• Non, non, Ce n’est pas de la nostalgie… 

    Mais à ranger des tonnes de papiers, j’ai eu l’idée de mettre en ligne quelques poésies sans prétention que je redécouvre dans un vieux cahier…MP900399344

    Comme beaucoup, j’ai été dévorée par le stress d’une vie très active, dans laquelle on se sent bien, ou moins bien, ou pas bien du tout. Les origines en sont diverses et je ne prends même pas le temps, ici, de les analyser. Non, ce qui me donne envie de partager ce texte, c’est plutôt la suite de ces agressions ininterrompues, les conséquences de ce mal de vivre ou de ce vivre-mal, les effets sur le corps, l’esprit…

    Il est évident que le refuge ultime semble être le sommeil, lieu de l’oubli et de l’irréel, un « no man’s land » que pour un moment, on s’approprie. Rien ne fonctionne comme
    dans notre vie cadrée, organisée, proprette et bien rangée. C’est le lieu de tous les possibles et les impossibles. Et pendant que l’on est là, dans ce monde que nous ne pouvons maîtriser, le monde des rêves et des cauchemars, en dehors de nous, tout continu…

    Allez, debout ! Il est temps de se réveiller…

    Histoire du temps qui passe

    clocher-a-Tournon-dAgenais.jpg

    Histoire du temps qui passe sur le quai de la gare
    Qui s’arrête, peut-être, pour deux mains qui s’enlacent.
    Histoire du temps qui fuit sur l’aéroport triste,
    Evitant les horloges et les tableaux horaires. 

    Je ne veux plus rentrer puisque je suis hier
    Et que ce lendemain reste encore aujourd’hui !
    La terre, elle, tourne à l’envers sur mon cadran à moi.
    La montre à mon poignet torture ses aiguilles.

    Et je ne comprends rien du langage des gens
    Qui dans un ballet fou, vivent une vie à rebours.
    La tête me tourne et je ferme les yeux
    Ne sachant plus très bien le pourquoi de l’histoire.

    Et la brutalement, je me jette en avant !
    Bousculant tout et rien dans un vide incertain.
    Conflans-Sainte-Honorine, sur un panneau tracé
    Me dit que mon trajet vient de se terminer.

     Je m’étais assoupie dans le train…

    (Trajet de la Gare Saint-Lazare à Conflans-Sainte-Honorine – 25 septembre 1989)
    (Clocher à Tournon d’Agenais avec le cadran lunaire, et le cadran de l’horloge) 

     

     
  •  

    29-10-12 PREMIERES GELEES

    Le soleil se lève étirant les ombres du jardin.
    Les terres brunes fraichement retournées, fument.

    L’herbe des prairies alentours reverdies des pluies récentes
    A blanchie cette nuit pour la première fois.

    Vision glaciale de ce petit matin d’octobre
    Où mon père vit le jour, il y a quatre-vingt-neuf ans !

    Il n’est plus depuis bien trop longtemps
    Apaisé, je l’espère dans cet autre jardin…

    Je me surprends encore, à lui dire,
    Alors papa, que penses-tu de ça ?

    Pourquoi, nous qui avions les même idées
    Nous écorchions-nous aussi souvent le cœur ?

    Enfance malheureuse loin de tes chers parents
    Qui avaient déjà accrochés sur le registre de l’état civil : divorce.

    Une tante, ta marraine je crois
    A bien pris soins de toi, mais cela ne te suffisait pas.

    Si j’avais su tout ça, si j’avais su papa,
    J’aurais pu t’aimer encore davantage.

    Sur tes genoux te gaver de baisers
    En abimant ma bouche sur tes joues mal rasées…

    Mais mon enfance a fui et mon adolescence
    Fut celle d’une rebelle, ne faisant pas confiance.

    Alors je t’ai peiné et je l’ai regretté.
    Tu sais tout maintenant de là ou tu me vois…

    Je t’ai dit ma tendresse, et mes regrets sincères
    Ces mots, sur un papier baigné de mes larmes,

    Je le sais sur ton cœur où je l’ai tendrement posé
    Le jour ou sur toi, la terre est retombée…

    Allez, petit papa, je pense toujours à toi,
    Maman et ma petite sœur, on parle souvent de toi !

    Bon anniversaire !

    CIELS-NUAGES 3496

  • Bonjour,La-flore 4981

    En plongeant dans mes souvenirs, je suis allez farfouiller dans la caverne de l’INA (où je suis abonnée) et j’ai retrouvé ce mini reportage. J’ai eu le plaisir cette année-là, d’assister au
    récital de ce grand Monsieur… Parfois un peu trop, heu… anar, dit-on… Mais cela dit, cela faisait un peu « bouger » la société, non ?

    Mais pour l’heure, je souhaite vous faire partager (encore !) 3mn 18 de cette année 1990, et dans la caverne en question, il y a bien d’autres à voir et écouter !

