Brin d’herbre surpris par le froid…
Feuille morte une deuxième fois, de froid…
Champignons réfugiés dans la mousse givrée sous le regard des yeux bourgeons mécontents…
De tout un peu… suivant mon humeur et mon autre blog, https://murmuressousleporche.fr/
Brin d’herbre surpris par le froid…
Feuille morte une deuxième fois, de froid…
Champignons réfugiés dans la mousse givrée sous le regard des yeux bourgeons mécontents…
Voilà, c’est fini….
Pour avoir obéi
A monsieur Sarkozy,
mon devoir, j’ai rempli
Un boulot, j’avais pris.
Agent recenseur,
Pas un boulot de cœur.
Retraite ? Pas encore l’heure !
J’ai accepté sans peur.
Bien m’en a pris…
Du temps ? Payée je serai
des collectes de bulletins. C’est fait.
De belles rencontres, j’ai fait…
Et de bons souvenirs j’aurai.
Et toi, que j’ai croisé un soir,
Qui m’attendais, je veux y croire…
Depuis tu vis chez moi, sans histoire
Et tu veilles la nuit, dans le noir.
Follette, c’est ton nom qu’elles disaient
Ces dames qui te connaissaient.
Disparaitre, tes maitres l’ont fait
Rejoignant là-haut, le Parfait.
Combien de mois as-tu galéré
Toi qui as dû être choyée ?
Allez, refais-toi une santé
Et si tu veux, tu peux rester !
Donc, merci Mesdames, Messieurs
Les Administrés. Au revoir pas adieu,
Me dis-je , admirant le poil soyeux
De Follette qui va mieux.
Voilà, c’est fini…
Une histoire se termine et une autre commence…
Cette année, février, tu auras vingt-neuf jours.
Quatre années, il te faut pour gagner une journée.
Mais au cours de l’histoire cela n’a pas toujours
Eté le cas. Et je vais ici le conter.
Numa Pompilius sage après Romulus
Réforma, divisa, aménageant le temps
En un an ou douze mois, et ni moins, ni plus
Ans lunaires et solaires, ils devinrent céans.
Jules César, bien connu, osa le modifier
Jours fastes et néfastes ainsi disparurent.
On vit apparaitre l’autre calendrier.
Le Julien est né un jour de bon augure.
Le vingt-neuf février tous les ans était là
Trente ou trente et un jours chiffrèrent les autres mois
Répartit autrement. .C’est que Jules ajouta
Dix jours ! Donc, trois-cent-soixante-cinq jours ? C’est bien ça !
Et les siècles passèrent…
C’est Grégoire Treize qui pour les citoyens,
Au mois d’octobre mille cinq cent quatre-vingt-deux.
Du quatre de Julien on vint au quinze de grégorien,
Corrigeant l’écart de dix jours en moins de deux !
Par le monde, des peuples ont fait autrement.
Il y eu, en dix-sept cent douze, en Suède, un matin
d’un mois de février de trente jours. Celui-ci valant
Le vingt-neuf février de julien et le onze mars de grégorien
Compliqué cette affaire…
L’URSS, pour les ans mille-neuf cent trente et trente et un
Trente jours pour chaque mois : calendrier révolutionnaire !
A la manière des sans-culottes, c’est le choix du calendrier républicain
Mais en mille neuf cent trente-deux, les dirigeants l’abandonnèrent.
Voilà en quelques strophes, avec un certain toupet
Des phrases disant qu’un monde plein d’audace,
Pour avoir des repères, son temps est à diviser.
Mais patient, inexorable, le temps lui, passe…
Peu de mots accompagnent mon petit cœur gelé
Qui, loin de toi, attend une de tes pensées…
La nature a compris et me livre pour toi
Une feuille givrée, comme un cœur, je crois.
C’était avant les neiges, juste, il faisait froid
Et le jour m’a permis de trouver cet endroit.
Au matin j’ai couru, l’ai trouvé, l’ai saisi
Immortalisant l’instant de cette courte vie.
