• vidal 1791-2012Ma jolie maison est une vieille dame qui a eu très froid dans sa vie déjà bien longue. L’un de ses tuyaux, sous son toit, à la Toussaint 2010 a lâché et elle ne s’est jamais tout à fait remise sans son chauffage.

    Comme je ne la voyais que l’été, je me suis dit qu’elle survivrait à l’épreuve et qu’avec son petit foyer et le bois sous l’abri, elle saurait quand même me réchauffer si besoin !

    Depuis juin dernier, je suis près d’elle à nouveau et pour les années à venir… je l’espère !

    Ma vieille dame est heureuse et nous coulons des jours heureux, faisant de belles flambées aux premiers frimas et pluies d’automne et nous en profitons toutes les deux.

    Ses yeux et les miens voient le petit monde du jardin se préparer pour passer l’hiver, mais le temps reste clément…

    Je lui ai juste préparer des radiateurs à bain d’huile pour réchauffer ses vieilles pierres et mes vieux os.

    Lors de quelques épisodes venteux, je me suis rendu compte, qu’à garder sa bouche ouverte, malgré la chaleur des flammes, l’intrusion du vent dans nos gorges favorisait les rhumes et autres refroidissements.

    Je l’ai donc bâillonner côté foyer intérieur et lui ai réduit sa surface de contact avec moi… Rideaux épais comme des tentures, habillent la salle de séjour où je me tiens le plus souvent. Un convecteur mural et un grand bain d’huile décident de nous tenir compagnie dans ce lieu.

    Les autres parties que nous partageons, là où je cuisine, là où je m’entretiens et là où je dors, la quittant pour l’autre monde, celui où l’on a ni chaud, ni froid et où il se passe toujours quelque chose, ces trois endroits sont pourvus des même type de chauffage, de tailles différentes… Je les allume quelques instants avant de m’y rendre…

    Mais c’était sans compter sur l’arrivée brutale de deux intrus de taille ! Dame Neige et son compagnon du moment, Maître Gel…

    (A suivre…)

     
  • Trentels, ma commune, appartient à la communauté de communes du Fumélois.

    Les communes membres sont : Anthé, Blanquefort-sur-Briolance, Bourlens, Cazideroque, Condezaygues, Courbiac, Cuzorn, Fumel, Lacapelle-Biron, Masquières, Monsempron-Libos, Montayral,
    Saint-Front-sur-Lémance, Saint-Georges, Saint-Vite, Sauveterre-la-Lémance, Thézac, Tournon-d’Agenais et Trentels.

    Mon envie du moment (merci Clara !), vous les faire découvrir de façon moins traditionnelle que habituellement… Tournon-d-agenais-0406.JPG

    Le cadran lunaire… 

    Fixé sur le beffroi réalisé en 1637, un panneau bleu nuit étoilé entoure une boule bicolore en cuivre réalisée en trois parties assemblées par soudure et martelage (travail de chaudronnerie)
    prolongée par un axe en bois le reliant à l’horloge. (source : http://www.tournondagenais.com/village.html)

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    Les marques du temps et autres détails…

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    Ouverture comblée et reconvertie…

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    La cheminée suspendue…

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    La fenêtre masquée…

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    Détournement de baignoire… ravissement !

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    Belle journée aminautes !

  • l-hiver 1461

    Brin d’herbre surpris par le froid…

    l-hiver 1465

    Feuille morte une deuxième fois, de froid…

    les-yeux-bourgeons.jpg

    Champignons réfugiés dans la mousse givrée sous le regard des yeux bourgeons mécontents…

  •  Voilà, c’est fini….

    Pour avoir obéi
    A monsieur Sarkozy,
    mon devoir, j’ai rempli
    Un boulot, j’avais pris.

    Agent recenseur,
    Pas un boulot de cœur.
    Retraite ? Pas encore l’heure !
    J’ai accepté sans peur.

    Bien m’en a pris…

    Du temps ? Payée je serai
    des collectes de bulletins. C’est fait.
    De belles rencontres, j’ai fait…
    Et de bons souvenirs j’aurai.

    Et toi, que j’ai croisé un soir,
    Qui m’attendais, je veux y croire…
    Depuis tu vis chez moi, sans histoire
    Et tu veilles la nuit, dans le noir.

    Follette, c’est ton nom qu’elles disaient
    Ces dames qui te connaissaient.
    Disparaitre, tes maitres l’ont fait
    Rejoignant là-haut, le Parfait.

    toilette acrobatique

    Combien de mois as-tu galéré
    Toi qui as dû être choyée ?
    Allez, refais-toi une santé
    Et si tu veux, tu peux rester !

    Donc, merci Mesdames, Messieurs
    Les Administrés. Au revoir pas adieu,
    Me dis-je , admirant le poil soyeux
    De Follette qui va mieux.

