• Les trésors familiaux…

    Dans les valises en cartons, les lettres et cartes postales, les photos, les généalogies. -1-

    Ils partent, ils sont partis et parfois sans rien nous révéler de leur histoire, de celles de leurs parents, de leurs ancêtres qui sont aussi les miens.

    Je reste seule de ma génération, seule à porter mon patronyme, seule sans le bonheur de l’échange de souvenirs communs de l’enfance. Mais riche des souvenirs et témoignages écrits, de photos de tous âges, de dessins même…

    Qui de ma descendance pourra passer ces trésors familiaux dans ce monde à la communication foisonnante mais sans rapport avec le langage dans le face à face des enfants avec les grands-parents, l’émotion dans le regard, dans la caresse rassurante, dans les larmes et les rires…

    Après réflexion, voilà ma contribution… une suite de textes, transcriptions et photos qui raconteront des bribes de notre famille et à glisser ensuite dans un énième grand cahier…

    ***

    Mon grand-père maternel, Georges Drouet, (1883-1940) un homme cultivé a laissé à sa fille unique, ma mère, des livres, de beaux livres comme on les faisait autrefois, une page recto-verso d’une ébauche de généalogie tapée à la machine à l’encre violette, avec quelques souvenirs… des dessins signés par lui mais aussi d’artistes peu ou pas connus, quelques courriers. ma mère perd son père et sa mère a deux ans d’intervalle et est orpheline à 17 ans.

    De mon grand-père sans doute, un legs, celui de sa passion pour la généalogie que je (re)commence à 19 ans, enceinte de mon premier enfant. L’aventure, je la poursuivrai avec ma mère lors de sa retraite.

    D’après Théophile Schuler (1821-1878) peintre alsacien

    Une histoire qu’il faut bien commencer avec un personnage… Je commence mes récits par mes grands-parents maternels, ces inconnus ou presque, s’il n’y avait les photos pour les « matérialiser ». Côté paternel, l’inconnu, c’est mon grand-père, avec une photo. j’ai été dorlotée par ma grand-mère paternelle et son deuxième mari, qui fut mon parrain. Mais çà, c’st une autre histoire… (à suivre).

    Novembre 2025

  • Le poison…

    Maintes fois j’ai voulu te parler de ce mal qui me grignote de l’intérieur. Tu vois comme je vais mal aujourd’hui ? Alors écoute moi avant qu’il ne reste rien de moi, qu’un souvenir, peut-être un manque…

    Ils appellent ça une « déprime » ou quelque chose comme ça.

    Au commencement, sans que tu y prêtes attention, surviennent des larmes. Tu ne t’en rends pas compte, et puis tu te dis, tiens je pleure, et tu te rends compte que la vue d’un enfant malheureux dans un reportage, te bouleverse, allume un feu dans tes entrailles, et que ce sont tes larmes, vaines larmes, qui tentent d’éteindre l’incendie.

    Laisse-moi te dire encore…

    Le rythme de journée, entre travail, transports, mari et enfants… une routine sans goût, sans saveur, un manque de quelque chose, une monotonie qui vire doucement à une lassitude, un dégoût. Ils t’emmerdent tous avec leurs règles, leurs lois, leurs observations, leurs conseils, leurs horaires…

    Tu subis et tu fais face, ou plutôt, tu le crois.

    Certains soirs, c’est l’insomnie, sournoisement qui s’invite sans que tu saches vraiment pourquoi, et la lune est pleine. Tu lui mets tout sur le dos…  À part ton ras-le-bol, tout va bien. Une tisane et tu retournes à ta nuit trop courte…

    Et puis ?

    Tu te mets à redouter l’heure du coucher, tu prolonges tes soirées, tu t’éloignes de lui, tu fumes plus que de raison dans ce jardin, ton jardin où tu te sens bien, par n’importe quelle saison, tu grimperais sur le pommier pour y cueillir les dernières pommes, ou sur le mur qui donne dans le parc du Prieuré si tu le pouvais, parler au vieux cèdre du Liban qui a reçu tant de confidences…Dans ta tête, c’est une lutte infernale où tout s’emmêle, et s’insinue traîtreusement les idées noires, les vraies, les méchantes, celles que tu refoules depuis un certain temps. Tu remets en cause ta raison d’être, ton utilité, ta vie, tu entends, ta vie !

    Tu redescends l’escalier du jardin – ta descente aux enfers – avec différentes méthodes pour éliminer le problème. Ne plus penser, vider ta mémoire, « delete », effacer, supprimer, te supprimer, et tu te mets à rire comme une damnée…

    Et plus tard ?

