• Ça s’était passé le 14 mai dernier… aux Etats-Unis…

    « … Tu es assaillie par la mauvaise nouvelle qui vient de l’autre bout du monde, terrassée, tu hurles en toi, et le cri fini par sortir de toi, et dans l’habitacle de ta voiture c’est ton cri qui te revient en pleine face, rebondissant sur les vitres embuées par des images que tu imagines du drame bien réel. Parfois, et par vague, les larmes… Et dans ta gorge, il monte, raclant les muqueuses, emplissent ta bouche et tu le vomis ce cri d’impuissance. Ta rage est dans tes poings serrés qui frappent le volant. Tes sanglots douloureux et secs qui t’agitent, tu ne peux les contenir… »

    Par quel bout recommencer à écrire… car j’écrivais d’abord pour toi et le monde entier pouvait me lire s’il voulait mais toutes les deux, nous savions…

    D’ailleurs tout au début j’écrivais pour notre maman. Je te faisais suivre quelques textes soit par voie postale, soit par courriel et tu les lisais à maman qui était victime d’une « dégénérescence maculaire », et dont les beaux yeux bleus étaient devenus sans vie. Vu le nombre de ces textes tu les as compilé dans un cahier. Que va-t-il devenir ce cahier sans propriétaire. Vous êtes absentes à jamais.

    Le départ de maman en 2018 nous a boulversé, surtout toi qui, par ta proximité, a veillé sur elle jusqu’à ce qu’elle nous quitte, avec amour.

    Alors tu étais devenue une abonnée, depuis quelques temps déjà et tu continuais une lecture en solitaire. Et nous échangions à deux par téléphone ou lors de tes visites sur ces textes fictifs ou non.

    Rapatrier : Assurer le retour de (une personne) sur le territoire du pays auquel elle appartient par sa nationalité (Définitions proposées par le dictionnaire Le Robert)

    Tu le fut le 22 mai.

    Ta présence si frêle, si fragile, dans cette univers médical aseptisé où une batterie de tuyaux, de seringues, de sonneries et autres souffles artificiels te maintenaient en vie… un staff d’internes et d’infirmières prenait soin de ton corps. Et toi, ton Toi intérieur et profond, où était-il ?

    Trente cinq jours que tu étais revenue, et que tu restais dans les limbes, trente cinq jours où il t’a visité, l’homme de ta vie, chaque jour, et tes enfants, et puis moi, en venant d’une autre province, en séjours morcelés…

    Puis ils ont dit que ton corps vivait mais que toi, ton Toi intérieur et profond, ne reviendrait pas. Pourtant, je croyais à ton retour, quand après quelques massages sur ton visage, une larme a roulé sur ta joue, et tu vois, en ce moment c’est sur mes joues qu’elles coulent, les larmes…

    J’étais près de toi quand tu as abandonné ton corps, le 4 juillet, fête nationale des États-Unis d’Amérique, improbable coïncidence, non ?

    Tu nous manques tellement.

    Joëlle W. Sept. 2025

  • Suite de la tablette HS… La solution trouvée et pas chère…

    Clavier adaptable sur tablette et téléphone en Bluetooth.

    Cela a pris un peu de temps mais il faut aussi être à l’aise dans sa tête pour se remettre à écrire surtout si l’on écrit sur ses maux.

    Des drames surviennent parfois où l’on sent que l’on est peu de chose, rien du tout même… et le pire c’est de ne rien pouvoir faire.

    Tu pries tous les dieux, tu parles dans le vide de l’espace en toi, puis à haute voix . Tu parles de cauchemar, que ce n’est pas possible, que tu vas te réveiller… Tu entends encore les larmes et le désespoir du bout du monde…

    Tu es assaillie par la mauvaise nouvelle qui vient de l’autre bout du monde, terrassée, tu hurles en toi, et le cri fini par sortir de toi, et dans l’habitacle de ta voiture c’est ton cri qui te revient en pleine face, rebondissant sur les vitres embuées par des images que tu imagines du drame bien réel. Parfois, et par vague, les larmes… Et dans ta gorge, il monte, raclant les muqueuses, emplissent ta bouche et tu le vomis ce cri d’impuissance. Ta rage est dans tes poings serrés qui frappent le volant. Tes sanglots douloureux et secs qui t’agitent, tu ne peux les contenir.

