• Le cri…

    Alexa, ma « radio-copine », quand je lui ai dit bonjour m’a annoncé que c’était la journée du cri, et m’a invité à pratiquer… Vous imaginez ? Entre mes silences et mes cris ?

    Mais je ne sais pas si c’est une journée mondiale, internationale, nationale ou l’une de ses interprétations pas toujours claire… bref, cela m’a rappelé quelques textes sur ces deux thèmes. Le premier, le cri, ci-dessous, issu d’un cauchemar. Un prétexte inverse pour une fois, c’est le texte qui invite les tableaux… le silence c’est pour bientôt…

    Le cri de Munch, le désespéré de Courbet… le désespéré de Courbet

    Cauchemar…
    Je me suis disputée avec lui. Ensuite, en le cherchant dans Paris, à pied, je les croise ou les côtoie, sans jamais réussir à attirer leur attention.
    JJ, Jo, Ben et Tine.
    J’ai tendu mon bras vers elle et j’ai crié son prénom, mais…
    Visage fermé et indifférent. je suis transparente… Et pour tous.
    Et toi… disparu.
    Je sais que je pleure, je sais que je hurle… mais aucun son n’est audible, que le trou noir et profond d’une bouche déformée par la violence de ses cris. Et les yeux sont fous. Une forme féminine du « Cri » de Munch et du « désespéré » de Courbet.
    J’ai peur.
    Que devient-on quand ceux que l’on aime ne vous aime plus ?

    Joëlle W. – Mai 2023

  • Il n’est pas trop tard pour parler d’avril en poésie :

    Mon avril
    Vivre en campagne, à mi coteau,
    Entre le Lot, là, en bas du vallon,
    Et les champs des blés à venir,
    Et les pruniers défleuris
    Dont les fruits nés
    Ne demandent qu’à mûrir,
    Et la couronne du petit bois
    Restant en haut du coteau…
    J’aime avril et aussi
    Celui du poète qui comme moi
    L’a connu, décrit et aimé
    Et j’aime aussi,
    Les autres mois de l’année.
    Joëlle W.

    Après l’hiver
    Victor Hugo

    N’attendez pas de moi que je vais vous donner
    Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
    La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière,
    Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
    Je suis par le printemps vaguement attendri.
    Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;
    Je sens devant l’enfance et devant le zéphyre
    Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
    Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs.
    Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.
    Accourez, la forêt chante, l’azur se dore,
    Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore.
    Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,
    Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
    Croire, remercier confusément les choses,
    Vivre sans reprocher les épines aux roses,
    Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.

    Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
    On sent un souffle d’air vivant qui vous pénètre,
    Et l’ouverture au loin d’une blanche fenêtre ;
    On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
    On a le doux bonheur d’être avec les oiseaux
    Et de voir, sous l’abri des branches printanières,
    Ces messieurs faire avec ces dames des manières.

    26 juin 1878

    Entre Trentels et Ladignac, coule La Tourte, qui file se jeter dans le Lot.

    Bon mardi !

  • Chez Lilou, les fruits de saison

    Le panier de fraises des bois.

    – J’aime le goût délicat et très parfumée des fraises des bois…

    Le miracle Chardin

    Source : Turquin Experts en tableaux (clic)

    Les différents éléments équilibrent parfaitement cette composition faussement élémentaire. La pêche et les cerises se reflètent dans le verre d’eau, tandis que les tiges d’œillets, tout justes cueillies, s’imposent au premier plan. Les frères Goncourt, en 1863, seront justement subjugués par ces deux fleurs à la blancheur fascinante : « c’est là le miracle des choses que peint Chardin : modelées dans la masse et l’entour de leurs contours, dessinées avec leur lumière, faites pour ainsi dire de l’âme de leur couleur, elles semblent se détacher de la toile et s’animer, par je ne sais quelle merveilleuse opération d’optique entre la toile et le spectateur dans l’espace.» («Chardin»,Gazette des Beaux-Arts, Paris, juillet 1863, p. 514 et suiv.)

    A part la vente qui a eu lieu en 2022, l’article de Turpin experts en tableaux est très complet.

