• Des moments d’agacement… de révolte… d’injustice…de doute… d’incompréhension…
    S’énerver, s’irriter, s’exciter, se tourmenter, s’asticoter, se contrarier et se gratter de plus belle avec ce zona qui n’en finit pas…. Grrrrrrrrrrrrrrr…

    Je hais les problèmes !

    2014-05-24 10.53.49Alors se plonger dans la lecture, s’immerger dans une mer de livres, chercher quelques maximes chez les autres pour illustrer ses réflexions personnelles et s’amuser d’autres phrases bien senties. Et vous… que faites-vous ?

    « Le bonheur et le malheur des hommes ne dépend pas moins de leur humeur que de la fortune… »

    Et en voilà une autre qui me plait bien aussi….

    « Peu de gens sont assez sages pour préférer le blâme qui leur est utile à la louange qui les trahit »

    La Rochefoucault… Maximes et Réflexions présenté par Paul Morand (texte intégral)
    Le Livre de poche classique.

    Oups… Belle journée !

  • Impossible de ne pas vous reconnaître dans cette super histoire de confiture…. Un moment de détente pour un dimanche matin ! 

    Belle journée….

  •  Je n’ai pas eu le courage de publier cet article il y a… longtemps… Disons que je cherchais une illustration qui convienne ! Un état d’âme dans humeur du jour dont je dois me débarrasser… 

    Voilà que le soleil pointe le bout de son nez, alors je lui fais une place dans mon coeur pour y accueillir ceux qui m’aiment…

    « Rupture », un texte d’Esther Graneck, poétesse que j’affectionne…

    IMG_2907 (2) J’effacerai le temps
    J’effacerai les jours
    Mais je sais qu’au retour
    J’irai me questionnant

    Voilà
    J’ai les mains vides
    Vides sont mes mains
    Vides
    Parfois je les regarde, stupide
    Et les feuilles tombent dans l’air limpide
    Encore une fois

    J’effacerai les places
    J’effacerai les traces
    Me faisant un espace
    Dont tu seras absent

    Encore une fois
    Voilà
    J’ai les mains vides
    Et du creux de mes paumes arides
    S’échappent fuyant entre mes doigts
    Les restes d’un espoir pesant

    IMG_2908 (2)J’effacerai les peines
    J’effacerai les joies
    Notre route bifurqua
    Et chacun eut la sienne

    Voilà j’ai les mains vides
    Vides sont mes mains
    Vides
    Et les feuilles tombent dans l’air limpide
    Encore une fois

    Esther Granek, Ballades et réflexions à ma façon, 1978

  • En souvenir de toi mon grand, en partage, cette chanson que tu aimais tant….

    Maria Maria (feat. Product G&B) (Maria Maria)

    [Chorus]
    [Refrain]
    Maria Maria
    Maria Maria
    She reminds me of a West Side Story
    Elle me rappelle une West Side Story (1)
    Growing up in Spanish Harlem
    Elle grandit dans le quartier espagnol de Harlem
    She´s living the life just like a movie star
    Elle vit sa vie comme une star de cinéma
    Maria Maria
    Maria Maria
    She fell in love in East L.A.
    Elle est tombé amoureuse dans le quartier Est de Los Angeles
    To the sounds of a guitar,
    Au son d’une guitare,
    yeah, yeah
    Ouais, ouais
    Played by Carlos Santana
    Jouée par Carlos Santana

    Stop the looting, stop the shooting
    Arrête le pillage, arrête le carnage
    Pick packing on the corner
    Prends le paquet au coin (de la rue)
    See as the rich is getting richer
    Regarde tandis le riche devient de plus en plus en riche
    the poor is getting poorer
    Le pauvre devient de plus en plus pauvre

    Se mira Maria on the corner
    Maria se regarde au coin (de la rue)
    Thinking of ways to make it better
    En pensant à des solutions pour rendre sa vie meilleure
    In my mailbox there´s an eviction letter
    Dans ma boîte aux lettres il y a une lettre d’expulsion
    Somebody just said see you later
    Quelqu’un vient juste de dire ‘à bientôt’

    Ahora vengo mama chola, mama chola
    J’arrive tout de suite ma belle, ma belle
    Ahora vengo mama chola, mama chola
    J’arrive tout de suite ma belle, ma belle

    [Chorus]
    [Refrain]

    I said a la favella los colores
    J’ai dit à la favella les couleurs (2)
    The streets are getting hotter
    Les rues deviennent plus chaudes
    There is no water
    Il n’y a pas d’eau
    to put out the fire
    Pour éteindre le feu
    Mi canto la esperanza
    Mon chant est celui de l’espoir

    Se mira Maria on the corner
    Maria se regarde au coin (de la rue)
    Thinking of ways to make it better
    En pensant à des solutions pour rendre sa vie meilleure
    Then I looked up in the sky
    Alors j’ai regardé vers le ciel
    Hoping of days of paradise
    En espérant des jours au paradis

    Ahora vengo mama chola, mama chola
    J’arrive tout de suite ma belle, ma belle
    Ahora vengo mama chola, mama chola
    J’arrive tout de suite ma belle, ma belle

    Maria you know you´re my lover
    Maria tu sais que je suis amoureux de toi
    When the wind blows i can feel you
    Quand le vent souffle je peux te (res)sentir
    Through the weather and
    A travers le temps et
    even when we´re apart
    Même quand nous sommes séparés
    it feels like we´re together
    C’est comme si nous étions ensemble

    [Chorus]
    [Refrain]

    (1) West Side Story (histoire du côté Ouest de New-York) est une comédie musicale très connue dans le monde entier.