    Tu regrettes d’avoir répondu au téléphone.

    Le bout du monde t’appelle le lendemain. L’espoir est permis.

    14 et 15 mai 2025

  • IpadAir 2 Obssolleette depuis 2022 pour. Apple !

    Voyez le résultat ! Impossible. D’ecrireee normalement.

    Recherche équivalent pour reprendre ‘erreurs non l’ecririrure 😡😤😖

    Nouvelle locataire, une hirondelle !

    A bientôt, paause foorrcée 😖😡😩

  • Premier mai c’est quoi ?

    En France, la manifestation de 1891 est marquée par le drame de la fusillade de Fourmies dans le Nord, qui se solde par la mort d’une dizaine de manifestants, dont des enfants. Après le vote de la journée de huit heures en 1919, le 1er mai est institué comme « Fête du Travail et de la Concorde sociale » sous le régime de Vichy en 1941, puis devient officiellement une journée chômée en 1947. C’est aujourd’hui en France le seul jour férié également chômé, c’est à dire où le repos est obligatoire. (Source : touteleurope, comprendre l’Europe)

    FOURMIES. MAI 1891.
    CANTONNEMENT MILITAIRE. GRAND-PLACE.
    Auteur : PERRON Louis
    Date de création : 1891-Date représentée : mai 1891
    H. : 16 cm – L. : 21 cm. – photographie
    © Écomusée de l’Avesnois – Cliché R. Fenzy

    En savoir plus sur la fusillade de Fourmies ici

    … Au fil des années, le 1er mai s’enracine dans la culture politique et sociale européenne comme journée de lutte et de solidarité ouvrière, avec des revendications qui s’étendent progressivement à d’autres droits sociaux. La journée est peu à peu reconnue comme jour férié dans de nombreux pays, devenant un symbole de la conquête des droits sociaux et du mouvement ouvrier européen

    Un jour férié est un jour de fête religieuse, laïque, de commémoration ou nationale prévu par la loi. Il peut être travaillé ou non. La France compte 11 jours fériés annuels : le 1er janvier, le lundi de Pâques, le 1er mai, le 8 mai, le jeudi de l’Ascension, le lundi de Pentecôte, le 14 juillet, le 15 août, le 1er novembre, le 11 novembre et le 25 décembre. 

    Un jour chômé est obligatoirement non travaillé, sauf exception. En France, seule la fête du Travail le 1er mai est ainsi un jour à la fois férié et chômé.(Source : touteleurope, comprendre l’Europe)

    Et pourquoi du muguet ?

    Article de Lucile Bonnin dans Maire-info

    En savoir plus, l’article complet dans maire-info

    Bonne journée !
  • Samedi 26 avril 2025, salle André Bonneilh à Trentels a eu lieu l’assemblée Générale de l’association Pays, Histoire et Patrimoines (PHP) qui a son siège à Monsempron Libos, rue Beausoleil et son espace « point d’accueil » à Penne-d’Agenais, 9 rue du 14 juillet. Pour mémoire, l’association a fêté ses 10 ans en 2024.

    Se sont succédés pour rendre compte des activités en 2024, le Président, Pierre Simon, aussi conférencier, spécialiste du Moyen-Age, Maria Garrouste, Raconteuse de pays, animatrice de Séjour en Territoire roman avec Mireille Colas, Carole Westelynck, animatrice des Journées du Patrimoine Industriel, Alain Sarriau, secrétaire et membre du Comité Editorial, Daniel Vilain, animateur du site de l’association (https://assophp47.jimdofree.com/), Marie-Noëlle Rigal, animatrice du Point d’accueil à Penne-d’Agenais ( Espace Php Penne d’Agenais ) et Claire Harel, trésorière.
    Vous trouverez sur le site de l’association et sa page Facebook (un clic sur les adresse-ci dessus) les animations à venir pour 2025, les ouvrages que nous avons édités que l’on peut commander et surtout, nos actions de préservation des patrimoines.

    Une adresse courriel où joindre l’association : assophp47@gmail.com

    Correspondance postale : La Briqueterie, 2, rue Beausoleil-47500 Penne d’Agenais.

  • # lundi soleil chez Bernieshoot

    Sur le chemin du Portugal… inoubliable séjour à Lisbonne en 2018.