     A oui, plus tard, c’est ton corps qui prend le dessus. Il ne le fait qu’à nuit tombée, quand toute la maisonnée dort. Il est la terre empoisonnée, cette terre qui fut fertile, qui a donné la vie, qui fut généreuse pour donner du plaisir, de l’amour, des baisers, cette terre qui sent que sa fin est proche, imminente, qui refoule par tous ses orifices ce qui est mauvais en toi, cette imminence de la mort te vide de tout ce qui est solide ou liquide en toi, en même temps, et tes tempes battent à se rompre.

    Enfin, ton corps épuisé se donne au sommeil, jusqu’à la prochaine attaque.

     

    Joëlle W. – 23 octobre 2024

  • .

    La chapelle désacralisée n’a plus qu’une porte. L’odeur d’encens flotte encore malgré le temps. Le bois blond de la cloison vers la sacristie est noircit et sur le rebord repose l’étole oubliée d’un autre âge. Sur le sol, sont pêle-mêle des chaises et des prie-Dieu dont la paille des assises éventrées, font pensés à des épouvantails qui se seraient cachés. Et le Christ, figé sur sa croix n’en revient pas

    Le retour à Montmirail – 12 mai 1985

  • Ça s’était passé le 14 mai dernier… aux Etats-Unis…

    « … Tu es assaillie par la mauvaise nouvelle qui vient de l’autre bout du monde, terrassée, tu hurles en toi, et le cri fini par sortir de toi, et dans l’habitacle de ta voiture c’est ton cri qui te revient en pleine face, rebondissant sur les vitres embuées par des images que tu imagines du drame bien réel. Parfois, et par vague, les larmes… Et dans ta gorge, il monte, raclant les muqueuses, emplissent ta bouche et tu le vomis ce cri d’impuissance. Ta rage est dans tes poings serrés qui frappent le volant. Tes sanglots douloureux et secs qui t’agitent, tu ne peux les contenir… »

    Par quel bout recommencer à écrire… car j’écrivais d’abord pour toi et le monde entier pouvait me lire s’il voulait mais toutes les deux, nous savions…

    D’ailleurs tout au début j’écrivais pour notre maman. Je te faisais suivre quelques textes soit par voie postale, soit par courriel et tu les lisais à maman qui était victime d’une « dégénérescence maculaire », et dont les beaux yeux bleus étaient devenus sans vie. Vu le nombre de ces textes tu les as compilé dans un cahier. Que va-t-il devenir ce cahier sans propriétaire. Vous êtes absentes à jamais.

    Le départ de maman en 2018 nous a boulversé, surtout toi qui, par ta proximité, a veillé sur elle jusqu’à ce qu’elle nous quitte, avec amour.

    Alors tu étais devenue une abonnée, depuis quelques temps déjà et tu continuais une lecture en solitaire. Et nous échangions à deux par téléphone ou lors de tes visites sur ces textes fictifs ou non.

    Rapatrier : Assurer le retour de (une personne) sur le territoire du pays auquel elle appartient par sa nationalité (Définitions proposées par le dictionnaire Le Robert)

    Tu le fut le 22 mai.

    Ta présence si frêle, si fragile, dans cette univers médical aseptisé où une batterie de tuyaux, de seringues, de sonneries et autres souffles artificiels te maintenaient en vie… un staff d’internes et d’infirmières prenait soin de ton corps. Et toi, ton Toi intérieur et profond, où était-il ?

    Trente cinq jours que tu étais revenue, et que tu restais dans les limbes, trente cinq jours où il t’a visité, l’homme de ta vie, chaque jour, et tes enfants, et puis moi, en venant d’une autre province, en séjours morcelés…

    Puis ils ont dit que ton corps vivait mais que toi, ton Toi intérieur et profond, ne reviendrait pas. Pourtant, je croyais à ton retour, quand après quelques massages sur ton visage, une larme a roulé sur ta joue, et tu vois, en ce moment c’est sur mes joues qu’elles coulent, les larmes…

    J’étais près de toi quand tu as abandonné ton corps, le 4 juillet, fête nationale des États-Unis d’Amérique, improbable coïncidence, non ?

    Tu nous manques tellement.

    Joëlle W. Sept. 2025

  • Suite de la tablette HS… La solution trouvée et pas chère…

    Clavier adaptable sur tablette et téléphone en Bluetooth.

