J’avoue, je sais qui c’est. Parce que j’ai travaillé dans l’entreprise qu’il a fondé il y a… voyons, voyons… 162 ans !
Je ne vous raconterez pas moi-même sa vie, son œuvre, mais j’ai pu apprécier quelques « avantages » pour le Personnel à l’encontre des familles, notamment sur le Siège de Paris… parce que cet homme souhaitait un Personnel tranquillisé pour être efficace… alors par exemple, crèche au sein de l’établissement parisien, le Siège…
Je viens de trouver une carte postale qui doit dater du début du siècle dernier (Jamais je n’aurais pu penser écrire cette expression). Je vous laisse comparer avant/après le bâtiment du Crédit Lyonnais à VIlleneuve-sur-Lot (47), et ce qu’il est devenu à notre époque…
Où sont les promenades d’antan ?Ha… les parkings !
En 2025, la lecture n’a pas totalement disparue. Suivant notre âge, nos capacités intellectuelles ou physiques, on lit parfois autrement.
Les livres papiers existent toujours heureusement, mais on peut lire sur tablette, on peut accéder la la lecture audio, la lecture en braille ( la prochaine journée mondiale du braille sera le 4 janvier 2026 et une journée de sensibilisation lors du bicentenaire de la création du braille s’est tenue le 20 septembre dernier).
J’ai choisi de vous présenter quelques ouvrages de ma bibliothèque héritage d’un grand-père et quelques uns des 150 livres-audio de ma bibliothèque Audible, éditeurs différents.
Avertissement :Images générées par Firefly (Adobe)
Ronronnement. Bourdonnement. Rumeur d’un groupe électrogène. Nuit noire au village. Des files de fourmis noires arrivent de tous côtés.
Guide mystique et lumineux, cercle d’or au centre du village figé. Unique place minuscule. Je suis. L’une de ces fourmis, c’est moi. File indienne « ennoirée ». N’a qu’un but : allez vers la lumière comme papillon de nuit au centre d’une toile.
File masquée, dirigée vers les gradins dans le grand noir du secret. Le disque d’or attend, fascine…
Bourdonnement, ronronnement. Le disque disparait pour agrandir le secret du grand noir.
Des oh… Des hum… des Enfin…
Des ah… quand le disque renait. Il a grandi, n’est plus seul.
Au milieu de lui, là, en son centre central, un classeur noir de nuit qui s’ouvre brutalement, en claquant.
Hop, le levier saute, les pages noircies s’échappent et se plient, se déplient, se replient, se mêlent, s’entremêlent dans un contraste de blanc et de noir.Des oh encore et des bravos… Acclamations qui n’ont aucun effet sur le processus mis en route là, au centre de la piste. La chose continue à s’ouvrir, rétrécir, vibrer… Tout s’arrête !
Silence.
Silence noir de déception. Devant les feuilles bien rangées, le ronron s’atténue, le disque s’atténue, le noir veut tout avaler. C’est sans compter sur une toux lointaine, un éternuement joyeux et un clap de coulisses.
Roulement de tambour invisible.
Il surgit. L’homme de papier surgit comme un diable de sa boite. Libéré, l’homme de papier « Processus » sourit de tous ses mots, au centre du disque d’or, aussi grand que la piste au milieu des gradins.
Extasiées, toutes les fourmis du village, adoratrice du disque d’or, regardent, dévorent des yeux.
Processus n’en finit plus de s’agiter et son sourire de s’agrandir. Il tousse quelques lettres pour s’éclaircir la voix, roule des O majuscules, soulève son titre pour saluer laissant voir le chapeau.
Des O sont noirs de bonheur… Va-t-il déclamer ou versifier ? Nul ne le sait. L’agitation gagne les gradins si bien qu’une « holà » démarre chez les fourmis qui rougissent à l’infini…
Un petit cri. Petit cri. CRI s’amplifie à l’infini.