    Alors, pour un amateur – il se reconnaitra (As-t-il des hauts-parleurs maintenant ?) !
    Pour les amateurs… vous, moi et tous les autres…

  • Clic sur II pour arreter la chanson !

    Une envie de partage…

    Jamais je n’aurais eu le plaisir de voir ce document… Alors, dans la caverne de la BNF, par l’intermédiaire de Gallica, la BNF en ligne, je vous « invite au voyage », voir page 115… mais
    comme elles n’est pas paginée voir la page 116 et revenir en arrière. Pour apprecier ce texte… agrandir en cliquant sur l’icone plein écran…

    Mais vous pouvez feuilleter tout à loisir ce livre, avec ses commentaires de la main de l’auteur, juste avant sa publication. Il sera édité en 1857…

    Bon je vous laisse découvrir ce joyau (clic sur la flèche verte) ! Et vous pourrez y revenir autant de fois qu’il vous plaira !

    Belle journée !

  • La-flore 4976

    Ben voilà… Un vraie, fausse petite énigme.

    Telles les athlètes, celles qui pratiquent la course d’obstacles, je viens de franchir la sixième haie…

    Cette épreuve consiste à parcourir à une vitesse maximale, une distance de 100 mètres en ligne droite en franchissant dix haies de 84 cm. Le nombre de haies tombées
    n’intervient pas dans le classement, elles ne font que ralentir les sprinteuses.

    –       J’espère avoir bien fait tomber mes haies, et qu’ainsi, l’arrivée sera plus difficile à atteindre !

    Normalement, la première haie est placée à 13 mètres après la ligne de départ,

    –       Moi, je l’ai mise à 10 mètres seulement.

    Puis, les autres haies sont distantes de 8,5 mètres.

    –       Et comme je fais rien comme les autres, je les ai placées à 10 mètres les unes des autres…

    Faites le calcul…. Je viens de franchir et faire tomber la 6ème, et ne suis pas pressée d’arriver…

    La-flore-7553-copie-1.JPGEt voilà, vous avez
    trouvé :

    Hier, j’ai fêté mes 60 automnes !

    Belle journée !

  • Bonjour passionnés de la blogosphère….

    J’ai un peu honte de n’être pas venu vous voir ces jours-ci…

    Mais…

    Démarrage d’un atelier informatique…. dans une asso… et c’est moi qui fait l’initiation !

    Révision et mise à jour de quatre vieux coucous… Ce n’est pas une mince affaire…

    Les balades et leurs chaussures de marche restent au placard pendant que les livres sont relégués sur les étagères, Ouf, dimanche passé en huit, j’ai écrit à mes amis, courrier postal ! Là
    aussi j’avais du retard… Sans commentaires, merci !

     CIELS-NUAGES 0705

    Enfin, celle qui râle le plus c’est ma boite à images…. Elle, c’est sa saison la plus colorée, celle qu’elle ne veut surtout pas rater… Ben elle fera comme moi, elle patientera quelques jours
    encore…

    A très vite pour vous lire passionnément et vous écrire délicieusement….

     

  • Chez moi, pas encore de teintes automnales, le vert domine encore… Mais l’automne inexorablement s’avance. Dans le champ de pruniers de Jean-Pierre et dans le petit bois en haut de sa colline,
    dans les roseaux qui bordent l’étang en bas de la route qui va vers Saint-Aubin… Je le guette pour capturer ses couleurs chaudes dans ma boite à image…

    la-faune 7465Je traque aussi le frisson qui viendra confirmer
    mes craintes. Ce frisson de fraîcheur qui donne aux oiseaux le signal du départ, ces oiseaux rassemblés sur les fils électriques et piaillant tellement fort à la fin de la journée, si fort,
    criant leur peur de la nuit qui s’avance, qui les engloutira et leur peur avec.

    au-fil-de-l-eau 7460 LE PUITSPour
    l’instant la pluie mouille doucement la terre blessée, brulée du soleil de l’été. Elle soigne ces grandes crevassent qui zébraient la terre du champ qui entoure ma demeure. Le trop plein des eaux
    des gouttières prend le même chemin depuis des décennies, certaines s’écoulant dans les baquets de bois, d’autres s’infiltrant partout pour redonner la vie, dans les pierres du muret qui sépare
    le potager et la cour, ou encore, glissant sur la margelle du puits, usant doucement les pierres. Et d’autres encore, canalisées, dégoulinent jusque dans les charbons sur la terrasse, dans le bac
    cimenté maçonné au siècle dernier. Et goutte à goutte, elle arrive purifiée dans la citerne contiguë à la maison, côté sud.