Chérissant ce cliché, et ce qu’il symbolise
Pour la Saint-Valentin je le charge de bises
Pour ceux et celles qui n’ont pas comme moi
Un gentil amoureux. Je l’attends… dans le froid !
Quelqu’un a publier un défi sur une autre communauté. Cela m’a rappelé un texte écrit il y a plus de deux ans lorsque je participais à l’atelier d’écriture avec quelques complices dans ma vie
de banlieusarde…
J’ai eu envie de le partager avec vous.
L’objet…
Il se ballade de sac en sac, de sac en poche puis de poche en table… Un vrai compagnon de voyage.
Il est de tous les instants, les plus beaux, les plus simples, les plus tragiques, des instants griffonnés sur la nappe en papier d’un resto laissant un numéro de téléphone, mince espoir
d’un « à se revoir », des instants de bonheur partagés sur une carte de vœux, où l’émotion des nouvelles laisse sur le papier les traces de larmes, des instants de douleurs qui
s’épanchent un instant sur un cahier déjà trop plein, où toute une vie se déroule sans fin. Il est tout à la fois : celui qui sait tout et celui qui dit tout. Il glisse tendrement sur le
papier lisse canalisant des pensées trop rapides, il s’énerve, rayant et raturant puis hésitant, il reprend son récit. Il vole les confidences et les pensées intimes ; impossible de lui
résister. Mais il est tout aussi capable de cracher des colères en choisissant ses mots. Parfois il se permet des libertés, s’autorisant des pleins et des déliés comme pris par l’envie
irrésistible d’imiter les crayons, les pinceaux, les fusains et s’apercevant bien vite qu’il n’est pas fait pour çà. Non, son rôle est l’écriture. Magnifiquement habillé de noir et d’or, il a
l’air comme çà, un peu prétentieux. Mais il n’est à l’aise qu’à deux endroits, dans cet étui de cuir bordeaux où sa timidité disparaît et dans ma main, au bout de mes doigts où pour lui tout
devient possible du bout de sa plume.
Joelle Lenne -2009
Balade autour de Bonaguil.
Halte où, jadis, quelques lavandières venaient faire leur ouvrage, dans l’eau transparente de la source…
Le lavoir aujourd’hui s’ennuie seul, en forêt. Autrefois le lieu accueillait les chants des femmes, les claques des battoirs et chocs des cuvettes de bois. Une brouette parfois, non loin,
patientait sagement. Quelques enfants jouaient sur le chemin trainant leur impatience.
Au printemps et en automne, c’est au début des heures chaudes que règne la plus grande agitation. En été, on vient le matin à la fraiche pour ne pas trop souffrir de la chaleur. On tape, frotte,
rince, interpelle, rit et chante. Les rumeurs des unes se transmettent aux autres dans ce lieu de débauche de propreté… Parfois quelques mégères règlent leurs comptes, lavent leur linge sale
comme en famille. Une fois l’ouvrage terminé, elles empilent les pièces de linge dans des paniers d’osier et rameutent leurs jeunes enfants qui les suivent en s’accrochant à leurs jupes. Le
dernier effort, c’est de porter ces paniers lourds d’étoffes encore trop gorgés d’eau, soit sur leur hanche pleine, soit jusqu’à la brouette… C’est en haut du chemin, après les efforts du
transport, que les petits et grands linges seront essorés à deux puis déposés sur les prés aux herbes odorantes, exposés aux rayons du soleil pour un blanchissage et un séchage parfumé.
