Le Clic Clac chez Tortue (clic) , c’est une photo publiée le vendredi pourvu qu’elle soit rigolote, insolite, amusante, poétique, anodine.
Porte d’entrée du hall d’entrée vue de la cour intérieure
Le couvent de Vaylats, un endroit merveilleux propice à la méditation, à l’écriture, au retour à une certaine sérénité. L’endroit est confortable, la nourriture excellente. C’est une halte également pour les pèlerins qui vont ou reviennent de Saint-Jacques de Compostelle.
Pour moi, ce sont plusieurs séjours (clic) courts mais intenses en stage d’écriture qui sont aussi un ressourcement.
Passionnée de généalogie depuis mes vingt ans et par les premiers travaux de mon grand-père Georges DROUET, qui avait dactylographié à l’encre violette, une page recto verso, j’ai poursuivi toute ma vie des travaux de généalogie. Pas seulement pour ma famille, mais aussi pour des inconnus demandant de l’aide, ou après mon installation dans telle ville ou telle autre, les généalogies de familles nobles depuis le moyen âge ou celles de personnages marquants, ou de familles simples qui ont vécus dans les maisons où je vivais.
Alors généalogie, est-ce une passion ou une obsession ?
Vers la passion des livres, une belle acquisition vers les années 2000…
Dans les valises en cartons, les lettres et cartes postales, les photos, les généalogies.-2
Georges René DROUET
C’est sous la Troisième République, et le deuxième gouvernement Jules Ferry que nait mon grand-père, le 19 novembre 1883 à 5 heures du matin, au 47 rue du Faubourg Saint-Jacques à Paris dans le 14° arrondissement. A l’époque, je pense que cette adresse correspond à l’hôpital Cochin.
La famille vit au 16 Avenue Montsouris à Paris dans le 14° arrondissement. Georges est le troisième enfant d’Albert, Victor DROUET qui lui, est originaire de Rouen. Il a une sœur, Jeanne, et un frère, Albert Victor.
Son père, Albert décèdera le 31 octobre 1890 à 2 heures du matin. Il avait 43 ans.
Pour s’y retrouver… arbre patronymique.
Dans les papiers de famille, j’ai découvert deux documents intitulés « Distribution des prix » sur lequel il obtient deux accessits, un de « diligence » l’autre de « catéchisme ». Sur le tampon de l’école est écrit « Orphelinat St Vincent de Paul-58 R. Dombasle Paris-Vaugirard. Après quelques recherches sur Internet, j’ai trouvé trace de l’établissement. Je ferai un article à part quand j’aurai rassembler d’autres documents.
Force est de conclure qu’à 7 ans, mon grand-père se retrouve orphelin de père et qu’il a fait sa scolarité primaire dans cet établissement, scolarité qui se termine à 13 ans, âge auquel il reçoit les Prix et quitte l’école. Et après ?
Aurait-il passé son certificat d’études primaires ? Sur Francearchives.gouv.fr, il est rapporté qu’en 1872 il y a eu 5000 reçus à l’examen, et 20 ans plus tard, 180 000. Était-il dans les reçus de 1896 ?… A lire si le sujet vous intéresse, l’article de Patrick Cabanel, sur Francearchives ici, intitulé « Création du certificat d’études primaires ».
Quant à moi, j’ai passé les épreuves de ce diplôme encore obligatoire à 14 ans, pour quitter les études (1 à 2 ans en classe de fin d’études), et trouver un travail ce qui était assez facile à cette époque. Mais il était encore possible de rejoindre le collège…
(à suivre).
Cette année là : Le 24 novembre un arrêté du préfet de la Seine, Eugène POUBELLE, impose aux propriétaires d’immeubles de mettre à disposition de leurs occupants des « boites à ordures », une avancée considérable pour la salubrité publique.
En décembre : doréLe chœur de l’église de Cazideroque (47)
En participant à l’exposition photo « Plus me plaît le Boudouyssou » à Cazideroque en Lot-et-Garonne, exposition organisée par l’association Pays, Histoire et Patrimoines (voir PHP), j’ai pu visiter le village haut perché. Point de vu extraordinaire ! Et puis l’église et son très vieux cimetière à ses pieds. Un vision sublime à l’intérieure le chœur, tout illuminé… comment ne pas saisir l’instant ?
L’exposition était consacrée à la Vallée du Boudouyssou, un affluent de Lot qui s’y jette à Penne d’Agenais, non loin du Port-de-Penne. Jolie vallée où il fait bon se promener dans une campagne accueillante, où le patrimoine architectural nous réserve toujours de belles surprises.
La vallée du Boudouyssou ( Natura 2000)Du belvédère côté chœur de l’église point de vue…Étape du chemin de croix dans l’église,La porte opposée au chœurModillon regardant l’horizonL’ancien cimetière au pied de l’église de Cazideroque
J’avoue, je sais qui c’est. Parce que j’ai travaillé dans l’entreprise qu’il a fondé il y a… voyons, voyons… 162 ans !
