• Durant mon enquête, sur les pierres énigmatiques, lorsque j’ai remonté le petit cours d’eau de Fon Goudal sur lequel je
    savais trouver les ruines d’une moulinate, j’ai pris le temps d’examiner le peu de pierres d’angles ou d’encadrement visibles ou encore debout, à la  recherche d’un indice. Mais rien
    !

    Revenant vers le manoir des Ondes, non loin de l’imposant bâtiment j’ai fait une curieuse rencontre…

    Comme à chaque retour de circuit d’exploration, je vide ma carte Compactflash sur mon ordinateur et je visionne de façon
    méthodique tous mes clichés.

    Je me rappelle que la petite arche n’a révélé ses gravures que sur la photo ! Je ne les avais pas remarquées lors de
    la prise !

    Je m’arrête sur la photo numéro 2896 : Au moins trois centimètres (3 cm) de long, entièrement noir avec des reflets
    bleu métallique, et avec des pates aussi poilues que celles des mygales… Voilà une drôle de rencontre et une curieuse bestiole !

    Enfin, après quelques recherches fructueuses d’après les deux-trois photos de la « belle » (je n’ai surtout pas
    voulu déranger cette sombre inconnue), j’ai enfin trouvé qui se cachait derrière cette apparence un peu inquiétante…


     

    quel-est-cet-insecte.jpg

    Je vous présente l’abeille charpentière… C’est l’un de nos plus gros et plus impressionnants Hyménoptères (famille des
    abeilles, guêpes, bourdons…). Si vous voulez en savoir plus et bien allez voir  et aussi … et encoe … chez over-blog !

    la-faune-2896.JPG

    Ouf ! Bon je reprends le cours de mes investigations.

    Après le véto, pour Follette, séance de dessin. Je vais essayer de reproduire tous les motifs.

    Le volet de la boite aux lettres vient de claquer. Tiens, déjà le facteur ? Non ce n’est pas lui. Je vais allez voir ce
    que l’on vient de mettre dans ma boite…

  • Ce matin,  je suis en forme. J’avais décidé hier de récupérer la grande chambre où je dors mieux. Tête au nord, matelas plus confortable. J’ai donc délaissé la chambre jaune. Des draps propres et qui sentent le frais ont accompagné mon sommeil cette nuit et c’est pour cela, sans doute, que je me sens en pleine forme !
    En prenant mon café, je relis mes notes. Puis je me remémore les deux appels téléphoniques d’hier soir. Je n’ai pas pu résister et attendre ma visite au cadastre était insupportable. J’ai joins la secrétaire, une personne serviable et qui connait très bien sa commune. Elle s’est souvenue du nom des propriétaires et leur lieu de résidence, à quelques kilomètres de là. Rechercher dans les pages jaunes sur Internet, un jeu d’enfant. Et voilà mon second appel. Le cœur battant, en composant le numéro, je suis pleine d’espoir, j’imagine les réponses que je souhaite entendre…
    A quoi pouvais-je m’attendre ?
    La dame qui me répond bien gentiment se moque un peu de moi… 
    – « Ah oui… Cà ? Oh, cela fait une vingtaine d’années seulement, ce n’est pas vieux… Des locataires… Un homme jeune et sa mère âgée… Il nous a fait tout çà…  On n’a pas bien aimé, mais que
    voulez-vous… Il n’avait pas toute sa tête à ce qu’il parait, me dit-elle… « 
    Et je lui dis ma déception, mais je l’entends rire doucement… Bon, c’est bien dommage lui dis-je avant de la saluer et raccrocher.
    Sur mon calepin, le téléphone et l’adresse. Et puis les noms des symboles déchiffrés que j’ai trouvés sur un site :
    Sceptres
    La crosse (Heka) : pharaon conduit son peuple comme le berger ;
    Le flagellum (Nekhekh) : arme symbole de protection ;
    Le sceptre divin (Ouas) : longue canne à l’extrémité fourchue réservée aux dieux ;
    Le sceptre sekhem : en forme de papyrus, réservé aux dignitaires ;
    La croix ankh dite « croix de vie ».
    Des dessins accompagnent les définitions et quelques uns sont surs les murs, mes murs… mes pierres…
    les-pierres 2670  les-pierres 2703 (2)
       
    Cela ne me sert pas à grand-chose et mon coup de fil a démonté tout l’échafaudage de mes théories…
    Je remonte les quelques pages du calepin machinalement…
    Le dessin de l’arche avec ses 3 symboles apparait… L’espoir me reprend, et je jubile intérieurement… Des symboles identiques, il y en a sur les murs extérieurs de la maison. Et tout haut, je
    m’écris, là je suis sûre que ce n’est pas le locataire qui a fait ces gravures dans la pierre… C’est un édifice public, un pont, sur un tout petit ruisseau, ok, mais un pont quand même… A
    plusieurs kilomètres l’un de l’autre…
    Il est 9 heures et je m’apprête à sortir. Permanence à la bibliothèque… J’ai des tonnes de choses à raconter aux filles de l’équipe des bénévoles… Pourvu qu’elles viennent ce matin.
    L’espace d’un instant, je crois voir un flash. Et une voiture démarre brutalement devant mon portail…
     