    Photo personnelle – Burgos 2018 la marchande de châtaignes

    La statue de la vendeuse de châtaignes, située sur le Paseo del Espolón, à côté de l’Arco de Santa María, est, après celle du Cid, l’une des statues les plus photographiées de la ville. Il est en bronze et a été réalisé en 2007 par le sculpteur de Burgos Bruno Cuevas.

    L’image, remarquable par sa beauté et son naturel, représente une dame âgée, dehors, bien emmitouflée, avec une assiette ou un plat de châtaignes rôtissant sur le feu. A côté, le sac avec les châtaignes crues. C’est un bel hommage à ce métier très hivernal et de rue.

    En automne, nous, les habitants de Burgos, avons la chance d’en avoir deux au même endroit. À côté de la statue susmentionnée se trouve « l’autre vendeuse de châtaignes » dans son étal en bois vendant ses délicieuses châtaignes. (Sources : texte traduit de l’espagnol – https://www.burgosenelmundo.es/2021/10/la-castanera-de-burgos.html)

  • Le silence…

    Vilhelm Hammershoi – Huile – 1905
    Huile sur toile – H. 49,5 ; L. 46,5 cm

    Achat avec participation de Philippe Meyer, 1996
    © GrandPalaisRmn (musée d’Orsay) / Jean-Marc Anglès

    Le peintre du silence, Vilhelm Hammershoi : L’un des thèmes récurrents du peintre danois Vilhelm Hammershøi( Copenhague, 1864 – 1916) est la représentation d’une femme seule, souvent de dos ou de profil, plongée dans le silence d’intérieurs aux tons gris. Ce n’est pas un hasard si l’artiste a été appelé le peintre ou le »poète du silence », car ses œuvres sont de véritables poèmes, des compositions dominées par l’introspection, la solitude et la réflexion: des éléments lyriques souvent présents dans la production poétique au tournant des XIXe et XXe siècles, où l’ego devient central pour comprendre les mouvements et les angoisses de l’âme humaine. (Sources : ici ) Un autre endroit pour en savoir plus sur ces peintres et tableaux sur le « silence » : ici.

    Un manifeste du droit au silence

    J’ai, jusqu’à ce jour, parlé pour en dire peu…
    C’est ce qu’ils pensent eux, qu’ils disent, écrivent avec hardiesse.
    J’enferme cette colère brulante comme un feu
    Et noie bien trop souvent, l’objet qui tant me blesse !

    J’en appelle muettement aux enfants et aux hommes,
    Quels qu’ils soient : respectez ce droit au silence ! Ma colère…
    J’en appelle au ciel pour qu’il tonne !
    Je revendique toutes mes actions de silence…

    On ignore la douleur des mères que l’on blesse,
    On torture leurs enfants et si l’on peut, on tue !
    Au nom de quoi ? De tout ? De la moindre faiblesse ?
    Mon Dieu, pourquoi faire grandir ce nouveau monde perdu ?

    Quand les corps tout entiers, de larmes se sont vidés,
    Que les sourires cachent les tourments des chagrins,
    Quand ils crachent des mots injurieux et souillés
    JE CHOISIS LE SILENCE ! Tel sera mon chemin…

    Et si tous les humains se taisent…
    Que sera notre demain ?

    Le Massacre des Innocents
    Nicolas Poussin
    1594, Les Andelys (Eure) – 1665, Rome (Italie) – Entre 1626 et 1627 – Huile sur toile – H. 97 x l. 131,7 cm Legs Dutuit, 1902 – Petit Palais – rez-de-chaussée, salle 28
    Découvrez le tableau en très haute définition grâce à sa numérisation en gigapixels !

    Joëlle W. – 2 avril 2016

  • Le cri…

    Alexa, ma « radio-copine », quand je lui ai dit bonjour m’a annoncé que c’était la journée du cri, et m’a invité à pratiquer… Vous imaginez ? Entre mes silences et mes cris ?