    Les odeurs même sont différentes. Celle des moisissures dominent mêlées au parfum sucré des prunes pourrissant qui jonchent le pourtour des pruniers. Mais dans la pelouse c’est aussi une
    abondance de couleurs… Celles des fleurs de l’automne, celles qui laisseront un souvenir pour les jours froids de l’hiver… Les crocus jaunes que l’on nomme joliment vendangeuse, abondent,
    accompagnées de quelques chrysanthèmes dont les boutons gonflés bientôt éclateront… Quelques insectes s’accrochent aux feuilles mouillées et glissantes, attendant l’éclaircie pour terminer leur
    mission avant les grands froids…

    crocus d'automneJ’aime ces moments où je ressens la paix, la
    valse lente de Nino Rota s’échappant par la fenêtre entre-ouverte, le calme régnant sur cette tranquille campagne…

  • C’est mon p’tit doigt qui l’a dit…
    – « Découvre donc les secrets du cœur de la destinée…. m’a-t-il dit, un article signé ENIGMA, que tu trouveras dans un magazine féminin « Les Dimanches de la femme : supplément de la
    « Mode du jour » » d’avril 1925 ! » (sources : http://gallica.bnf.fr/)

     export titre magazine

    Bien sûr, je me suis exécutée … Je ne résiste pas à l’envie de partager avec vous ce petit article que j’y ai
    trouvé…sur l’étude de…

    …Votre petit doigt !export petit doigt 1925

    (En cliquant sur l’article, vous pourrez en lire les détails !)

    Voilà, aujourd’hui vous allez découvrir tout ce que vous ne savez pas sur ce cinquième doigt ;

    • Tout d’abord, son nom,
    • Ce à quoi il peut servir,
    • Enfin, la prévision du « don » prédominant chez la personne à qui il appartient !

    Amateur de chiromancie, appréciez la délicatesse du sujet.

    Juste en regardant un petit doigt, saurez-vous quel genre de personne est devant vous, votre voisin, votre patron, votre petite amie… Les verrez-vous toujours avec
    les mêmes yeux ? Croyez-vous qu’une vie peut basculer juste à cause d’un petit doigt ?

    AVERTISSEMENT : Tout cela est à prendre « du bout des doigts », et garder vous de me « montrer du doigt »… Ce n’est que mon p’tit doigt qui l’a dit !

     A écouter, la diseuse de bonne aventure…

    Belle journée !

     

  • Quelques vers ce matin, en passant, pour vous souhaitez une bonne fin de semaine, du repos, la santé, des amis…

    Follette et Mamie-Joëlle

    baillement de Follette NB

     

     

     

     

     

     

    les-chats 6196

     

     

    Le chat

    Je souhaite dans ma maison :
    Une femme ayant raison,
    Une chat passant parmi les livres,

    Des amis en toute saison
    Sans lesquels je ne peux pas vivre.

    Le bestière – Guillaume Apollinaire

     

    NB

    la patte de Follette 2 (2)

  • L’heure du conte est passée, et je reste hébété.
    Comment aller dormir avec ce que je sais ?
    Dans le noir, au fond du placard, et sous mon lit
    Se cache, je vous l’assure, un soi-disant ami.
    INGSEYFS0496

    Le conteur l’a dit, dans l’ombre il m’attend !
    Moi l’ombre me fait peur, et je pleure souvent
    Quand maman, me couchant, souffle la bougie.
    Je le sais, ils sont là, dans le noir… Tous tapis…

    Bé qui ? M’a répondu l’Antoine, se moquant à demi.
    L’ogre repu, la sorcière du bois, et pis le loup aussi !
    Gros benêt, me dit-il. Ce n’est que racontars…
    Que l’on content aux enfants comme toi, un peu couards !

    Et s’en va en riant, me laissant là, penaud et embrouillé.
    Pas possible d’oublier quand je vais me coucher,
    Que sous mon lit peut-être, un ogre se dissimule…
    Qu’au fond de mon placard, dans un rayon de lune

    Une sorcière horrible viendra dans mon sommeil
    Jeter un sort pour que jamais je ne m’éveille !!!
    Et le loup… Lui, je l’ai vu en vrai, dans le brouillard.
    J’allais chercher de l’eau au puits, il était tard.

    Ses yeux brillaient, mais je n’avais pas peur
    Puisque dans son histoire, notre ami le conteur
    Disait que « derrière l’animal, un homme se cachait »
    J’avais tendu la main, comme pour le toucher…

    Une lueur vive passa dans ses yeux de feu.la-faune 2872 le loup vieux cormier 2008
    Le souffle court… J’attendais… ami-ami, s’il le veut ?
    Sa truffe noire et fraiche, sur ma main se posa
    Et levant sa tête vers le ciel… Il hurla !

    C’est ce cri déchirant, au milieu de ma nuit
    Qui me réanima… Tombé tout près du puits
    Mon pied dans une racine, une bosse sur le front
    J’avais perdu conscience. Retour à la maison…

    Gros baiser de maman, ce qui me consola
    Mais de l’histoire du loup, je la gardais pour moi.
    Apaisé, je le fus. Je me mis à prier avec ardeur
    Que sous mon lit ce loup soit mon ami de cœur !

    Puis, enfin…Le sommeil me pris.