    Voilà, c’est fini…

    Une histoire se termine et une autre commence…

    repas a ne pas manquer

  • Cette année, février, tu auras vingt-neuf jours.
    Quatre années, il te faut pour gagner une journée.
    Mais au cours de l’histoire cela n’a pas toujours
    Eté le cas. Et je vais ici le conter.

    Numa Pompilius sage après Romulus
    Réforma, divisa, aménageant le temps
    En un an ou douze mois, et ni moins, ni plus
    Ans lunaires et solaires, ils devinrent céans.

    Traité sur les tailles

    Jules César, bien connu, osa le modifier
    Jours fastes et néfastes ainsi disparurent.
    On vit apparaitre l’autre calendrier.
    Le Julien est né un jour de bon augure.

    Le vingt-neuf février tous les ans était là
    Trente ou trente et un jours chiffrèrent les autres mois
    Répartit autrement. .C’est que Jules ajouta
    Dix jours ! Donc, trois-cent-soixante-cinq jours ? C’est bien ça !

    Et les siècles passèrent…

    C’est Grégoire Treize qui pour les citoyens,
    Au mois d’octobre mille cinq cent quatre-vingt-deux.
    Du quatre de Julien on vint au quinze de grégorien,
    Corrigeant l’écart de dix jours en moins de deux !

    Par le monde, des peuples ont fait autrement.
    Il y eu, en dix-sept cent douze, en Suède, un matin
    d’un mois de février de trente jours. Celui-ci valant
    Le vingt-neuf février de julien et le onze mars de grégorien

    Compliqué cette affaire…

    L’URSS, pour les ans mille-neuf cent trente et trente et un
    Trente jours pour chaque mois : calendrier révolutionnaire !
    A la manière des sans-culottes, c’est le choix du calendrier républicain
    Mais en mille neuf cent trente-deux, les dirigeants l’abandonnèrent.


    Voilà en quelques strophes, avec un certain toupet
    Des phrases disant qu’un monde plein d’audace,
    Pour  avoir des repères, son temps est à diviser.
    Mais patient, inexorable, le temps lui, passe…

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    Peu de mots accompagnent mon petit cœur gelé
    Qui, loin de toi, attend une de tes pensées…

    La nature a compris et me livre pour toi
    Une feuille givrée, comme un cœur, je crois.

    C’était avant les neiges, juste, il faisait froid
    Et le jour m’a permis de trouver cet endroit.

    Au matin j’ai couru, l’ai trouvé, l’ai saisi
    Immortalisant l’instant de cette courte vie.

    Chérissant ce cliché, et ce qu’il symbolise
    Pour la Saint-Valentin je le charge de bises

    Pour ceux et celles qui n’ont pas comme moi
    Un gentil amoureux. Je l’attends… dans le froid !

     

     

     

  • Quelqu’un a publier un défi sur une autre communauté. Cela m’a rappelé un texte écrit il y a plus de deux ans lorsque je participais à l’atelier d’écriture avec quelques complices dans ma vie
    de banlieusarde…
    J’ai eu envie de le partager avec vous.mon-stylo-plume.jpg 

    L’objet…

    Il se ballade de sac en sac, de sac en poche puis de poche en table… Un vrai compagnon de voyage.

    Il est de tous les instants, les plus beaux, les plus simples, les plus tragiques, des instants griffonnés sur la nappe en papier d’un resto laissant un numéro de téléphone, mince espoir
    d’un « à se revoir », des instants de bonheur partagés sur une carte de vœux, où l’émotion des nouvelles laisse sur le papier les traces de larmes, des instants de douleurs qui
    s’épanchent un instant sur un cahier déjà trop plein, où toute une vie se déroule sans fin. Il est tout à la fois : celui qui sait tout et celui qui dit tout. Il glisse tendrement sur le
    papier lisse canalisant des pensées trop rapides, il s’énerve, rayant et raturant puis hésitant, il reprend son récit. Il vole les confidences et les pensées intimes ; impossible de lui
    résister. Mais il est tout aussi capable de cracher des colères en choisissant ses mots. Parfois il se permet des libertés, s’autorisant des pleins et des déliés comme pris par l’envie
    irrésistible d’imiter les crayons, les pinceaux, les fusains et s’apercevant bien vite qu’il n’est pas fait pour çà. Non, son rôle est l’écriture. Magnifiquement habillé de noir et d’or, il a
    l’air comme çà, un peu prétentieux. Mais il n’est à l’aise qu’à deux endroits, dans cet étui de cuir bordeaux où sa timidité disparaît et dans ma main, au bout de mes doigts où pour lui tout
    devient possible du bout de sa plume.

    Joelle Lenne -2009

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    Balade autour de Bonaguil.

