• Aujourd’huin 13 heures. Je suis retournée sur les lieux.   extrait-maison-retroviseur-2.jpg

    J’ai fait le tour de la maison. Il n’y a personne. Mais les propriétaires cultivent les champs qui l’entourent. La maison est comme sur un ilot. Bientôt elle sera isolée dans une mer d’épis de
    blé. De la route à la maison, le chemin est court. La façade est étroite. Un vilain escalier en ciment amène le visiteur à l’étage. Mais tout est fermé.

    J’ai décidé de forcer le destin. Les signes trouvés sur ces pierres excitent ma curiosité… J’ai embarqué mon Canon car il est hors de question de repartir d’ici sans de nouveaux clichés.
    Quelques prise-de-vues de l’ensemble, quelques gros plans et je m’en vais. Mais maintenant que je suis là, où que je pose mes yeux, il y a un symbole gravé…je ne m’attendais pas à voir autant de
    signes. Je rêve toute éveillée. La première fois que j’ai toqué à la porte de cette maison, – une enquête publicitaire missionnée par une entreprise locale -, je n’ai même pas remarqué ceux qui
    entouraient la porte ! Il y a surement une explication… J’entame un découpage méthodique des murs, pierres d’angle, linteaux… Et je vais de surprise en surprise. C’est curieux, parfois certains
    signes ont l’air d’avoir été fait il y a très peu de temps et d’autres, semblent presque effacés, victimes des intempéries, c’était évident !

    croix sous le lierreA certains endroits, le lierre
    parti à l’assaut du mur a fait disparaitre, là une croix de vie égyptienne, là, une croix templière… Voilà, je repars, ma mission accomplie, ma carte Compactflash neuve peine de vues
    mystérieuses. J’espère ne pas avoir trop attiré l’attention du voisinage. Je passerai demain au cadastre en mairie pour en savoir un peu plus sur le lieu… Il faut que je contacte les
    propriétaires… Et je mettrai quelques clichés sur internet pour savoir si quelqu’un a déjà fait des recherches sur ce type de marques.

    En repartant, je remarque d’autres pierres adossées sur les troncs des deux gros arbres de l’entrée du jardin…Sur l’une d’elle, en creux, un blason abrite une magnifique fleur à quatre pétales.
    Une voiture roule doucement. Je me sens observée…

    les-epees.jpg    les-pierres-2724.JPG

     

  •  

    Une jolie chanson pleine de subtilité à bien écouter ou à ne pas écouter du tout (clic sur arrêt) !

    La grande soeur Charles Chaplin m

    Pour la semaine de la francophonie…

    Ce matin je t’ai lu notre bel alphabet.
    J’écoute, toute émue les lettres répétées.

    Les premières sont aisées, tu les as retenues.
    Arrive la lettre g, et là, tu ne sais plus !

    Alors, comme un secret dans ton oreille je glisse
    Le h. Tu peux continuer jusqu’à la lettre x.

    Bravo ma toute belle. Quand tu seras ce soir,
    Dans les bras de papa, pour lui dire bonsoir

    De ta petite voix, dis-lui ton alphabet
    Il sera fier de toi et tu auras deux baisers !

    Reprenons, ma sœurette, les pages de ce livret
    Qui recèlent des mots comme des trésors cachés

    Puis des histoires, peut-être, je te raconterais
    Achevant ces instants de bonheur partagé…


    (La grande Soeur – Charles Chaplin, 1825-1891)

  • Bonsoir,

    J’ai découvert ces symboles gravés, en janvier dernier et il y a quelques jours… 

    De quoi aiguiser mon imagination… et travailler un mystère, le mystère du siècle ! 

    A moins que cela soit des indications très banales ? Comment savoir ?

    Qu’en pensez-vous ? Avez-vous déjà vu quelque chose de semblable ?

    Allez… Dites-moi… Vous avez une idée ?

    symboles-graves-sur-pierres-maison-inhabitee.jpg 

    Maison sur les coteaux de Ladignac (Trentels)

    symboles-graves-sur-pierres-site-ecluse-des-ondes.jpg 

    Arche de pont sur le site de l’écluse des Ondes sur le Lot (Trentels Ladignac)

  • FUMEL-HEURE BLEUE SUR LE LOT

    Entre jour et nuit quand le ciel devient bleu foncé, presque bleu nuit, ce moment particulier c’est « l’heure bleue » (on dit aussi « entre chien et loup » ou encore « la brunante »). J’ai déjà
    évoqué le sujet sur ce blog

    J’adore le défi : réussir une photo à cette heure si particulière, presque insaisissable…

    La science donne une explication sur cette couleur bleu sombre pour les yeux, mais qui surgit tellement différente quand on la photographie…C’est causé par la diffusion Rayleigh.