Le noir revient, rassurant, enveloppant, laissant la vedette à Processus en phase d’essai. Le CRI, c’est lui. Le tambour s’est tu. A présent le violon de carton joue la plus jolie sonate au clair de lune et Processus dit de merveilleuses choses. Des vers entiers s’échappent du sourire figé mais nous l’entendons, le ressentons. Des strophes entières sont reprises ensemble, nous, lui. Il rayonne dans son contraste parfait.
A l’enterrement d’une feuille morte, deux escargots s’en vont… Le violon de carton pleure la tristesse d’une sonate pour un pendu. Et les fourmis absorbent l’âme des poèmes qui s’égrènent, et la mélopée du violon triste. Elles changent, les unes après les autres, au fur et à mesure que les mots s’échappent de Processus en fin de vie… Les mots s’effacent de la blanche feuille de papier, les mots, les vers, les strophes, les poésies entières, virevoltent, choisissant telle ou telle fourmi, qui, heureuse, n’est plus noire de rien, mais couleur de toute la poésie du monde !
Quand tout est accompli, que Processus est terminé et blanc de bonheur, le disque d’or illumine tous les gradins de couleur.
Ecrit le 16 juin 2017 lors d’un atelier d’écriture.
Dans les valises en cartons, les lettres et cartes postales, les photos, les généalogies. -1-
Ils partent, ils sont partis et parfois sans rien nous révéler de leur histoire, de celles de leurs parents, de leurs ancêtres qui sont aussi les miens.
Je reste seule de ma génération, seule à porter mon patronyme, seule sans le bonheur de l’échange de souvenirs communs de l’enfance. Mais riche des souvenirs et témoignages écrits, de photos de tous âges, de dessins même…
Qui de ma descendance pourra passer ces trésors familiaux dans ce monde à la communication foisonnante mais sans rapport avec le langage dans le face à face des enfants avec les grands-parents, l’émotion dans le regard, dans la caresse rassurante, dans les larmes et les rires…
Après réflexion, voilà ma contribution… une suite de textes, transcriptions et photos qui raconteront des bribes de notre famille et à glisser ensuite dans un énième grand cahier…
***
Mon grand-père maternel, Georges Drouet, (1883-1940) un homme cultivé a laissé à sa fille unique, ma mère, des livres, de beaux livres comme on les faisait autrefois, une page recto-verso d’une ébauche de généalogie tapée à la machine à l’encre violette, avec quelques souvenirs… des dessins signés par lui mais aussi d’artistes peu ou pas connus, quelques courriers. ma mère perd son père et sa mère a deux ans d’intervalle et est orpheline à 17 ans.
De mon grand-père sans doute, un legs, celui de sa passion pour la généalogie que je (re)commence à 19 ans, enceinte de mon premier enfant. L’aventure, je la poursuivrai avec ma mère lors de sa retraite.
Une histoire qu’il faut bien commencer avec un personnage… Je commence mes récits par mes grands-parents maternels, ces inconnus ou presque, s’il n’y avait les photos pour les « matérialiser ». Côté paternel, l’inconnu, c’est mon grand-père, avec une photo. j’ai été dorlotée par ma grand-mère paternelle et son deuxième mari, qui fut mon parrain. Mais çà, c’st une autre histoire… (à suivre).
Maintes fois j’ai voulu te parler de ce mal qui me grignote de l’intérieur. Tu vois comme je vais mal aujourd’hui ? Alors écoute moi avant qu’il ne reste rien de moi, qu’un souvenir, peut-être un manque…
Ils appellent ça une « déprime » ou quelque chose comme ça.
Au commencement, sans que tu y prêtes attention, surviennent des larmes. Tu ne t’en rends pas compte, et puis tu te dis, tiens je pleure, et tu te rends compte que la vue d’un enfant malheureux dans un reportage, te bouleverse, allume un feu dans tes entrailles, et que ce sont tes larmes, vaines larmes, qui tentent d’éteindre l’incendie.
Laisse-moi te dire encore…
Le rythme de journée, entre travail, transports, mari et enfants… une routine sans goût, sans saveur, un manque de quelque chose, une monotonie qui vire doucement à une lassitude, un dégoût. Ils t’emmerdent tous avec leurs règles, leurs lois, leurs observations, leurs conseils, leurs horaires…
Tu subis et tu fais face, ou plutôt, tu le crois.