    Cela a pris un peu de temps mais il faut aussi être à l’aise dans sa tête pour se remettre à écrire surtout si l’on écrit sur ses maux.

    Des drames surviennent parfois où l’on sent que l’on est peu de chose, rien du tout même… et le pire c’est de ne rien pouvoir faire.

    Tu pries tous les dieux, tu parles dans le vide de l’espace en toi, puis à haute voix . Tu parles de cauchemar, que ce n’est pas possible, que tu vas te réveiller… Tu entends encore les larmes et le désespoir du bout du monde…

    Tu es assaillie par la mauvaise nouvelle qui vient de l’autre bout du monde, terrassée, tu hurles en toi, et le cri fini par sortir de toi, et dans l’habitacle de ta voiture c’est ton cri qui te revient en pleine face, rebondissant sur les vitres embuées par des images que tu imagines du drame bien réel. Parfois, et par vague, les larmes… Et dans ta gorge, il monte, raclant les muqueuses, emplissent ta bouche et tu le vomis ce cri d’impuissance. Ta rage est dans tes poings serrés qui frappent le volant. Tes sanglots douloureux et secs qui t’agitent, tu ne peux les contenir.

    Tu regrettes d’avoir répondu au téléphone.

    Le bout du monde t’appelle le lendemain. L’espoir est permis.

    14 et 15 mai 2025

  • IpadAir 2 Obssolleette depuis 2022 pour. Apple !

    Voyez le résultat ! Impossible. D’ecrireee normalement.

    Recherche équivalent pour reprendre ‘erreurs non l’ecririrure 😡😤😖

    Nouvelle locataire, une hirondelle !

    A bientôt, paause foorrcée 😖😡😩

  • Premier mai c’est quoi ?

    En France, la manifestation de 1891 est marquée par le drame de la fusillade de Fourmies dans le Nord, qui se solde par la mort d’une dizaine de manifestants, dont des enfants. Après le vote de la journée de huit heures en 1919, le 1er mai est institué comme « Fête du Travail et de la Concorde sociale » sous le régime de Vichy en 1941, puis devient officiellement une journée chômée en 1947. C’est aujourd’hui en France le seul jour férié également chômé, c’est à dire où le repos est obligatoire. (Source : touteleurope, comprendre l’Europe)

    FOURMIES. MAI 1891.
    CANTONNEMENT MILITAIRE. GRAND-PLACE.
    Auteur : PERRON Louis
    Date de création : 1891-Date représentée : mai 1891
    H. : 16 cm – L. : 21 cm. – photographie
    © Écomusée de l’Avesnois – Cliché R. Fenzy

    En savoir plus sur la fusillade de Fourmies ici

    … Au fil des années, le 1er mai s’enracine dans la culture politique et sociale européenne comme journée de lutte et de solidarité ouvrière, avec des revendications qui s’étendent progressivement à d’autres droits sociaux. La journée est peu à peu reconnue comme jour férié dans de nombreux pays, devenant un symbole de la conquête des droits sociaux et du mouvement ouvrier européen

    Un jour férié est un jour de fête religieuse, laïque, de commémoration ou nationale prévu par la loi. Il peut être travaillé ou non. La France compte 11 jours fériés annuels : le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, le jeudi de l’Ascension, le lundi de Pentecôte, le 14 juillet, le 15 août, le 1er novembre, le 11 novembre et le 25 décembre. 

    Un jour chômé est obligatoirement non travaillé, sauf exception. En France, seule la fête du Travail le 1er mai est ainsi un jour à la fois férié et chômé.(Source : touteleurope, comprendre l’Europe)

    Et pourquoi du muguet ?

    Article de Lucile Bonnin dans Maire-info

    En savoir plus, l’article complet dans maire-info

    Bonne journée !
  • Samedi 26 avril 2025, salle André Bonneilh à Trentels a eu lieu l’assemblée Générale de l’association Pays, Histoire et Patrimoines (PHP) qui a son siège à Monsempron Libos, rue Beausoleil et son espace « point d’accueil » à Penne-d’Agenais, 9 rue du 14 juillet. Pour mémoire, l’association a fêté ses 10 ans en 2024.