Je ne vous raconterez pas moi-même sa vie, son œuvre, mais j’ai pu apprécier quelques « avantages » pour le Personnel à l’encontre des familles, notamment sur le Siège de Paris… parce que cet homme souhaitait un Personnel tranquillisé pour être efficace… alors par exemple, crèche au sein de l’établissement parisien, le Siège…
Je viens de trouver une carte postale qui doit dater du début du siècle dernier (Jamais je n’aurais pu penser écrire cette expression). Je vous laisse comparer avant/après le bâtiment du Crédit Lyonnais à VIlleneuve-sur-Lot (47), et ce qu’il est devenu à notre époque…
Où sont les promenades d’antan ?Ha… les parkings !
En 2025, la lecture n’a pas totalement disparue. Suivant notre âge, nos capacités intellectuelles ou physiques, on lit parfois autrement.
Les livres papiers existent toujours heureusement, mais on peut lire sur tablette, on peut accéder la la lecture audio, la lecture en braille ( la prochaine journée mondiale du braille sera le 4 janvier 2026 et une journée de sensibilisation lors du bicentenaire de la création du braille s’est tenue le 20 septembre dernier).
J’ai choisi de vous présenter quelques ouvrages de ma bibliothèque héritage d’un grand-père et quelques uns des 150 livres-audio de ma bibliothèque Audible, éditeurs différents.
Avertissement :Images générées par Firefly (Adobe)
Ronronnement. Bourdonnement. Rumeur d’un groupe électrogène. Nuit noire au village. Des files de fourmis noires arrivent de tous côtés.
Guide mystique et lumineux, cercle d’or au centre du village figé. Unique place minuscule. Je suis. L’une de ces fourmis, c’est moi. File indienne « ennoirée ». N’a qu’un but : allez vers la lumière comme papillon de nuit au centre d’une toile.
File masquée, dirigée vers les gradins dans le grand noir du secret. Le disque d’or attend, fascine…
Bourdonnement, ronronnement. Le disque disparait pour agrandir le secret du grand noir.
Des oh… Des hum… des Enfin…
Des ah… quand le disque renait. Il a grandi, n’est plus seul.
Au milieu de lui, là, en son centre central, un classeur noir de nuit qui s’ouvre brutalement, en claquant.
Hop, le levier saute, les pages noircies s’échappent et se plient, se déplient, se replient, se mêlent, s’entremêlent dans un contraste de blanc et de noir.Des oh encore et des bravos… Acclamations qui n’ont aucun effet sur le processus mis en route là, au centre de la piste. La chose continue à s’ouvrir, rétrécir, vibrer… Tout s’arrête !
Silence.
Silence noir de déception. Devant les feuilles bien rangées, le ronron s’atténue, le disque s’atténue, le noir veut tout avaler. C’est sans compter sur une toux lointaine, un éternuement joyeux et un clap de coulisses.
Roulement de tambour invisible.
Il surgit. L’homme de papier surgit comme un diable de sa boite. Libéré, l’homme de papier « Processus » sourit de tous ses mots, au centre du disque d’or, aussi grand que la piste au milieu des gradins.
Extasiées, toutes les fourmis du village, adoratrice du disque d’or, regardent, dévorent des yeux.
Processus n’en finit plus de s’agiter et son sourire de s’agrandir. Il tousse quelques lettres pour s’éclaircir la voix, roule des O majuscules, soulève son titre pour saluer laissant voir le chapeau.
Des O sont noirs de bonheur… Va-t-il déclamer ou versifier ? Nul ne le sait. L’agitation gagne les gradins si bien qu’une « holà » démarre chez les fourmis qui rougissent à l’infini…
Un petit cri. Petit cri. CRI s’amplifie à l’infini.
Le noir revient, rassurant, enveloppant, laissant la vedette à Processus en phase d’essai. Le CRI, c’est lui. Le tambour s’est tu. A présent le violon de carton joue la plus jolie sonate au clair de lune et Processus dit de merveilleuses choses. Des vers entiers s’échappent du sourire figé mais nous l’entendons, le ressentons. Des strophes entières sont reprises ensemble, nous, lui. Il rayonne dans son contraste parfait.
A l’enterrement d’une feuille morte, deux escargots s’en vont… Le violon de carton pleure la tristesse d’une sonate pour un pendu. Et les fourmis absorbent l’âme des poèmes qui s’égrènent, et la mélopée du violon triste. Elles changent, les unes après les autres, au fur et à mesure que les mots s’échappent de Processus en fin de vie… Les mots s’effacent de la blanche feuille de papier, les mots, les vers, les strophes, les poésies entières, virevoltent, choisissant telle ou telle fourmi, qui, heureuse, n’est plus noire de rien, mais couleur de toute la poésie du monde !
Quand tout est accompli, que Processus est terminé et blanc de bonheur, le disque d’or illumine tous les gradins de couleur.
Ecrit le 16 juin 2017 lors d’un atelier d’écriture.
Dans les valises en cartons, les lettres et cartes postales, les photos, les généalogies. -1-
Ils partent, ils sont partis et parfois sans rien nous révéler de leur histoire, de celles de leurs parents, de leurs ancêtres qui sont aussi les miens.