Au détour du chemin, là où dors cet endroit magique, je me suis arrêtée. Dans ce lieu toujours habité des souvenirs du passé, je devine ces bruits accrochés aux murets, à la terre, à l’air même…
Assise au bord du lavoir, mes doigts effleurent l’eau fraîche que je porte à ma nuque pour me rafraichir. Je ferme les yeux. Le chant de l’eau qui s’échappe en trop plein est si proche… Il n’est
troublé que par les ritournelles d’un rossignol qui sent venir le crépuscule et les trilles d’une grive musicienne annonçant son retour sur son territoire… La forêt agite doucement les jeunes
rameaux des arbres lourds et anciens, et c’est léger, comme des étoffes de soie que l’on froisse…
Un « ploc » dans l’eau, et un rire d’enfant… Il jette des petits cailloux cherchant à attirer mon attention… Que fait-il là ? Seul ? Non, pas seul, il rit encore, et
interpelle sa mère. Je le sais car j’entends distinctement « maman », mais le reste de la phrase est confus… Il s’éloigne, ils s’éloignent. Ne reste que l’écho des deux rires, celui de
l’enfant et celui de la femme…
J’ouvre les yeux. Un bref instant, les époques s’emmêlent et je ne sais plus très bien où je suis et cherche du regard un indice, tendant l’oreille à tous les bruits que je peux identifier. Rien.
Plus rien. Seuls les chants des oiseaux et de l’eau limpide et transparente. Je me penche et mon reflet me donne la réponse ; Un chapeau de paille vingtième siècle ! Déçue, je conclue
que j’ai dû rêver, un bref instant… Je me lève et reprend ma promenade printanière, non sans auparavant immortaliser l’endroit dans ma boite à images.
L’album http://www.humeurdujouretcreations.fr/album-2015981.html
Pour couper le son, c’est ci-dessous !
Bonne fête aux « Martine » !
La neige,
Ah ! Belle, oui elle est belle…
Mais sa beauté cache quelques tromperies…
Elle pose des pièges sous sa robe immaculée,
Elle aveugle avec ses écharpes de
flocons,
Elle refroidit tout ce qu’elle abrite sous son manteau…
Oui elle est belle et j’aime la regarder mais…
Je préfère me vêtir d’une robe bien chaude,
J’aime mieux me parer d’une écharpe de soie,
J’adore me réchauffer non loin du manteau
De la cheminée où chante un feu joyeux.
Belle dame, désolée ! Tu n’auras pas mon amitié !
Je t’ai croisé l’an passé sur mon chemin,
Lorsqu’au volant, j’ai passé la barrière.
Tu ne m’a pas aidé, bien au contraire
La mort je l’ai vue… Tu lui donnas ma main.
J’ai depuis lors, cessé de donner mes sourires
Les offrant au soleil, ton ennemi brillant
Que je rencontre souvent tout en me protégeant.
De toi, je garde sur papier, que les bons souvenirs,
Qui sont loin, très loin dans mon passé
Lors de vacances d’hiver, quand j’étais jeune fille !
30-01-12 – (inspiré par « La neige » de Didier René)
L’heure est au recensement…. Mais c’est l’occasion de rencontres !
C’est, quand la porte s’ouvre et se fait accueillante, une intrusion de quelques minutes dans un univers privé, un univers où le recenseur est là, mais comme un étranger, mais aussi un
spectateur…
Une question, une croix que fait le recenseur et c’est un souvenir qui surgit pour le recensé… Une façon de retracer une vie au travers de quelques mots, quelques dates…
Tantôt on touche à la joie, tantôt au souvenir d’un disparu…
C’est encore l’emménagement dans une maison neuve, avec l’eau courante et l’électricité, la fatigue du travail aux champs en famille, mille petites choses qui peuplent les vies des gens…
Belle expérience si l’on sait rester à sa place et respecter l’autre !
Une œuvre de mon petit fils posée sur le sapin pour accueillir l’homme de cette nuit
magique…
Un centre de table où se rassembleront petits et grands, pour un repas de fête et des moments de partage…
Une tendre pensée pour ma petite fille alitée qui lutte pour un souffle de vie et sa grande sœur et ses parents qui se tiennent auprès d’elle, trop loin de nous…
Nous irons la voir très bientôt !
Et pour vous, fidèles lecteurs et visiteurs de passage… Une chaleureuse pensée à partager avec ceux qui vous sont chers…. N’oublions pas ceux qui n’ont rien et
qui souffrent, ceux qui sont seuls et sans amour et ceux qui œuvrent pour les soulager et leur donner un peu de chaleur cette nuit !
À bientôt sur la toile de tous les possibles !