    Se sont succédés pour rendre compte des activités en 2024, le Président, Pierre Simon, aussi conférencier, spécialiste du Moyen-Age, Maria Garrouste, Raconteuse de pays, animatrice de Séjour en Territoire roman avec Mireille Colas, Carole Westelynck, animatrice des Journées du Patrimoine Industriel, Alain Sarriau, secrétaire et membre du Comité Editorial, Daniel Vilain, animateur du site de l’association (https://assophp47.jimdofree.com/), Marie-Noëlle Rigal, animatrice du Point d’accueil à Penne-d’Agenais ( Espace Php Penne d’Agenais ) et Claire Harel, trésorière.
    Vous trouverez sur le site de l’association et sa page Facebook (un clic sur les adresse-ci dessus) les animations à venir pour 2025, les ouvrages que nous avons édités que l’on peut commander et surtout, nos actions de préservation des patrimoines.

    Une adresse courriel où joindre l’association : assophp47@gmail.com

    Correspondance postale : La Briqueterie, 2, rue Beausoleil-47500 Penne d’Agenais.

  • # lundi soleil chez Bernieshoot

    Sur le chemin du Portugal… inoubliable séjour à Lisbonne en 2018.

    Photo personnelle – Burgos 2018 la marchande de châtaignes

    La statue de la vendeuse de châtaignes, située sur le Paseo del Espolón, à côté de l’Arco de Santa María, est, après celle du Cid, l’une des statues les plus photographiées de la ville. Il est en bronze et a été réalisé en 2007 par le sculpteur de Burgos Bruno Cuevas.

    L’image, remarquable par sa beauté et son naturel, représente une dame âgée, dehors, bien emmitouflée, avec une assiette ou un plat de châtaignes rôtissant sur le feu. A côté, le sac avec les châtaignes crues. C’est un bel hommage à ce métier très hivernal et de rue.

    En automne, nous, les habitants de Burgos, avons la chance d’en avoir deux au même endroit. À côté de la statue susmentionnée se trouve « l’autre vendeuse de châtaignes » dans son étal en bois vendant ses délicieuses châtaignes. (Sources : texte traduit de l’espagnol – https://www.burgosenelmundo.es/2021/10/la-castanera-de-burgos.html)

  • Le silence…

    Vilhelm Hammershoi – Huile – 1905
    Huile sur toile – H. 49,5 ; L. 46,5 cm

    Achat avec participation de Philippe Meyer, 1996
    © GrandPalaisRmn (musée d’Orsay) / Jean-Marc Anglès

    Le peintre du silence, Vilhelm Hammershoi : L’un des thèmes récurrents du peintre danois Vilhelm Hammershøi( Copenhague, 1864 – 1916) est la représentation d’une femme seule, souvent de dos ou de profil, plongée dans le silence d’intérieurs aux tons gris. Ce n’est pas un hasard si l’artiste a été appelé le peintre ou le »poète du silence », car ses œuvres sont de véritables poèmes, des compositions dominées par l’introspection, la solitude et la réflexion: des éléments lyriques souvent présents dans la production poétique au tournant des XIXe et XXe siècles, où l’ego devient central pour comprendre les mouvements et les angoisses de l’âme humaine. (Sources : ici ) Un autre endroit pour en savoir plus sur ces peintres et tableaux sur le « silence » : ici.

    Un manifeste du droit au silence

    J’ai, jusqu’à ce jour, parlé pour en dire peu…
    C’est ce qu’ils pensent eux, qu’ils disent, écrivent avec hardiesse.
    J’enferme cette colère brulante comme un feu
    Et noie bien trop souvent, l’objet qui tant me blesse !

    J’en appelle muettement aux enfants et aux hommes,
    Quels qu’ils soient : respectez ce droit au silence ! Ma colère…
    J’en appelle au ciel pour qu’il tonne !
    Je revendique toutes mes actions de silence…

    On ignore la douleur des mères que l’on blesse,
    On torture leurs enfants et si l’on peut, on tue !
    Au nom de quoi ? De tout ? De la moindre faiblesse ?
    Mon Dieu, pourquoi faire grandir ce nouveau monde perdu ?

    Quand les corps tout entiers, de larmes se sont vidés,
    Que les sourires cachent les tourments des chagrins,
    Quand ils crachent des mots injurieux et souillés
    JE CHOISIS LE SILENCE ! Tel sera mon chemin…

    Et si tous les humains se taisent…
    Que sera notre demain ?

    Le Massacre des Innocents
    Nicolas Poussin
    1594, Les Andelys (Eure) – 1665, Rome (Italie) – Entre 1626 et 1627 – Huile sur toile – H. 97 x l. 131,7 cm Legs Dutuit, 1902 – Petit Palais – rez-de-chaussée, salle 28
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    Joëlle W. – 2 avril 2016