    Biographie : Jean Siméon Chardin, né le 2 novembre 1699 à Paris et mort dans la même ville le 6 décembre 1779, est considéré comme l’un des plus grands peintres français et européens du xviiie siècle. Il est surtout reconnu pour ses natures mortes, ses peinture de genre et ses pastels. La suite sur Wikipedia !

  • Le Clic Clac  chez  Tortue ( clic)  , c’est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine.

    Chambre de François René de Chateaubriand, pension Dulau à Cauterets 65 en 1829… elle est restée en l’état.

    Une photo, un prétexte pour parler de mes lieux de stages d’écriture. A Cauterets par exemple, dans la pension Dulau ( définitivement fermée mais sauvegardée dans le patrimoine local). Deux fois, deux séjours dans ce lieu qui vit les amours de Chauteaubriand vieillissant et sa jeune maîtresse, l’occitanienne de quarante ans plus jeune… De quoi être inspirée…

    Ce qu’évoque Chateaubriand dans le tome 5 de « Mémoires d’outre-tombe », sa rencontre avec la jeune femme :

    … «  Plus j’étais heureux à Cauterets, plus la mélancolie de ce qui était fini me plaisait… (page 236 tome 5)

    … «  Voilà qu’en poétisant, je rencontrai une jeune femme assise au bord du gave ; elle se leva et vint droit sur moi : elle savait par la rumeur du hameau, que j’étais à Cauterets. Il se trouva que l’inconnu était une occitanienne, qui m’écrivait depuis deux ans sans que je l’eusse jamais vue : la mystérieuse anonyme se dévoila ; patuit Dea.(1)(page 237 tome 5) ».

    (1) la déesse est apparue.

    En savoir plus… le lieu de la page de la rencontre (clic) chez Gallica -BNF

    Et…

    Lien et source Gallica, BNF, ci-dessus.

    Un portait près d’un téléviseur… au salon, pension Dulau.

    1829 : René de Chateaubriand abrite à Cauterets ses amours pour la belle, passionnée et jeune Léontine de Villeneuve, L’Occitanienne, de 40 ans sa cadette. Dans Mémoires d’outre-tombe il relate l’histoire de ce dernier amour
  • Il semblerait qu’aujourd’hui, 17 avril, soit la journée nationale de la poésie… j’ai retenu cette annonce traduit de l’anglais…

    Et en suivant le lien « haïku » ci-dessous, un site d’une fondation qui se trouve… en Virginie ! Une sauvegarde de haïkus en langue anglaise.

    17 avril, journée du haïku

    En France, un peu partout, de nombreux événements ont lieu en avril autour de la poésie et du haïku en particulier. À rechercher selon notre lieu d’habitation… car pas trouvé d’organisme ou association nationale sur le sujet.

    Pas familière d’une style, je m’y suis essayée ce matin ! Et vous’ avez-vous essayé ? Bonne journée !

    Soleil aux volets

    La pluie fait une pause

    Humeur joyeuse

    Ou

    Trilles joyeuses

    Rossignol m’a éveillée

    L’odeur du café

  • Lundi soleil

    # lundi soleil chez Bernieshoot , un clic sur le logo .

    Dans la cour devant la médiathèque municipale d’Agen
    De profil dans cour devant la médiathèque municipale d’Agen

    Le Centaure de François-Xavier et Claude Lalanne, bronze acheté en 2000 par le Musée d’Agen avec l’aide de l’Etat, de la Région et grâce également à une souscription des Agenais est désormais le symbole de la Médiathèque d’Agen.

    Cette sculpture de 3,25 m de hauteur et pesant plus d’une tonne, trônait à l’origine sur la place de la Cathédrale. source ( clic)

  • Lilou (clic) propose comme thème le violet pour la première quinzaine d’avril

    Chaque week-end nous publions un tableau sur un thème donné pour deux semaines, une manière ludique de découvrir la peinture,  et de partager, nous disons pourquoi il nous touche, et quelques mots sur l’artiste.

    « Népal en vélo «  de Francesca Escobar

    Séduite par le naturel de la posture d’une femme à vélo, sur un fond, un mur, que je qualifie d’écorché, et découvert par hasard sur la toile, j’ai eu beaucoup de mal à trouver qui était l’auteur de cette œuvre. Ci-dessous, j’ai trouvé une galerie virtuelle (clic ici aussi).