Certains soirs, c’est l’insomnie, sournoisement qui s’invite sans que tu saches vraiment pourquoi, et la lune est pleine. Tu lui mets tout sur le dos… À part ton ras-le-bol, tout va bien. Une tisane et tu retournes à ta nuit trop courte…
Et puis ?
Tu te mets à redouter l’heure du coucher, tu prolonges tes soirées, tu t’éloignes de lui, tu fumes plus que de raison dans ce jardin, ton jardin où tu te sens bien, par n’importe quelle saison, tu grimperais sur le pommier pour y cueillir les dernières pommes, ou sur le mur qui donne dans le parc du Prieuré si tu le pouvais, parler au vieux cèdre du Liban qui a reçu tant de confidences…Dans ta tête, c’est une lutte infernale où tout s’emmêle, et s’insinue traîtreusement les idées noires, les vraies, les méchantes, celles que tu refoules depuis un certain temps. Tu remets en cause ta raison d’être, ton utilité, ta vie, tu entends, ta vie !
Tu redescends l’escalier du jardin – ta descente aux enfers – avec différentes méthodes pour éliminer le problème. Ne plus penser, vider ta mémoire, « delete », effacer, supprimer, te supprimer, et tu te mets à rire comme une damnée…
Et plus tard ?
A oui, plus tard, c’est ton corps qui prend le dessus. Il ne le fait qu’à nuit tombée, quand toute la maisonnée dort. Il est la terre empoisonnée, cette terre qui fut fertile, qui a donné la vie, qui fut généreuse pour donner du plaisir, de l’amour, des baisers, cette terre qui sent que sa fin est proche, imminente, qui refoule par tous ses orifices ce qui est mauvais en toi, cette imminence de la mort te vide de tout ce qui est solide ou liquide en toi, en même temps, et tes tempes battent à se rompre.
Enfin, ton corps épuisé se donne au sommeil, jusqu’à la prochaine attaque.
La chapelle désacralisée n’a plus qu’une porte. L’odeur d’encens flotte encore malgré le temps. Le bois blond de la cloison vers la sacristie est noircit et sur le rebord repose l’étole oubliée d’un autre âge. Sur le sol, sont pêle-mêle des chaises et des prie-Dieu dont la paille des assises éventrées, font pensés à des épouvantails qui se seraient cachés. Et le Christ, figé sur sa croix n’en revient pas
Ça s’était passé le 14 mai dernier… aux Etats-Unis…
« … Tu es assaillie par la mauvaise nouvelle qui vient de l’autre bout du monde, terrassée, tu hurles en toi, et le cri fini par sortir de toi, et dans l’habitacle de ta voiture c’est ton cri qui te revient en pleine face, rebondissant sur les vitres embuées par des images que tu imagines du drame bien réel. Parfois, et par vague, les larmes… Et dans ta gorge, il monte, raclant les muqueuses, emplissent ta bouche et tu le vomis ce cri d’impuissance. Ta rage est dans tes poings serrés qui frappent le volant. Tes sanglots douloureux et secs qui t’agitent, tu ne peux les contenir… »
Par quel bout recommencer à écrire… car j’écrivais d’abord pour toi et le monde entier pouvait me lire s’il voulait mais toutes les deux, nous savions…
D’ailleurs tout au début j’écrivais pour notre maman. Je te faisais suivre quelques textes soit par voie postale, soit par courriel et tu les lisais à maman qui était victime d’une « dégénérescence maculaire », et dont les beaux yeux bleus étaient devenus sans vie. Vu le nombre de ces textes tu les as compilé dans un cahier. Que va-t-il devenir ce cahier sans propriétaire. Vous êtes absentes à jamais.
Le départ de maman en 2018 nous a boulversé, surtout toi qui, par ta proximité, a veillé sur elle jusqu’à ce qu’elle nous quitte, avec amour.
Alors tu étais devenue une abonnée, depuis quelques temps déjà et tu continuais une lecture en solitaire. Et nous échangions à deux par téléphone ou lors de tes visites sur ces textes fictifs ou non.
