ses villages accrochés aux pechs ou posés en plaine… Prête à l’envol ! Redescendre.

C’était l’heure de deuxième café du matin, durant notre FaceTime habituel avec mon compagnon… Je devais juste appuyer sur « publier » alors j’ai (re) publier sur « Murmures sous le porche » l’article de 2016.
En vérifiant le texte sur le livre de Philippe Delerm, je me suis égarée dans les pages en savourant d’autres mots, enfin, pas tout de suite car sur la page d’à côté, il y avait le mot « Enfance »… ce sera pour une prochaine fois…

Et puis, comme j’avais écris que je publierais cet article sur mon autre blog et bien voilà, c’est fait.
Bon vendredi et bonne lecture.
————#####————-
En prenant mon café ce matin, j’ai repensé à l’un des articles, publié en 2016… à l’époque, dans une « grande communauté » 🤗… Et pas trop le temps d’écrire ce matin ( presque comme tous les jours d’ailleurs en ce moment… à moins que ce soit une dérobade…), donc j’ai eu l’envie de relire cet article et de vous le (re) partager ici et sur mon autre blog humeuretcreationsramaje47.fr
Bon vendredi, amis d’écriture et de lecture !
« Café ? Oui je veux bien. Ou alors non, j’en ai déjà pris trois ce matin, merci. Mais c’est un mot de passe. On appartient à la même civilisation. Le pouvoir du café, c’est également cette presque indifférence surjouée avec laquelle on va le consommé, en parlant déjà, pris par le sujet. Non, pas de sucre. Presque plus jamais de sucre. C’est dans le code aussi. Maigret touillait lentement avec une cuillère, au moins deux sucres, sur le zinc. Ça faisait partie de l’enquête. »
Vous me direz, ce texte, chacun d’entre nous, aurait pu écrire sur le sujet… Plus ou moins la même chose. Les uns à côté des autres, chaque mot simple sur le café, paroles dites, banales, en rencontrant un ami, une connaissance, en arrivant au bureau, en apprenant une bonne ou une mauvaise nouvelle, pour réconforter, pour draguer, pour rompre… La référence à Maigret m’a surprise, m’a ravie… Bon, c’est vrai que Maigret ne boit pas que du café.
Mais rien que ce mot « café »… J’aime…
C’est aussi le lieu des rendez-vous, des retrouvailles, des projets, des complots… Nuit et jour, sur le zinc, café, café, p’tit blanc, bière, café, alignés. Les uns parlent à ceux qui écoutent, des derniers potins, du temps qu’il fait, ou qu’il a fait ou qu’il fera… Et parfois, ceux qui écoutent donnent des nouvelles du p’tit dernier, de sa femme, de ses vieux… Mieux que certains salons guindés et froids où l’on prend l’apéro, au café on y trouve une famille, non ?
– Bonjour Philippe Delerm. C’est vous qui avez écrit ces mots !
Lecteurs, je vous livre la fin du texte que je bois – comme mon café – à petites gorgées non sucré, chaudes mais pas brûlantes, avec l’envie de fermer les yeux pour retrouver les bruits des cafés parisiens fréquentés dans une autre vie…
« A présent, le serré, l’amertume, et juste ce petit moment d’arrêt de la tasse blanche au bord des lèvres. Cette façon de ne rien prendre en prenant quelque chose, c’est une politesse que l’on se doit. En deçà de la convivialité. On n’est pas ensemble mais on est avec. Avec le monde, avec le jour, et quand même un peu avec l’autre.

Ca-fé. Les deux syllabes sonnent clair et sec, passent au-dessus de la rumeur, même dans les bistros les plus bruyants. Dans les cafés. On boit un café dans un café ; On joue sa vie dans la vie. »
Tiré de « Les mots que j’aime » de Philippe Delerm , Éditions POINTS série LE GOÛT DES MOTS (hors Série), octobre 2013.
A bientôt !

Lilou (un clic) propose pour ce Week-end le thème : tableau – la lecture

La maison est silencieuse. La porte est ouverte, les pantoufles abandonnées semblent indiquer que la personne est sortie, abandonnant les clefs sur la porte. J’explore avec discrétion ce que cette porte ouverte donne à voir. La richesse de l’étoffe dorée de la nappe et de la chaise rangée le long du mur, le bougeoir en argent et la chandelle éteinte, le tableau accroché au mur et le livre. Une certaine aisance a n’en pas douter… c’est le livre qui m’invite à entrer , à m’asseoir et à reprendre une lecture interrompue…

Ressentir la chaleur tiède de la chambre, voir la concentration des fillettes sur leur livre, tout comme celle la femme appliquée sur son ouvrage, et que j’imagine être la mère, respirer les effluves du chocolat chaud qui reste au fond du bol sur les genoux de la grande, envier l’autre fillette en face de moi, qui a posé son visage sur les genoux de sa mère, confiante, avec tendresse sans doute… évocation d’un souvenir…
En savoir plus sur les peintres, suivre le lien sur leurs noms.
Bon week-end !
Mon premier téléphone mobile avec clavier…

Voici le SPV E650 Orange avec son clavier QWERTY coulissant fermé.
Il est aussi connu sous le nom de HTC S710.
Il est vendu à partir de janvier 2007. Je l’ai eu en 2008… et ne me souviens pas du mois !
Le voici avec son clavier ouvert.
Il possède un appareil photo numérique de 2 Mpx
Il intègre la version Windows Mobile.

Toujours en ma possession comme un vestige du passé, j’aimerais bien le recharger… impossible d’en retrouverez le chargeur…
Bonne journée !