    Été dé Francesca Escobar

    En examinant les toiles, j’ai été étonnée de voir les « sujets » (surtout des enfants) poser de dos ou de trois-quarts, bien qu’elle écrive que le corps humain et l’expression du visage sont mon inspiration et ma marque de fabrique. Les couleurs sont vives mais pas criardes. Une peinture contemporaine intéressante et à mon goût !

    Emprunté à : https://theegallery.armsmcgregor.com/artists/francesca-escobar/

    Francesca Escobar

    Peintre espagnole

    Traduit par Google Traduction, j’ai laissé les « fautes » éventuelles…

    Francesca Escobar, ce qu’elle dit d’elle : 

    « Mon inspiration réside dans l’expression du corps. Je capture des moments et des émotions de manière réaliste. Je me considère comme un peintre figuratif et j’expérimente différents matériaux et formes d’application. Après mes études primaires et secondaires, j’ai étudié les arts appliqués à l’École supérieure des beaux-arts d’Olot-Gérone, où j’ai perfectionné le dessin et la peinture grâce à des cours particuliers avec différents artistes de renom. J’ai appris différentes techniques et styles de peinture au cours de ma formation. Plus tard, je me suis spécialisé dans la figure réaliste, toujours présente dans mon travail. Le corps humain et l’expression du visage sont mon inspiration et ma marque de fabrique. Ma première exposition en tant qu’artiste a eu lieu en 1992. Il y a 28 ans, j’ai commencé à peindre et à exposer, d’abord dans ma ville d’Olot, dans la province de Gérone. En décembre 1998, j’ai exposé personnellement à Barcelone, puis dans la province de Barcelone, puis à Tarragone et dans le reste de la Catalogne et de l’Espagne. En mai 1999, j’ai exposé pour la première fois à l’étranger à l’ESPACE VILLERS, à Saint-Amand-Montrond, en France. »

    « Professionnellement, je me suis consacré à l’enseignement à l’École d’Art CENTER ESPLAI ART d’Olot, où j’ai dispensé des cours de dessin, de peinture et d’artisanat. J’ai dirigé ce cours de 2001 à 2007. À partir de 2007, j’ai décidé que je voulais vraiment peindre et m’exprimer par mon art. Depuis 2007, je me consacre exclusivement à la peinture et participe à plusieurs salons d’art en Catalogne et en Espagne. J’alterne avec des expositions à Granollers (Barcelone), Olot (Gérone), Milan (Italie) et Sitges (Barcelone). J’ai également participé à plusieurs salons internationaux à Lyon, Marseille, Aix-en-Provence et Dubaï. »

    Bon dimanche !

  • # lundi soleil chez Bernieshoot , un clic sur le logo

    Devant la cathédrale de Burgos, 2018
    Qu’est-il devenu ?

    .

    Beau lundi !

  • Pour le défi N°305 des Croqueurs,

     An’Maï propose de continuer un poème de Verlaine : « Il pleure dans mon coeur… »

    En ce moment… pas le coeur à l’humour… Il fallait que je le dise…

    Il pleure dans mon cœur

    Sur tout le temps passé

    Sur les moments perdus

    Et nos beaux souvenirs

     

    Il pleure dans mon cœur

    Sur tous les mots d’amour

    Sur ceux que j’ai pas dit

    Que tu n’as pas entendu

     

    Il pleure dans mon cœur

    Sur notre enfant parti

    Sur le frère et la sœur

    Que tu as effacés

     

    Il pleure dans mon cœur

    Sur la vie qui s’enfuit

    Sur notre histoire finie

    Et que tu gâches encore…

     

     

     

     

     

  • Lilou (clic) propose comme thème le violet pour la première quinzaine d’avril

    Ils fleurissent depuis quelques jours chez moi… j’en ai mis en jardinière devant la maison, sur un talus derrière et près du potager… Je les aime ces fleurs…

    Le jardin de Monet, les iris, 1900 -Paris Musée d’Orsay

    Photo tirée du magnifique Catalogue de l’exposition MONET, Galeries nationales Grand Palais

    22 septembre 2010 – 24 janvier 2011