Rapatrier : Assurer le retour de (une personne) sur le territoire du pays auquel elle appartient par sa nationalité (Définitions proposées par le dictionnaire Le Robert)
Tu le fut le 22 mai.
Ta présence si frêle, si fragile, dans cette univers médical aseptisé où une batterie de tuyaux, de seringues, de sonneries et autres souffles artificiels te maintenaient en vie… un staff d’internes et d’infirmières prenait soin de ton corps. Et toi, ton Toi intérieur et profond, où était-il ?
Trente cinq jours que tu étais revenue, et que tu restais dans les limbes, trente cinq jours où il t’a visité, l’homme de ta vie, chaque jour, et tes enfants, et puis moi, en venant d’une autre province, en séjours morcelés…
Puis ils ont dit que ton corps vivait mais que toi, ton Toi intérieur et profond, ne reviendrait pas. Pourtant, je croyais à ton retour, quand après quelques massages sur ton visage, une larme a roulé sur ta joue, et tu vois, en ce moment c’est sur mes joues qu’elles coulent, les larmes…
J’étais près de toi quand tu as abandonné ton corps, le 4 juillet, fête nationale des États-Unis d’Amérique, improbable coïncidence, non ?
Suite de la tablette HS… La solution trouvée et pas chère…
Clavier adaptable sur tablette et téléphone en Bluetooth.
Cela a pris un peu de temps mais il faut aussi être à l’aise dans sa tête pour se remettre à écrire surtout si l’on écrit sur ses maux.
Des drames surviennent parfois où l’on sent que l’on est peu de chose, rien du tout même… et le pire c’est de ne rien pouvoir faire.
Tu pries tous les dieux, tu parles dans le vide de l’espace en toi, puis à haute voix . Tu parles de cauchemar, que ce n’est pas possible, que tu vas te réveiller… Tu entends encore les larmes et le désespoir du bout du monde…
Tu es assaillie par la mauvaise nouvelle qui vient de l’autre bout du monde, terrassée, tu hurles en toi, et le cri fini par sortir de toi, et dans l’habitacle de ta voiture c’est ton cri qui te revient en pleine face, rebondissant sur les vitres embuées par des images que tu imagines du drame bien réel. Parfois, et par vague, les larmes… Et dans ta gorge, il monte, raclant les muqueuses, emplissent ta bouche et tu le vomis ce cri d’impuissance. Ta rage est dans tes poings serrés qui frappent le volant. Tes sanglots douloureux et secs qui t’agitent, tu ne peux les contenir.
Tu regrettes d’avoir répondu au téléphone.
Le bout du monde t’appelle le lendemain. L’espoir est permis.
En France, la manifestation de 1891 est marquée par le drame de la fusillade de Fourmies dans le Nord, qui se solde par la mort d’une dizaine de manifestants, dont des enfants. Après le vote de la journée de huit heures en 1919, le 1er mai est institué comme « Fête du Travail et de la Concorde sociale » sous le régime de Vichy en 1941, puis devient officiellement une journée chômée en 1947. C’est aujourd’hui en France le seul jour férié également chômé, c’est à dire où le repos est obligatoire. (Source : touteleurope, comprendre l’Europe)
… Au fil des années, le 1er mai s’enracine dans la culture politique et sociale européenne comme journée de lutte et de solidarité ouvrière, avec des revendications qui s’étendent progressivement à d’autres droits sociaux. La journée est peu à peu reconnue comme jour férié dans de nombreux pays, devenant un symbole de la conquête des droits sociaux et du mouvement ouvrier européen
Un jour férié est un jour de fête religieuse, laïque, de commémoration ou nationale prévu par la loi. Il peut être travaillé ou non. La France compte 11 jours fériés annuels : le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, le jeudi de l’Ascension, le lundi de Pentecôte, le 14 juillet, le 15 août, le 1er novembre, le 11 novembre et le 25 décembre.
Un jour chômé est obligatoirement non travaillé, sauf exception. En France, seule la fête du Travail le 1er mai est ainsi un jour à la fois férié et chômé.(Source : touteleurope, comprendre l’Europe)