• Merveilleux texte décliné 3 fois… par des artistes de grand talent !
    A vous d’apprécier l’un ou l’autre, ou les trois ?
    Tout en bas, de ce billet… Les mots, pour vous permettre, si vous ne l’avez pas encore fait, d’apprécier leur magnifique harmonie.
    Et quelle femme ne se retrouve pas dans ces vers, dans l’un ou l’autre de ces portraits, quelle femme n’a pas un souvenir qui émerge, en lisant ou écoutant chacune de ces évocations de l’homme et
    poète, Antoine Pol…
    Une vie de poète après une vie bien remplie et tellement éloignée l’une de l’autre…

     

     

     

    Je veux dédier ce poème 
    A toutes les femmes qu’on aime 
    Pendant quelques instants secrets 
    A celles qu’on connaît à peine 
    Qu’un destin différent entraîne 
    Et qu’on ne retrouve jamais

    A celle qu’on voit apparaître 
    Une seconde à sa fenêtre 
    Et qui, preste, s’évanouit 
    Mais dont la svelte silhouette 
    Est si gracieuse et fluette 
    Qu’on en demeure épanoui

    A la compagne de voyage 
    Dont les yeux, charmant paysage 
    Font paraître court le chemin 
    Qu’on est seul, peut-être, à comprendre 
    Et qu’on laisse pourtant descendre 
    Sans avoir effleuré sa main

    A la fine et souple valseuse 
    Qui vous sembla triste et nerveuse 
    Par une nuit de carnaval 
    Qui voulut rester inconnue 
    Et qui n’est jamais revenue 
    Tournoyer dans un autre bal

    A celles qui sont déjà prises 
    Et qui, vivant des heures grises 
    Près d’un être trop différent 
    Vous ont, inutile folie, 
    Laissé voir la mélancolie 
    D’un avenir désespérant

    A ces timides amoureuses
    Qui restèrent silencieuses
    Et portent encor votre deuil
    A celles qui s’en sont allées
    Loin de vous, tristes esseulées
    Victimes d’un stupide orgueil.

    Chères images aperçues 
    Espérances d’un jour déçues 
    Vous serez dans l’oubli demain 
    Pour peu que le bonheur survienne 
    Il est rare qu’on se souvienne 
    Des épisodes du chemin

    Mais si l’on a manqué sa vie 
    On songe avec un peu d’envie 
    A tous ces bonheurs entrevus 
    Aux baisers qu’on n’osa pas prendre 
    Aux coeurs qui doivent vous attendre 
    Aux yeux qu’on n’a jamais revus

    Alors, aux soirs de lassitude 
    Tout en peuplant sa solitude 
    Des fantômes du souvenir 
    On pleure les lèvres absentes 
    De toutes ces belles passantes 
    Que l’on n’a pas su retenir

    Antoine Pol (sources : http://poesies.net/)

     

  •  

    C’est incroyable comme on est vulnérable quand on est malade…

    Au fond de mon lit, la nervosité me fait râler. La fièvre rend mon corps insupportable. Je ne supporte pas mes jambes posées l’une sur l’autre. Cela me fait mal, et en les changeant de place,
    l’une après l’autre, je frissonne. Je déteste les draps froids. Mes pieds sont gelés… Je me rassemble en position fœtale, pour avoir chaud, mais mon corps me fait mal …MP900337311 oméopathie

    Je me retourne, tourne et me retourne encore…

    Pendant ce temps, mon esprit boue… questionne… ne raisonne plus…

    Mes yeux clos à l’excès n’empêchent pas les images qui défilent, qui s’échappent de mes boites aux souvenirs, boites que je n’ose plus ouvrir, ces boites où sont enfermés les plus beaux et les
    plus terribles des souvenirs.  Les voix et les parfums y sont aussi. Et même le souvenir du toucher, de la sensation qui naît de ce geste, amour ou colère. Dans ma tête règne un vrai
    capharnaüm !

    Pourquoi la fièvre exacerbe-t-elle toujours le corps, pourquoi rajoute-t-elle la souffrance à la souffrance ?

    Brutalement je m’assoie sur le bord de mon lit pour tousser de cette toux qui m’arrache des sifflements et égratigne encore ma gorge, cette toux qui enflamme mes poumons.