  • Aujourd’huin 13 heures. Je suis retournée sur les lieux.   extrait-maison-retroviseur-2.jpg

    J’ai fait le tour de la maison. Il n’y a personne. Mais les propriétaires cultivent les champs qui l’entourent. La maison est comme sur un ilot. Bientôt elle sera isolée dans une mer d’épis de
    blé. De la route à la maison, le chemin est court. La façade est étroite. Un vilain escalier en ciment amène le visiteur à l’étage. Mais tout est fermé.

    J’ai décidé de forcer le destin. Les signes trouvés sur ces pierres excitent ma curiosité… J’ai embarqué mon Canon car il est hors de question de repartir d’ici sans de nouveaux clichés.
    Quelques prise-de-vues de l’ensemble, quelques gros plans et je m’en vais. Mais maintenant que je suis là, où que je pose mes yeux, il y a un symbole gravé…je ne m’attendais pas à voir autant de
    signes. Je rêve toute éveillée. La première fois que j’ai toqué à la porte de cette maison, – une enquête publicitaire missionnée par une entreprise locale -, je n’ai même pas remarqué ceux qui
    entouraient la porte ! Il y a surement une explication… J’entame un découpage méthodique des murs, pierres d’angle, linteaux… Et je vais de surprise en surprise. C’est curieux, parfois certains
    signes ont l’air d’avoir été fait il y a très peu de temps et d’autres, semblent presque effacés, victimes des intempéries, c’était évident !

    croix sous le lierreA certains endroits, le lierre
    parti à l’assaut du mur a fait disparaitre, là une croix de vie égyptienne, là, une croix templière… Voilà, je repars, ma mission accomplie, ma carte Compactflash neuve peine de vues
    mystérieuses. J’espère ne pas avoir trop attiré l’attention du voisinage. Je passerai demain au cadastre en mairie pour en savoir un peu plus sur le lieu… Il faut que je contacte les
    propriétaires… Et je mettrai quelques clichés sur internet pour savoir si quelqu’un a déjà fait des recherches sur ce type de marques.

    En repartant, je remarque d’autres pierres adossées sur les troncs des deux gros arbres de l’entrée du jardin…Sur l’une d’elle, en creux, un blason abrite une magnifique fleur à quatre pétales.
    Une voiture roule doucement. Je me sens observée…

    les-epees.jpg    les-pierres-2724.JPG

     

  •  

    Une jolie chanson pleine de subtilité à bien écouter ou à ne pas écouter du tout (clic sur arrêt) !

    La grande soeur Charles Chaplin m

    Pour la semaine de la francophonie…

    Ce matin je t’ai lu notre bel alphabet.
    J’écoute, toute émue les lettres répétées.

    Les premières sont aisées, tu les as retenues.
    Arrive la lettre g, et là, tu ne sais plus !

    Alors, comme un secret dans ton oreille je glisse
    Le h. Tu peux continuer jusqu’à la lettre x.

    Bravo ma toute belle. Quand tu seras ce soir,
    Dans les bras de papa, pour lui dire bonsoir

    De ta petite voix, dis-lui ton alphabet
    Il sera fier de toi et tu auras deux baisers !

    Reprenons, ma sœurette, les pages de ce livret
    Qui recèlent des mots comme des trésors cachés

    Puis des histoires, peut-être, je te raconterais
    Achevant ces instants de bonheur partagé…


    (La grande Soeur – Charles Chaplin, 1825-1891)

  • Bonsoir,

    J’ai découvert ces symboles gravés, en janvier dernier et il y a quelques jours… 

    De quoi aiguiser mon imagination… et travailler un mystère, le mystère du siècle ! 

    A moins que cela soit des indications très banales ? Comment savoir ?

    Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà vu quelque chose de semblable ?

    Allez… Dites-moi… Vous avez une idée ?

    symboles-graves-sur-pierres-maison-inhabitee.jpg 

    Maison sur les coteaux de Ladignac (Trentels)

    symboles-graves-sur-pierres-site-ecluse-des-ondes.jpg 

    Arche de pont sur le site de l’écluse des Ondes sur le Lot (Trentels Ladignac)

  • FUMEL-HEURE BLEUE SUR LE LOT

    Entre jour et nuit quand le ciel devient bleu foncé, presque bleu nuit, ce moment particulier c’est « l’heure bleue » (on dit aussi « entre chien et loup » ou encore « la brunante »). J’ai déjà
    évoqué le sujet sur ce blog

    J’adore le défi : réussir une photo à cette heure si particulière, presque insaisissable…

    La science donne une explication sur cette couleur bleu sombre pour les yeux, mais qui surgit tellement différente quand on la photographie…C’est causé par la diffusion Rayleigh.