    Quelques prises qui me plaisent…

    heure-bleue-Fumel-mars-2012 2452  heure-bleue-Fumel-mars-2012 2485

     

  • Pensées pour lui, pour elle… à lui dire au creux de l’oreille…

    au-fil-de-l-eau-0711.JPG

    uisqu’il est encore temps
    edis moi ces mots tendres
    i me faut les entendre…
    e nie pas mes tourments !
    u me dis des merveilles
    t tu pars loin de moi !
    erci… Encore une fois
    eux-tu, à mon oreille
    usurrer ces mots tendres ?

    au-fil-de-l-eau-0741.JPG

  • Follette a ce matinFollette-16-03-11.jpg
    Pour la première fois
    Risqué dans le jardin
    Son joli p’tit minois.

    Une voiture, non loin
    Est passé sur la route
    Et Follette affolée
    S’enfuit, mise en déroute.

    Mais avec ce soleil
    Elle ne peut résister
    Et je vois ses oreilles
    Dressées, s’agiter.

    Oui, moi l’humain
    Mon corps le sent
    Cet air qui fait du bien,
    Ce doux printemps !

    Et toi, tu ne résistes point
    A cet air délirant
    Ton nez en est témoin !
    Et tu n’as que deux ans !

    C’est avec grand effroi
    Que j’ouvre la fenêtre
    Pour que nature soit !
    Ne m’oublie pas Follette !

  • De fil en aiguille, du fil de l’eau à l’oiseau et de l’oiseau aux fils en l’air…

    au-fil-de-l-eau-0722.JPG

    Au fil de l’eau… les bois « flottants » au barrage de St Vite, sur le Lot

    au-fil-de-l-eau-1840.JPG

    Madame Colvert albinos, au travers des cordages d’amarrage, au fil de l’eau…

    du Lot à Villeneuve-sur-Lot

    dans-lattente-du-depart.jpg

    L’attente du départ migratoire sous haute tension… à Trentels

  • Bonjour,

    De retour parmi vous… Voyage fructueux en émotions relatives aux souvenirs que je vous raconte… Recherches historiques en cours sur l’histoire de cet orphelinat.

    Voici la suite et la fin de ce premier chapitre en 5 épisodes. Les autres sont écrits, mais je les garde pour plus tard…

    5ème épisode

    Sur un plancher de bois bien ciré et de chaque côté du dortoir, les petits lits de fer bien rangé étaient recouverts d’un dessus de lit bleu ciel fleuri. A chaque extrémité, les grandes baies
    ouvertes aéraient cette pièce immense, et l’une d’elles laissait pénétrer abondamment le soleil chaud de cette fin d’été. Des merles s’appelaient en chantant toujours le même refrain. Une
    atmosphère bleutée et parfumée régnait dans cet endroit réservé au repos. Dans un angle, à deux lits de ma place attribuée, il y avait des cloisons disposées en angle qui reproduisait une cellule
    sans toit, ultime refuge pour les nuits de la religieuse… Nous n’étions jamais seules. Quelqu’un veillait sur nous la nuit… Une petite ouverture carrée, fermée par un rideau identique à celui des
    couvre-lits, permettait à la sœur de nous observer avant de sortir de cet abri. Elle percevait autant les chahuts que les gémissements d’une malade, les cauchemars et les chagrins…

    Les autres fenêtres très hautes, sur le mur opposé à l’entrée, donnaient sur un parc, le parc du château !. Même sur la pointe des pieds, il m’était impossible d’accéder à ces ouvertures
    vers l’inconnu. Je n’apercevais que d’énormes marronniers qui agitaient doucement leurs branches. Ils étaient si épais que je ne voyais même pas le ciel.Bat-princ-vue-de-cote--2--copie-1.jpg

    Avec le reste de ma valise et les quelques vêtements que maman avait marqué du numéro 91, ma monitrice et moi redescendions au premier étage. Direction la lingerie. Là encore, je restais bouche
    bée. Tout le tour de la pièce était en bois cirée. Cela sentait bon. Il n’y avait que des placards derrière ces portes et les vêtements des pensionnaires y étaient rangés de façon ordonnée. C’est
    pour cela que maman avait cousu le numéro 91 sur mon linge. Celui-ci était composé du linge de corps – culottes et maillots de corps – des socquettes et chaussettes, des pyjamas, de pulls et
    tricots de laine et du linge de toilette. En effet, les pensionnaires de Saint-Michel étaient habillées par l’institut. Uniforme pour l’été, uniforme pour l’hiver. Je me suis vue attribué une
    jupe écossaise, rayures blanche, bleue, verte et marron, et un chemisier blanc.

    Cet endroit me plut tout de suite par son ambiance tiède, ses odeurs de linge frais et de lavande, d’autres parfums sucrés et les craquements du bois qui rendaient cette pièce spéciale.

    (D’après une histoire vraie….)

  • IMG_0462-copie-1.JPGDes fleurs ? Pour moi ? Merci, mais je ne les
    mérite pas vraiment !

    Ma condition de femme « libre » c’est à Elles que je la dois… L’histoire de cette commémoration est un peu galvaudée et rien ne vaut de se rafraîchir la mémoire sur l’un des sites qui parle du 8
    mars : journée internationale des luttes des femmes !