    J’ai mal.

    Comment est-ce arrivé ? Pourquoi cette toux récidive… Déjà l’année dernière… Je crois dans ma fièvre que je vais jouer une version courte et rapide de la dame aux camélias.

     

    CIELS-NUAGES 5434J’enfile ma robe de chambre, sort de
    ma chambre, descend l’escalier. Par la petite fenêtre je regarde le jardin tristement éclairé par le rayonnement froid de la lune. Tout est calme, rien de bouge. A peine un souffle de vent qui berce les branches des arbres et des haies…

     

     

    Je fais chauffer de l’eau et la verse généreusement sur deux pincées d’une tisane pectorale trouvée dans ma boiteMP900401457 tisane à infusions. Avec ma tasse de tisane dans la
    main, je remonte dans ma chambre. Elle est trop chaude et je la bois à toutes petites gorgées, au fond de mon lit, la couette remontée et coincée autour de moi. Mes pieds ne veulent pas se
    réchauffer.

    La chaleur de la tisane m’apaise, et je me dis en regardant le radio-réveil que le matin ne va pas tarder, pourvu que je me rendorme…

    Un baiser sur mon front brûlant, il vient me dire qu’il part travailler. Pour moi, la fièvre est tombée mais mon corps et mon âme me font toujours mal.

     

    27 novembre 2007

    Je vous rassure, je vais bien. C’est un vieux texte… 

     

     

     
  • Le jour n’est pas encore levéles-chats 6748
    Que déjà, je le sais, elle est là,
    Derrière ma porte fermée
    Elle guette mes premiers pas.

    Cela fait sept mois pleins
    Que nous nous sommes rencontrées
    Et depuis nos deux destins
    Harmonieusement se sont liés.

    J’avoue ne pas avoir compris
    Et ne comprends toujours pas
    Ce qui nous a rapproché ainsi….
    Un jour d’hiver dans le froid…

    Je l’ai surprise quelquefois
    Et sans besoin, à miauler seule…
    Eh bien oui, moi aussi parfois
    Je me surprends à parler seule…

    les-chats 4794Chaque matin je prends la plume
    Elle, elle s’installe non loin de moi
    Surveillant mon porte-plume
    Les yeux mi-clos, le museau droit.

    Je me lève et très patiente,
    Elle me regarde…Puis la croisée..
    Pas besoin d’être voyante
    Pour comprendre son projet…

    Dehors, elle s’en va donc flâner
    Et vaque à ses occupations.
    Ainsi, depuis presqu’une année,
    C’est notre vie sans déception…

    Nous respectons, de l’autre, la vie
    Nous réchauffant parfois le cœur
    De caresses. Et nous avons appris
    A savourer ces instants de bonheur…

    les-chats-6173.JPG

  • Énigme des pierres gravées… Les recherches continuent…

    Il pleut. La terre exhale cette odeur de terre caractéristique des premières pluies en saison sèche. La température est brutalement tombée…Dix degrés… Brrrr ! J’ajuste mon châle et pour la première fois depuis longtemps, je déjeune à l’intérieur. Ce matin la terrasse reçoit une brise trop fraiche et ma nuit trop courte  me rend encore plus frileuse.

    Les journées du patrimoine sont en fin de semaine… Le besoin de documentation est si fort que je veux me rendre aux archives départementales. Une de mes amies m’accompagne. Pour elle, c’est une première… Elle ne connait pas encore ce milieu de tous les possibles… J’espère qu’elle ne sera pas déçue !

     

    Au programme, des recherches sur la Compagnie des chemins de fer d’Orléans, et la création du tronçon Paris – Agen, les magnifiques cartes-terriers faites par on ne sait qui, dans la deuxième moitié du 18ème siècle, et si je peux encore « farfouiller » dans le fonds de la Comtesse de Raymond… je le ferais : les familles D’Albert de Laval, de Lustrac et de Pontajon… et d’autres qui croisent celles que j’étudie.

