Mon amie Follette a décidé pour moi…. Aujourd’hui, relâche ! 13° et soleil… Elle souhaite sortir et c’est une demande, insistante, à la rejoindre…
La pause sera peut-être plus longue… Besoin de faire d’autres travaux… Photographiques, ceux-là… Une série romantique avec des roses.et plus de 350 photos à « triturer », alors avec Follette qui prend toute la place, cela ne va pas être facile…
J’ai découvert ce charmant poème champêtre dans un petit recueil édité en 1927 par l’imprimerie parisienne Mouillier et Dermont.
La Saint-Valentin
Auguste Angellier, né en 1848 à Dunkerque, mort en 1911.
Février vient, c’est la Saint-Valentin[1], Févier vient, il fait rougir[2] les saules, Et, sous les rais[3], d’un soleil argentin Encor frileux découvre ses épaules.
Tous les oiseaux, c’est la Saint-Valentin, Tous les oiseaux, rouges-gorges, fauvettes, Merles, geais, pics, tout le peuple mutin[4]
Se réveillant, c’est la Saint-Valentin, Se réveillant, et secouant leurs plumes, D’un fou désir et d’un vol incertain Se sont cherchés dans les dernières brumes.
Dans les buissons, c’est la Saint-Valentin, Dans les buissons, les lierres et les haies Où le houx vert offre un rouge festin, Dans les roseaux, les halliers[5], les coudraies,
Dans les vieux murs, c’est la Saint-Valentins, Dans les vieux murs pleins d’heureuses nouvelles, Ce fut des cris, des chants, un bruit lointain De gazouillis et de battements d’ailes.
(Poème extrait de « Le chemin des Saisons » – Hachette éditeur).
J’ai découvert ce charmant poème champêtre dans un petit recueil édité en 1927 par l’imprimerie parisienne Mouillier et Dermont
[1] La saint-Valentin se fête le 14 février. Elle est l’occasion de réjouissances pour les garçons (les Valentins) et les jeunes filles (les Valentines). [2] Les bourgeons rouges des saules. [3] Les rayons. [4] Vif et querelleur. [5] Les fourrés, haies, massifs…
Tiens… pour illustrer le I du dico des citations, j’ai une idée… Ben oui, quoi, il n’y a pas qu’à vous que cela arrive, non mais !Cela m’arrive aussi, à moi, parfois ! … L’idée, c’est de trouver une citation pour le dico des citations de Domi. Quoi ? Je l’ai déjà dit ? Et bien je me répète… D’accord ? Idée… D’un côté, de l’autre d’accord. Lumineux, j’ai trouvé ma citation… Mourir pour des idées, d’accord, mais de mort lente. Georges Brassens
… O vous, les boutefeux, ô vous les bons apôtres Mourez donc les premiers, nous vous cédons le pas Mais de grâce, morbleu! Laissez vivre les autres ! La vie est à peu près leur seul luxe ici-bas Car, enfin, la Camarde est assez vigilante Elle n’a pas besoin qu’on lui tienne la faux Plus de danse macabre autour des échafauds! Mourrons pour des idées, d’accord, mais de mort lente D’accord, mais de mort lente.
Allez, on se l’écoute ?
Et une version féminine, interprétation que j’aime bien avec une sacrée orchestration… Je pense que Brassens aurait aimé… Et vous ?
Difficile de tenir le rythme… Voyons, une autre idée… Et bien oui, pour la lettre J !
Toujours des travaux personnels ou pas, du rangement pour organiser mon désordre, quelques balades au hasard de mes envies, oui, on ne sait jamais, si par hasard je faisais une belle rencontre… Comme la fois où mes pas m’ont conduit par hasard à ce cheval, qui semblait attendre ma visite…Il y a des fois où le hasard fait bien les choses, ne trouvez-vous pas ?
Et oui, vous avez deviné, voici ma participation au dico des citations… avec le H de HASARD,pour répondre à l’invitation de Domi, interpréter une citation (connue) tout en suivant l’alphabet.