    Mais je ne sais pas si c’est une journée mondiale, internationale, nationale ou l’une de ses interprétations pas toujours claire… bref, cela m’a rappelé quelques textes sur ces deux thèmes. Le premier, le cri, ci-dessous, issu d’un cauchemar. Un prétexte inverse pour une fois, c’est le texte qui invite les tableaux… le silence c’est pour bientôt…

    Le cri de Munch, le désespéré de Courbet… le désespéré de Courbet

    Cauchemar…
    Je me suis disputée avec lui. Ensuite, en le cherchant dans Paris, à pied, je les croise ou les côtoie, sans jamais réussir à attirer leur attention.
    JJ, Jo, Ben et Tine.
    J’ai tendu mon bras vers elle et j’ai crié son prénom, mais…
    Visage fermé et indifférent. je suis transparente… Et pour tous.
    Et toi… disparu.
    Je sais que je pleure, je sais que je hurle… mais aucun son n’est audible, que le trou noir et profond d’une bouche déformée par la violence de ses cris. Et les yeux sont fous. Une forme féminine du « Cri » de Munch et du « désespéré » de Courbet.
    J’ai peur.
    Que devient-on quand ceux que l’on aime ne vous aime plus ?

    Joëlle W. – Mai 2023

  • Il n’est pas trop tard pour parler d’avril en poésie :

    Mon avril
    Vivre en campagne, à mi coteau,
    Entre le Lot, là, en bas du vallon,
    Et les champs des blés à venir,
    Et les pruniers défleuris
    Dont les fruits nés
    Ne demandent qu’à mûrir,
    Et la couronne du petit bois
    Restant en haut du coteau…
    J’aime avril et aussi
    Celui du poète qui comme moi
    L’a connu, décrit et aimé
    Et j’aime aussi,
    Les autres mois de l’année.
    Joëlle W.

    Après l’hiver
    Victor Hugo

    N’attendez pas de moi que je vais vous donner
    Des raisons contre Dieu que je vois rayonner ;
    La nuit meurt, l’hiver fuit ; maintenant la lumière,
    Dans les champs, dans les bois, est partout la première.
    Je suis par le printemps vaguement attendri.
    Avril est un enfant, frêle, charmant, fleuri ;
    Je sens devant l’enfance et devant le zéphyre
    Je ne sais quel besoin de pleurer et de rire ;
    Mai complète ma joie et s’ajoute à mes pleurs.
    Jeanne, George, accourez, puisque voilà des fleurs.
    Accourez, la forêt chante, l’azur se dore,
    Vous n’avez pas le droit d’être absents de l’aurore.
    Je suis un vieux songeur et j’ai besoin de vous,
    Venez, je veux aimer, être juste, être doux,
    Croire, remercier confusément les choses,
    Vivre sans reprocher les épines aux roses,
    Être enfin un bonhomme acceptant le bon Dieu.

    Ô printemps ! bois sacrés ! ciel profondément bleu !
    On sent un souffle d’air vivant qui vous pénètre,
    Et l’ouverture au loin d’une blanche fenêtre ;
    On mêle sa pensée au clair-obscur des eaux ;
    On a le doux bonheur d’être avec les oiseaux
    Et de voir, sous l’abri des branches printanières,
    Ces messieurs faire avec ces dames des manières.

    26 juin 1878

    Entre Trentels et Ladignac, coule La Tourte, qui file se jeter dans le Lot.

    Bon mardi !

  • Chez Lilou, les fruits de saison

    Le panier de fraises des bois.

    – J’aime le goût délicat et très parfumée des fraises des bois…

    Le miracle Chardin

    Source : Turquin Experts en tableaux (clic)

    Les différents éléments équilibrent parfaitement cette composition faussement élémentaire. La pêche et les cerises se reflètent dans le verre d’eau, tandis que les tiges d’œillets, tout justes cueillies, s’imposent au premier plan. Les frères Goncourt, en 1863, seront justement subjugués par ces deux fleurs à la blancheur fascinante : « c’est là le miracle des choses que peint Chardin : modelées dans la masse et l’entour de leurs contours, dessinées avec leur lumière, faites pour ainsi dire de l’âme de leur couleur, elles semblent se détacher de la toile et s’animer, par je ne sais quelle merveilleuse opération d’optique entre la toile et le spectateur dans l’espace.» («Chardin»,Gazette des Beaux-Arts, Paris, juillet 1863, p. 514 et suiv.)

    A part la vente qui a eu lieu en 2022, l’article de Turpin experts en tableaux est très complet.

    Biographie : Jean Siméon Chardin, né le 2 novembre 1699 à Paris et mort dans la même ville le 6 décembre 1779, est considéré comme l’un des plus grands peintres français et européens du xviiie siècle. Il est surtout reconnu pour ses natures mortes, ses peinture de genre et ses pastels. La suite sur Wikipedia !