     

    Lors de la consultation d’une des cartes-terriers, je cherche si la maison des signes qui me passionne tant, existe déjà. J’ai trouvé le « tènement » en question, mais il n’y a pas
    encore de bâtiment….Voilà donc un début de piste.

     les-pierres-2699.JPG

    La présidente de salle m’interpelle :

    -« Dites, ce n’est pas vous qui m’avez adressé un message par Internet au sujet de signes sur une maison ?»

    Surprise, je réponds que oui, c’était bien moi.

    -« Alors, avez-vous du nouveau ? »

    Je lui raconte mon dernier contact avec la propriétaire par téléphone… Mais lui affirme que, malgré ma déception, je n’ai pas dit mon dernier mot !

    Elle-même semble pensé que la personne a pu être influencée par quelques signes déjà existants, et qu’il faut persévérer. Ces quelques paroles réconfortantes me font du bien.

    Je suis à nouveau toute excitée par le sujet et termine mes recherches pour la journée, la tête pleine de nouveaux projets !

    A suivre…

     
  • Pour faire suite au succulent billet de mon amie Fryou, j’ai eu envie de vous faire partager son article …

    photo-lapin-au-pruneaux.JPG  Petite fille j’adorais le lapin aux pruneaux, cuisiné surtout dans le
    nord de la France. Maintenant je vis dans le sud-ouest, dans le département (le Lot-et-Garonne, préfecture Agen) où je suis entourée des pruniers d’Ente, variété que l’on cultive essentiellement pour le sécher ! La culture et le séchage sous des formes variées à travers les âges, remonte au moins du Moyen-âge en France… Aujourd’hui, beaucoup moins de main-d’œuvre, on secoue les pruniers et les prunes tombent dans d’immenses « parapluies » renversés.

    RAMASSAGE-PRUNES.jpg  RAMASSAGE-PRUNES-3.jpg  RAMASSAGE-PRUNES-4.jpg

    … Ce plat est toujours l’un de mes préférés, ainsi que le magret de canard accompagné d’une sauce au confit de miel aux écorces d’orange (créée par l’une de mes amies), de grenailles de pommes
    de terre avec quelques légumes verts. Hum… J’en salive !

    J’aime aussi la délicatesse d’un riz au lait d’amande tiède encore, servi avec une salade de fruits frais, de saison…

    Bon appétit !

     
  •  

    Vous pouvez stopper la musique ci dessus.

    A la demande de l’auteur, j’ai ôté ce magnifique portrait d’enfant… Et malheureusement, impossible de voir cette toile ailleurs…
    (Les devoirs – portrait d’enfant – Gilles Rousset)

    Bientôt l’âge de raison, et te voilà bien fier
    L’entrée en grande école s’est faite la semaine dernière….
    Une maîtresse sévère a fait ta connaissance
    Et espère bien de toi, avoir « obéissance » !

    Mais elle aura aussi le plaisir de t’apprendre
    La lecture, l’écriture, qui permettent de comprendre…
    Qui permettent l’évasion, la distraction, le rêve…
    Et les pauses de lecture te paraîtront trop brèves.

    Quand de ces lettres, de ces mots tu auras la maîtrise.
    Viendra aussi le jour des additions comprises…
    Tu sais déjà tes chiffres, tu comptes avec tes doigts
    Et tu peux, sur l’ardoise écrire un résultat !

    A l’école, tu sais, on y fait aussi des voyages
    On visite l’Histoire, on traverse tous les âges.
    On survole le monde, observant les pays,
    Contrées proches ou lointaines, et aussi où tu vis.

    On découvre le monde de la Géographie.
    Puis l’infiniment grand et l’infiniment petit
    C’est encore, mon enfant, un bien bel univers
    Celui que l’on appelle les sciences de la terre….

    Matéo, aujourd’hui, c’est maman qui te lis ces vers
    Je les ai écrit pour toi, ce matin, loin de ton univers !

    Car bientôt tu sauras les lire tout seul, tout bas…
    Ou même les crier sur les toits !
    Et je serai encore plus, fière de toi !

    Baisers mon petit Matéo !

  •  

    la-faune 0629 les perdrix  Allez, allez vite vous
    cacher !

    Et voilà, comme chaque année
    Il est revenu se cacher
    Lui et son bâton cracheur de feu
    Dans les endroits broussailleux.