« Il n’y a pas de hasards, il n’y a que des rendez-vous… » Paul Eluard
Alors, je prends le temps, le plaisir et à tout hasard (mais est-ce vraiment le fruit du hasard car sait-on ce que le hasard nous réserve ?) j’ai feuilleté les œuvres d’Alfred de Musset, et évidemment, par le plus grand des hasards, j’ai redécouvert cette poésie qui, pourrait être l’écho d’un billet sur mon autre blog, « Murmures sous le porche », « Pour faire le portrait d’un ami »……
Oeuvres d’Alfred de Musset, Poésie -1833-1852 – (sources : Gallica.bnf.fr) – Qu’un hasard nous rassemble…
J’aime la vie aussi, pour ces merveilleux hasards, ces rencontres imprévues, celles qui, hasard ou pas, viennent aux instants fragiles, réchauffer mon cœur et chaque fois m’étonnent et me donnent tant d’émotion…
Pour vous, un mardi de soleil, celui qui règna aujourd’hui sur ma campagne, ou, à glisser dans vos cœurs,s’il s’est fait absent dans votre ciel.
Pour les ami(e)s qui connaissait Line, elle reste présente dans nos cœurs… Toujours choquée de sa disparition brutale…
Une HALTE pour elle, dans un univers poétique corse, son univers. Un texte (citation) où l’on parle des haltes du temps… Un extrait du livre de Norbert Paganelli illustré des photos de Joseph Nicolaï, « un sel d’argent » (Mimoria arghjintina)
– Annonce du décès de Line-22 janvier 2013
Circulaire Les années courtes enchâssent les haltes du temps Années lumière Années communes Celles auxquelles on se réfère En songeant à voix haute
Un peu comme si tout devait recommencer.
Bientôt, en savoir plus sur l’auteur, Norbert Paganelli
Toujours à l’invitation de Domi, interpréter une citation connue tout en suivant l’alphabet. Très très occupée (un peu de travail de pao qui ne peut attendre), j’ai pas vraiment eu le temps de décortiquer ma citation avec le G de Générosité. Donc, je vous en donnerai trois, pour avoir l’air généreuse…
Je tiens aussi à vous remercier de vos commentaires, j’y réponds en général très vite, masi pas trop le temps de butiner vos blogs… J’espère que cela ne vas pas trop durer… Voici donc ma contribution pour la lettre G :
« Donnez à votre générosité un petit air de bonheur, il en doublera le prix. » (ma préférée…)
Anne Barratin – 1920.
« Il faut une âme forte et riche en générosité pour résister au découragement qui naît de la déception. »
George Sand – 1836.
G de Galère… Rien à voir avec Générosité… Mais il est si beau…
Les autres citations :
« La vraie générosité consiste à faire plaisir sans espérance de revanche. »
Antoine Gombaud – 1687.
G comme Garnement peut-être…
A bientôt pour commenter ce mot Générosité, un mot qui mérite vraiment un moment d’attention… Belle fin de journée !
François Deguelt à 1962 Eurovision Song Contest à Luxembourg
Oui, je sais, ce n’est pas Brel, Ferré, Moustaki ou Barbara, ni Nougaro… Mais avec sa disparition, c’est le témoin des années heureuses de notre jeunesse qui rejoint tous ces grands de la chanson…
Fugace, une vision de l’enfance… Un regard sur le Transistor Radiola, rouge et blanc qui déverse langoureusement,une chanson de François Deguelt… Là, juste à côté de notre magnifique téléphone noir en bakélite… La glace de pied, sur le mur me renvoie mon image, une image de gamine énamourée… Et tout près de mon oreille, il chante… « Dis rien »… Je suis amoureuse… Le menton posé sur mes mains, je ferme les yeux… Qu’est-ce que c’est osé ces paroles, mais c’est doux à écouter…
Amoureuse à 10 ans… Oui, oui… Mais il le valait bien !
Je sais une de mes amies qui vient de me dire qu’elle aussi….