    Tant qu’il restera un femme opprimée à travers le monde, cette journée ne sera pas inutile à condition d’agir aussi dans notre vie de tous les jours…

    Par exemple :

    http://8mars-online.fr/histoire/

    J’ai beaucoup de retard dans la lecture de vos articles… Toujours déplacée… Je me rattrape bientôt…. Merci pour vos encouragements !

    Une belle journée à tous !

    Envoyé de mon IPhone et juste mis à jour…

  • Bonjour,

    J’espère ne pas vous lasser trop avec cette histoire, mais comme je suis en déplacement, et très occupée, j’ai choisi la facilité en vous faisant partager une histoire écrite depuis très
    longtemps et qui était en sommeil. Je travaille actuellement sur l’origine du batiment, (je viens enfin d’en découvrir l’origine dans les archives privées de la congrégation à Paris, rue du Bac
    !), et sa fonction au sein de la communauté de Montmirail, l’établissement des religieuses de Saint-Vencent de Paul. En effet, le seigneur de Montlirail, Philippe-Emmanuel de Gondi a été le
    protecteur de Vincent de Paul, qui demeure chez lui de 1613 à 1617. Plein de choses savouresues à découvrir…

    Aux copines pensionnaires qui me lisent, merci de m’écrire pour rectification si nécessaire…

    Voici, si vous le voulez, le 4ème épisode…

    Une femme, arrivée de je ne sais où, emportait ma petite valise et m’emmenait comme pour une première visite… Je la suivais en traversant la cour. Du côté gauche, se dressait un mur percé de
    fenêtres larges et une porte avec deux marches de pierre. A droite, une petite clôture de tige de métal en arceau protégeait très mal un petit mètre de jardin. Une rangée de cellules
    individuelles alignées comme de petites maisonnettes abritaient les enseignantes et monitrices. Deux marches pour accéder à la porte de bois, une fenêtre de chaque côté.Bat-principal.jpg

    La cour s’élargissait devant le bâtiment principal qui, dans mes yeux d’enfant, était aussi grand qu’un château. A ma gauche, un escalier, grand et large, menait à une autre cour. A nouveau,
    j’étais là, à nouveau se dressait devant moi cet immense bâtiment de meulière grise et beige. J’étais toujours aussi impressionnée, je me sentais écrasée. D’autant que tout là haut, Saint-Michel
    terrassant le dragon se dressait, me fixant avec des yeux vides. L’expression de mon visage a dû étonner mon accompagnatrice qui m’a rassuré avec des paroles banales.

    Au rez-de-chaussée, s’alignaient des portes doubles en bois, bien fermées. Il y avait trois étages. A l’arrière du bâtiment, aux deux angles, une espèce de tour de abritait en bas, les « waters »
    (à la Turque). Je ne les voyais pas d’où j’étais, mais j’avais le souvenir d’une odeur pas très agréable de la fosse septique à l’aplomb de cet endroit. Très vite j’oubliais et suivait ma guide
    vers la porte d’entrée. C’était la porte la plus à droite du rez-de-chaussée. Quand elle l’ouvrit, j’étais assaillie par l’odeur de la cire sur les boiseries bien entretenues et du cirage sur
    quelques paires de souliers fraichement cirées Un bien-être m’envahit, comme si j’étais de retour à la maison !

     Un escalier de bois accueillant avec une belle rampe usée par le passage d’une quantité de menottes desservait les deux étages. Sur le mur de gauche, des petits casiers attendaient les
    chaussures ou les chaussons, suivant que l’on entrait dans l’immeuble ou que l’on en ressortait. Ma valise fut ouverte et je changeais mes chaussures pour des chaussons neufs que maman avait
    achetés pour l’occasion.

    en-haut-cote-bat-principal-sepia.jpgLa monitrice qui m’accompagnait me précisa que c’était le côté des petites, les
    grandes passaient les mêmes épreuves, mais dans l’autre aile . Les petites d’un côté, les grandes de l’autre. Pas de croisement possible des petites et des grandes dans les escaliers ni dans les
    étages. Les grandes dans le dortoir du deuxième étage, les petites dans celui du troisième.

    Le dortoir était aussi long que le bâtiment moins les deux escaliers de chaque extrémité.

    On y accédait par un large couloir qui était équipé tout le long du mur d’un genre de mangeoire avec au-dessus, à intervalle régulier, un petit robinet qui distribuait une eau glacée. En face,
    des placards, pour les affaires de toilettes et de nuit. Il arrivait que l’on ouvrit les deux battants pour se dissimuler et faire une toilette plus intime.

    Deuxième halte pour ranger, un gant, une serviette de toilette, la savonnette et le pyjama – pas de chemise de nuit.

    Une grande porte double en bois ciré s’ouvrait sur le dortoir proprement dit. Comme c’était beau !

     

    (d’après une histoire vraie… à suivre…)