    Il investit le petit bois
    Ne se gêne pas, passe chez moi
    Pour ne pas louper la perdrix
    Risquant tuer mon chat aussi !

    Alors, chien errant et minet sauvage
    Fait attention à ton pelage
    Lui, l’autre, il confond et tire !

    Maitres, soyez donc vigilants
    Pour vos amis, soyez prudents
    Avec moi, chassons le chasseur intrus !

    les-chats-4797.JPG

    Et toi aussi, Follette, reste bien caché. De là où tu es… tu vois tout !

     

  • BANCS-ET-CHAISES-6396.JPG …Au bord du Lot !

     

     

     

     

    BANCS-ET-CHAISES 6507… Dans un rue du village de Condat !

     

     

     

     

     

     

     

     

    BANCS-ET-CHAISES 5464… Dans le jardin du chateau de Goudourville !

     

     

     

     

    BANCS-ET-CHAISES-6522-copie-1.JPG… Dans un
    jardin particulier à l’Ile d’Oléron !

    Et vous ? Où méditez-vous !

    Belle journée !


  • 0ad39345f7f4465a94c54633ead1fdcb 2
    Plus une ligne, ni un vers,
    Ne coule de ma plume, c’est un fait !
    J’ai tout essayé : trois litres de café,
    Musique douce… Rien ni fait !
    Je trempe et retrempe ma plume
    Dans l’encre bleue de la nuit
    Sur le métal, elle glisse
    Ne voulant rien donner.
    Nu, vide, le papier crie
    Mes larmes alors l’apaise
    Et ma plume d’encre bleue
    S’abreuve de cette eau bienfaisante
    Laissant un ciel tourmenté
    Naitre sur la feuille immaculée.

    Un jour mes larmes sècheront.CIELS-NUAGES 2484
    Et sous la lune propice,
    Elle courra me rejoindre
    Cette muse coquine,
    Qui m’a abandonnée !
    Alors, la terre bleuie
    D’encre et larmes mêlées
    Recueillera mes petits mots froissés
    Entassés durant ces longues années
    Dans ma tête, mon cœur, mon âme…
    Ils vivront au-delà de ma plume,
    Au-delà des paroles blessantes,
    Ceux qui criblèrent mon visage
    Permettant aux colères d’exister.

    La femme que je suisIMG 6555
    Est loin d’être parfaite !
    La fille, l’épouse, la mère,
    De toutes ces images
    Je reste prisonnière
    De l’enfance blessée
    D’être « une bonne à rien ».
    Alors, pour réagir
    A la violence des mots
    Une réponse poétique
    C’est mon arme secrète.
    C’est à toi et à toi
    Que je dédie ces mots.
    Ils se reconnaîtront.

    Je ne les condamne pas… Je les aime !PATTE DE CHAT PENDANTE

  • Un tout petit moment pour un petit billet… et je  reviens vers vous… doucement !

    au-fil-de-l-eau-6382.JPG

    Mes pas, ce jour-là, ont approché la rive et l’appel de la mort s’est fait beaucoup plus fort.

    Et tandis que j’ôtai mes souliers de cuir écorché, je me penchais et ne vis pas les rameaux qui se penchèrent vers moi. Ils tirèrent mes cheveux en tous sens, de sorte que je fus échevelée. Ils
    me griffèrent les joues de leurs méchantes épines.

    Mais cela ne m’importait pas. La fin de ma vie était dans les bras de ma rivière… Je l’entendais m’appeler…

    Je m’assis sur un rocher qui depuis toujours était là, et dans un geste machinal, habituel, je roulais mes bas.au-fil-de-l-eau-6719.JPG

    Me redressant, je fixais les eaux limpides sur lesquelles glissaient des brumes blanches.

    Impossible de quitter cette masse fuyante et liquide des yeux… Mon reflet vivait dans l’onde mouvante, me disant de le rejoindre.

    Alors qu’un cri déchira l’air, je compris que c’était moi qui criais… Je revenais à la vie, sur la rive où l’on m’avait tiré…au-fil-de-l-eau-6407.JPG Autour de moi, des gens
    s’affairaient…

     

    Texte de pure fiction…