Je vous offre cette chanson : « Dis rien »... Un petit peu moins connue. Et aussi un blog à découvrir (comme moi, ce jour)… Bien documenté…
Dis rien, dis rien, on s’aime C’est ça le vrai poème Et je me sens si bien Mon corps noyé au tien
Je suis comme dans une vague Où mon bonheur divague C’est si profond, profond Je me sens couler au fond
Dis rien, les mots sont bêtes Quand on n’est pas poète Ce sont des bulles qui crèvent Les mots, ça tue les rêves
Mes mains jouent sur ta robe Rien de toi ne se dérobe Dans mes deux bras fermés Laisse-moi, laisse-moi t’aimer
Dis rien, dis rien, mon âme Tes yeux ont comme une flamme Les mots sont tous les mêmes Dis rien, dis rien, je t’aime
Je ne sais plus où nous sommes Tu es femme et moi – un homme Et si l’on meurt de ça Je veux mourir cent fois Cent fois, cent fois, cent fois
Une belle journée les nostalgiques… Hummm… Chut ! J’écoute….
A l’invitation de Domi, étoffer le« dico des Citations de l’Annuaire pour les Nuls » voici ma contribution pour la lettre F.
« On appelle cercle de famille un endroit où l’enfant est encerclé. »
George Bernard Shaw (1856-1950)
Il s’agit pour moi d’un « encerclement » de famille chaleureux, c’est du moins comme cela que je le perçois, malgré tout… Un atelier vient de me faire découvrir des styles d’écritures qui font appel aux souvenirs… Les écrivains références : Roland Barthes et Claude Simon.
J’illustre cette citation avec l’un de mes textes qui, me semble-t-il, se rapproche le plus de cet encerclement chaleureux.
– William Bouguereau – Deux soeurs
Dimanche semblait être alors, un vrai jour de repos, dont on osait, ma sœur et moi, retarder à tout prix le moment du lever, et ce, malgré l’odeur suave du chocolat qui s’invitait dans notre chambre – chambre que nous partagions, nos deux lits, côte-à-côte, si rapprochés, pour mieux nous tenir la main, le temps de l’endormissement -,chocolat que notre mère sous le coup de sa liberté dominicale, nous préparait à l’ancienne (lait et crème fraîche mélangés au cacao amère), prenant son temps, le temps de toutes choses ; ce temps nous permettait aussi, n’allant pas à l’école, des chuchotements, des rires étouffés, des fous-rires, jusqu’aux l’éclats de rire qui signalaient à toute la famille, le chat compris, que nous étions bien réveillées, et qu’il était temps de venir dans notre chambre, tirer les rideaux, ouvrir les volets, enfin, nous embrasser à pleine bouche avec ces gros baisers qui claquaient de bonheur sur nos joues…
Bonjour, A l’invitation de Domi, nous devons interpréter une citation connue tout en suivant l’alphabet. Une façon de créer le « dico des Citations de l’Annuaire pour les Nuls » peut-être ? Ma contribution pour la lettre E.
« Si j’ai écrit ce moment, c’est parce qu’il était impossible à dire. L’écriture commence là où s’arrête la parole, et c’est un grand mystère que ce passage de l’indicible au dicible. »
Amélie Nothomb – Hygiène de l’assassin
Je ne suis pas une lectrice assidue d’Amélie Nothomb, mais j’admire cette jeune femme, très exubérante. Sa vie n’est et n’a pas été banale. Son exutoire, l’écriture…
L’instrument d’écriture, comme le prolongement de la pensée, juste avant qu’elle soit sur le papier…
Après avoir écrit ces mots, ses mots, je m’efforce de penser à ce moment particulier entre l’indicible et le « dicible », un moment difficile à cerner, à visualiser, à palper, à écrire… Tout comme j’avais fait pour parler de, du « minuit »…
Encore un « slide », un flash-back, un souvenir à préciser . – « Déjà écrit… Mais quand ? Mais où ? Ah oui… dans ma vie première d’écriture, ma vie en atelier d’écriture, puis dans ma vie de blogueuse, ailleurs, dans une autre communauté… Avant, quoi. C’est loin… C’est ici !