Je reste seule de ma génération, seule à porter mon patronyme, seule sans le bonheur de l’échange de souvenirs communs de l’enfance. Mais riche des souvenirs et témoignages écrits, de photos de tous âges, de dessins même…
Qui de ma descendance pourra passer ces trésors familiaux dans ce monde à la communication foisonnante mais sans rapport avec le langage dans le face à face des enfants avec les grands-parents, l’émotion dans le regard, dans la caresse rassurante, dans les larmes et les rires…
Après réflexion, voilà ma contribution… une suite de textes, transcriptions et photos qui raconteront des bribes de notre famille et à glisser ensuite dans un énième grand cahier…
***
Mon grand-père maternel, Georges Drouet, (1883-1940) un homme cultivé a laissé à sa fille unique, ma mère, des livres, de beaux livres comme on les faisait autrefois, une page recto-verso d’une ébauche de généalogie tapée à la machine à l’encre violette, avec quelques souvenirs… des dessins signés par lui mais aussi d’artistes peu ou pas connus, quelques courriers. ma mère perd son père et sa mère a deux ans d’intervalle et est orpheline à 17 ans.
De mon grand-père sans doute, un legs, celui de sa passion pour la généalogie que je (re)commence à 19 ans, enceinte de mon premier enfant. L’aventure, je la poursuivrai avec ma mère lors de sa retraite.
Une histoire qu’il faut bien commencer avec un personnage… Je commence mes récits par mes grands-parents maternels, ces inconnus ou presque, s’il n’y avait les photos pour les « matérialiser ». Côté paternel, l’inconnu, c’est mon grand-père, avec une photo. j’ai été dorlotée par ma grand-mère paternelle et son deuxième mari, qui fut mon parrain. Mais çà, c’st une autre histoire… (à suivre).
Maintes fois j’ai voulu te parler de ce mal qui me grignote de l’intérieur. Tu vois comme je vais mal aujourd’hui ? Alors écoute moi avant qu’il ne reste rien de moi, qu’un souvenir, peut-être un manque…
Ils appellent ça une « déprime » ou quelque chose comme ça.
Au commencement, sans que tu y prêtes attention, surviennent des larmes. Tu ne t’en rends pas compte, et puis tu te dis, tiens je pleure, et tu te rends compte que la vue d’un enfant malheureux dans un reportage, te bouleverse, allume un feu dans tes entrailles, et que ce sont tes larmes, vaines larmes, qui tentent d’éteindre l’incendie.
Laisse-moi te dire encore…
Le rythme de journée, entre travail, transports, mari et enfants… une routine sans goût, sans saveur, un manque de quelque chose, une monotonie qui vire doucement à une lassitude, un dégoût. Ils t’emmerdent tous avec leurs règles, leurs lois, leurs observations, leurs conseils, leurs horaires…
Tu subis et tu fais face, ou plutôt, tu le crois.
Certains soirs, c’est l’insomnie, sournoisement qui s’invite sans que tu saches vraiment pourquoi, et la lune est pleine. Tu lui mets tout sur le dos… À part ton ras-le-bol, tout va bien. Une tisane et tu retournes à ta nuit trop courte…
Et puis ?
Tu te mets à redouter l’heure du coucher, tu prolonges tes soirées, tu t’éloignes de lui, tu fumes plus que de raison dans ce jardin, ton jardin où tu te sens bien, par n’importe quelle saison, tu grimperais sur le pommier pour y cueillir les dernières pommes, ou sur le mur qui donne dans le parc du Prieuré si tu le pouvais, parler au vieux cèdre du Liban qui a reçu tant de confidences…Dans ta tête, c’est une lutte infernale où tout s’emmêle, et s’insinue traîtreusement les idées noires, les vraies, les méchantes, celles que tu refoules depuis un certain temps. Tu remets en cause ta raison d’être, ton utilité, ta vie, tu entends, ta vie !
Tu redescends l’escalier du jardin – ta descente aux enfers – avec différentes méthodes pour éliminer le problème. Ne plus penser, vider ta mémoire, « delete », effacer, supprimer, te supprimer, et tu te mets à rire comme une damnée…
Et plus tard ?
A oui, plus tard, c’est ton corps qui prend le dessus. Il ne le fait qu’à nuit tombée, quand toute la maisonnée dort. Il est la terre empoisonnée, cette terre qui fut fertile, qui a donné la vie, qui fut généreuse pour donner du plaisir, de l’amour, des baisers, cette terre qui sent que sa fin est proche, imminente, qui refoule par tous ses orifices ce qui est mauvais en toi, cette imminence de la mort te vide de tout ce qui est solide ou liquide en toi, en même temps, et tes tempes battent à se rompre.
Enfin, ton corps épuisé se donne au sommeil, jusqu’à la prochaine attaque.
La chapelle désacralisée n’a plus qu’une porte. L’odeur d’encens flotte encore malgré le temps. Le bois blond de la cloison vers la sacristie est noircit et sur le rebord repose l’étole oubliée d’un autre âge. Sur le sol, sont pêle-mêle des chaises et des prie-Dieu dont la paille des assises éventrées, font pensés à des épouvantails qui se seraient cachés. Et le Christ, figé sur sa croix n’en revient pas