    Halte où, jadis, quelques lavandières venaient faire leur ouvrage, dans l’eau transparente de la source…
    Le lavoir aujourd’hui s’ennuie seul, en forêt. Autrefois le lieu accueillait les chants des femmes, les claques des battoirs et chocs des cuvettes de bois. Une brouette parfois, non loin,
    patientait sagement. Quelques enfants jouaient sur le chemin trainant leur impatience.

    Au printemps et en automne, c’est au début des heures chaudes que règne la plus grande agitation. En été, on vient le matin à la fraiche pour ne pas trop souffrir de la chaleur. On tape, frotte,
    rince, interpelle, rit et chante. Les rumeurs des unes se transmettent aux autres dans ce lieu de débauche de propreté… Parfois quelques mégères règlent leurs comptes, lavent leur linge sale
    comme en famille. Une fois l’ouvrage terminé, elles empilent les pièces de linge dans des paniers d’osier et rameutent leurs jeunes enfants qui les suivent en s’accrochant à leurs jupes. Le
    dernier effort, c’est de porter ces paniers lourds d’étoffes encore trop gorgés d’eau, soit sur leur hanche pleine, soit jusqu’à la brouette… C’est en haut du chemin, après les efforts du
    transport, que les petits et grands linges seront essorés à deux puis déposés sur les prés aux herbes odorantes, exposés aux rayons du soleil pour un blanchissage et un séchage parfumé.

    Au détour du chemin, là où dors cet endroit magique, je me suis arrêtée. Dans ce lieu toujours habité des souvenirs du passé, je devine ces bruits accrochés aux murets, à la terre, à l’air même…
    Assise au bord du lavoir, mes doigts effleurent l’eau fraîche que je porte à ma nuque pour me rafraichir. Je ferme les yeux. Le chant de l’eau qui s’échappe en trop plein est si proche… Il n’est
    troublé que par les ritournelles d’un rossignol qui sent venir le crépuscule et les trilles d’une grive musicienne annonçant son retour sur son territoire… La forêt agite doucement les jeunes
    rameaux des arbres lourds et anciens, et c’est léger, comme des étoffes de soie que l’on froisse…

    Un « ploc » dans l’eau, et un rire d’enfant… Il jette des petits cailloux cherchant à attirer mon attention… Que fait-il là ? Seul ? Non, pas seul, il rit encore, et
    interpelle sa mère. Je le sais car j’entends distinctement « maman », mais le reste de la phrase est confus… Il s’éloigne, ils s’éloignent. Ne reste que l’écho des deux rires, celui de
    l’enfant et celui de la femme…

    J’ouvre les yeux. Un bref instant, les époques s’emmêlent et je ne sais plus très bien où je suis et cherche du regard un indice, tendant l’oreille à tous les bruits que je peux identifier. Rien.
    Plus rien. Seuls les chants des oiseaux et de l’eau limpide et transparente. Je me penche et mon reflet me donne la réponse ; Un chapeau de paille vingtième siècle ! Déçue, je conclue
    que j’ai dû rêver, un bref instant… Je me lève et reprend ma promenade printanière, non sans auparavant immortaliser l’endroit dans ma boite à images.

    L’album http://www.humeurdujouretcreations.fr/album-2015981.html

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    J’ai retrouvé ce joli texte pour
    être près de vous lors de cette seconde qui nous fait passer d’une année à l’autre…

    Chacun y puisera ses souhaits, ses espoirs, ses souvenirs…

    A bientôt de l’autre côté ! Et bises sous le gui joli !!!!

  • Pour couper le son, c’est ci-dessous !

    Bonne fête aux « Martine » !

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    La neige,

    Ah ! Belle, oui elle est belle…

    Mais sa beauté cache quelques tromperies…

     Elle pose des pièges sous sa robe immaculée,
    Elle aveugle avec ses écharpes de
    flocons,
    Elle refroidit tout ce qu’elle abrite sous son manteau…

    Oui elle est belle et j’aime la regarder mais…

    Je préfère me vêtir d’une robe bien chaude,
    J’aime mieux me parer d’une écharpe de soie,
    J’adore me réchauffer non loin du manteau
    De la cheminée où chante un feu joyeux.

    Belle dame, désolée ! Tu n’auras pas mon amitié !

    Je t’ai croisé l’an passé sur mon chemin,
    Lorsqu’au volant, j’ai passé la barrière.
    Tu ne m’a pas aidé, bien au contraire

    La mort je l’ai vue… Tu lui donnas ma main.

    J’ai depuis lors, cessé de donner mes sourires
    Les offrant au soleil, ton ennemi brillant
    Que je rencontre souvent tout en me protégeant.

    De toi, je garde sur papier, que les bons souvenirs,

    Qui sont loin, très loin dans mon passé
    Lors de vacances d’hiver, quand j’étais jeune fille !

    30-01-12 – (inspiré par « La neige » de Didier René)