Mais si vous n’avez pas envie de remonter le temps chez moi, voici ce à quoi je pensais (ce n’est pas l’intégralité du billet)
Minuit, c’est ni hier, ni aujourd’hui. Minuit c’est la frontière entre deux jours. Minuit c’est un interstice, un intervalle, une fente dans le temps. Minuit ne dure jamais. Minuit est insaisissable, invisible et pourtant immuable, invariable, persistant. Minuit c’est le début et la fin. Minuit c’est chaque jour, ou chaque nuit la même chose. Minuit c’est un passage, rond carré, lisse ou ondulé mais ce n’est même pas une fraction de seconde. Minuit c’est un mot. Et minuit fut femme jusqu’en 1530 où l’on disait « mie nuit », puis devint homme. Il sera invariable : « vers les Minuit » ! Mais même si minuit n’est qu’un mot et qu’il n’est rien, Il se retrouve dans des expressions célèbres Comme Minuit chrétien, Minuit, l’heure du crime, Il est minuit docteur Schweitzer, Le soleil de minuit… Bien que fugace, Minuit est parfois important. Le minuit le plus célèbre c’est pour les trois-quarts de la planète, le Minuit de la Saint-Sylvestre. Et ce minuit-là fait le tour de la planète !
Tout aussi difficile à écrire cet instant entre deux riens…
Pas eu trop de temps depuis que je suis en Région Parisienne… Mais j’ai « slidé » sur quelques citations… Car je n’ai pas arrêté de dire, je ferai ça demain… Alors c’était facile de dire en me « brusquant» un peu :
Il ne faut pas remettre à demain ce qu’on peut faire le jour même…
Oui, bien sûr… Mais pas facile : le aujourd’hui n’est pas extensible, tout comme le temps ? Surtout ici, où j’ai toujours couru, pour le travail, pour aller chercher les enfants, faire, les repas, le repassage, attraper un train, un métro… Bien que ?…
Le temps qui passe gare de Cergy Saint-Christophe (95) – 2008
Chacun perçoit le temps à sa façon, son rythme, mon rythme ou le tien, ne sont pas les mêmes ! Nos horloges internes ne « tic-tac(ent) » pas de la même manière, que tu sois femme, homme, enfant… Bref, un vrai délire de questions existentielles… de bons et mauvais souvenirs…
Et me voilà dans le slide en question :
Hier n’est qu’un rêve, demain n’est qu’une vision. – Mais un aujourd’hui bien vécu fait de chaque hier un rêve de bonheur, et de chaque demain un rêve d’espoir. – Par conséquent, envisagez bien ce jour.
Cergy, axe majeur – 2008
Et jolie la formule, mais qui a dit cela ? Trou noir !
Et de là je glisse encore :
Aujourd’hui est un cadeau, c’est pourquoi on l’appelle présent
De cadeau, forcément j’atterris sur le bonheur… Mais le bonheur, c’est hors sujet, c’était la lettre d’avant… Le délire continu… Mais pas désagréable. Et bien cela ne fait rien, après tout, ne dit-on pas non plus, le bonheur ça n’est pas grand-chose, c’est du chagrin qui se repose…
Alors il m’est venu l’envie, l’envie irrésistible d’aller voir encore plus loin… Pour un slide, c’est un slide …
Madame ? Où courez-vous dans le silence Du tohu-bohu de la rue Madame ? Tu vas retrouver ton amant Pendant que ton mari travaille Madame ? Le bonheur ça vaut pas trois mailles Madame ? Aussitôt là faut qu’il s’en aille Alors… Profite de l’après-midi
Madame ? Où courez-vous dans le vacarme Et le silence du devoir Madame ? Tu vas retrouver ton mari Pendant que l’Autre fait la pause Madame ? Le bonheur ça n’est pas grand-chose Madame ? C’est du chagrin qui se repose Alors Il ne faut pas le réveiller Le bonheur… QU’EST-C’QUE C’EST ?
Je vous souhaite un aujourd’hui de bonheur et des lendemains qui chantent.