    Quelques prises qui me plaisent…

    heure-bleue-Fumel-mars-2012 2452  heure-bleue-Fumel-mars-2012 2485

     

  • Pensées pour lui, pour elle… à lui dire au creux de l’oreille…

    au-fil-de-l-eau-0711.JPG

    uisqu’il est encore temps
    edis moi ces mots tendres
    i me faut les entendre…
    e nie pas mes tourments !
    u me dis des merveilles
    t tu pars loin de moi !
    erci… Encore une fois
    eux-tu, à mon oreille
    usurrer ces mots tendres ?

    au-fil-de-l-eau-0741.JPG

  • Follette a ce matinFollette-16-03-11.jpg
    Pour la première fois
    Risqué dans le jardin
    Son joli p’tit minois.

    Une voiture, non loin
    Est passé sur la route
    Et Follette affolée
    S’enfuit, mise en déroute.

    Mais avec ce soleil
    Elle ne peut résister
    Et je vois ses oreilles
    Dressées, s’agiter.

    Oui, moi l’humain
    Mon corps le sent
    Cet air qui fait du bien,
    Ce doux printemps !

    Et toi, tu ne résistes point
    A cet air délirant
    Ton nez en est témoin !
    Et tu n’as que deux ans !

    C’est avec grand effroi
    Que j’ouvre la fenêtre
    Pour que nature soit !
    Ne m’oublie pas Follette !

  • De fil en aiguille, du fil de l’eau à l’oiseau et de l’oiseau aux fils en l’air…

    au-fil-de-l-eau-0722.JPG

    Au fil de l’eau… les bois « flottants » au barrage de St Vite, sur le Lot

    au-fil-de-l-eau-1840.JPG

    Madame Colvert albinos, au travers des cordages d’amarrage, au fil de l’eau…

    du Lot à Villeneuve-sur-Lot

    dans-lattente-du-depart.jpg

    L’attente du départ migratoire sous haute tension… à Trentels

  • Bonjour,

    De retour parmi vous… Voyage fructueux en émotions relatives aux souvenirs que je vous raconte… Recherches historiques en cours sur l’histoire de cet orphelinat.

    Voici la suite et la fin de ce premier chapitre en 5 épisodes. Les autres sont écrits, mais je les garde pour plus tard…

    5ème épisode

    Sur un plancher de bois bien ciré et de chaque côté du dortoir, les petits lits de fer bien rangé étaient recouverts d’un dessus de lit bleu ciel fleuri. A chaque extrémité, les grandes baies
    ouvertes aéraient cette pièce immense, et l’une d’elles laissait pénétrer abondamment le soleil chaud de cette fin d’été. Des merles s’appelaient en chantant toujours le même refrain. Une
    atmosphère bleutée et parfumée régnait dans cet endroit réservé au repos. Dans un angle, à deux lits de ma place attribuée, il y avait des cloisons disposées en angle qui reproduisait une cellule
    sans toit, ultime refuge pour les nuits de la religieuse… Nous n’étions jamais seules. Quelqu’un veillait sur nous la nuit… Une petite ouverture carrée, fermée par un rideau identique à celui des
    couvre-lits, permettait à la sœur de nous observer avant de sortir de cet abri. Elle percevait autant les chahuts que les gémissements d’une malade, les cauchemars et les chagrins…

    Les autres fenêtres très hautes, sur le mur opposé à l’entrée, donnaient sur un parc, le parc du château !. Même sur la pointe des pieds, il m’était impossible d’accéder à ces ouvertures
    vers l’inconnu. Je n’apercevais que d’énormes marronniers qui agitaient doucement leurs branches. Ils étaient si épais que je ne voyais même pas le ciel.Bat-princ-vue-de-cote--2--copie-1.jpg

    Avec le reste de ma valise et les quelques vêtements que maman avait marqué du numéro 91, ma monitrice et moi redescendions au premier étage. Direction la lingerie. Là encore, je restais bouche
    bée. Tout le tour de la pièce était en bois cirée. Cela sentait bon. Il n’y avait que des placards derrière ces portes et les vêtements des pensionnaires y étaient rangés de façon ordonnée. C’est
    pour cela que maman avait cousu le numéro 91 sur mon linge. Celui-ci était composé du linge de corps – culottes et maillots de corps – des socquettes et chaussettes, des pyjamas, de pulls et
    tricots de laine et du linge de toilette. En effet, les pensionnaires de Saint-Michel étaient habillées par l’institut. Uniforme pour l’été, uniforme pour l’hiver. Je me suis vue attribué une
    jupe écossaise, rayures blanche, bleue, verte et marron, et un chemisier blanc.

    Cet endroit me plut tout de suite par son ambiance tiède, ses odeurs de linge frais et de lavande, d’autres parfums sucrés et les craquements du bois qui rendaient cette pièce spéciale.

    (D’après une histoire vraie….)