    (2) Une favella est un bidon-ville

    (Sources ; http://www.lacoccinelle.net/242776.html)

  • le coeur et l oeil« C’est en se recentrant constamment au niveau du cœur, dans l’amour, qu’une discussion peut être porteuse de bienfaits pour ceux qui la tiennent. Plus deux cœurs se rapprochent et moins il leur est nécessaire de parler fort pour se faire entendre. Les mots d’amour ne sont-ils pas justement chuchotés?

    Entre chuchoter avec son cœur ou crier avec son ego, le choix est simple. Le premier nous rapproche du bonheur alors que le second nous en éloigne. »
    La conclusion d’un article bien écrit, à lire intégralement ici...

  • Et oui… Je me rattrape comme je peux ! 🙂

    Je fais le vœu de retrouver, lors de mon passage en 2015,  la muse de l’écriture… et pour vous, de la garder et la dorloter…

    N’en déplaise à la communauté des Nains après mon passage le 27 décembre dernier dans le monde du Hobbit, j’ai fait un grand détour dans l’autre monde, celui de Narmia, et franchement, je n’avais nulle envie de revenir dans notre monde, où un certain Nicodème me gâche un peu la vie ! Bref ! Heureusement, mon amie Nouchka, berger allemand de son état, veillera sur moi en cette nuit de Noël, (Oups, erreur), en cette nuit de Nouvel An.

    « Jules Noël - L'arrivée de la diligence à Quimper-Corentin sous le Directoire » par Jules Noël — http://www.latribunedelart.com/Expositions_2005/Jules_Noel_379.htm. Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons.
    « Jules Noël – L’arrivée de la diligence à Quimper-Corentin sous le Directoire » par Jules Noël — http://www.latribunedelart.com/Expositions_2005/Jules_Noel_379.htm. Sous licence Domaine public via Wikimedia Commons.

    Pour être tout à fait dans l’esprit de mon nouveau défi, je ne ferai pas un vœu, mais neuf ! Je vous les dirai, peut-être, dans un prochain billet ! En attendant de revoir du mimosa à Nice et des Nénuphars au Temple-sur-Lot… j’irai visiter Nadar dans son univers très personnel, j’y côtoierai quelques uns de ses amis-auteurs comme Gérard de Nerval, Baudelaire, Balzac, Dumas et enfin, je prendrai la diligence, celle de Quimper-Corentin… Parce que Jules Noël me l’a proposé lors de mon dernier passage en Bretagne… Vous vous souvenez ? A moins que je ne me rende en Nissan 4X4 à Dieppe…   

    « Dieppe (France) painting of Jules Noel » par Philippe Alès — Travail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.
    « Dieppe (France) painting of Jules Noel » par Philippe AlèsTravail personnel. Sous licence CC BY-SA 3.0 via Wikimedia Commons.

    Belle nuit pour faire de beaux projets les amis, et à très bientôt pour de nouvelles aventures !

    BONNE ANNEE CIEL DORE T DEREME apln

  •  Quelques moments de pause… pour mieux s’enrichir d’images et d’écriture… Et avant de vous quitter, en partage, l’un de mes automnes préférés….

    automne

    L’Automne

    Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
    Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
    Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
    Convient à la douleur et plaît à mes regards !

    Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
    J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
    Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
    Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !

    Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
    A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
    C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
    Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !

    2014-11-12 16.43.35

    Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
    Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
    Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
    Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !

    Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
    Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
    L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
    Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !

    Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
    Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
    Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
    Peut-être restait-il une goutte de miel ?

    Peut-être l’avenir me gardait-il encore
    Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
    Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
    Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …

    La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
    A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
    Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
    S’exhale comme un son triste et mélodieux.

    Alphonse de Lamartine, Méditations poétiques

    automne 2

  • Gag…
    Je cours après le temps…

    Panorama chateau vaisseauJ’ai quitté le jardin de l’Eden… Je suis en France, chez moi, nom loin de Gavaudun et de son château vaisseau..  J’aimerais l’atteindre… Après avoir chaussé mes Galoches de randonnée et pris mon bâton de marche, je quitte ma douce maison retrouvée quelques temps… Mes pieds savent où ils vont et je m’aventure dans une histoire grisante et mystérieuse… Je le sens…

    Je m’engage dans une forêt impressionnante, Gigantesque… J’ai du juste débourser au Gardien, à l’entrée du chemin un droit de passage. Si, je vous assure ! Une pancarte m’avait prévenue…

    « Droit de passage dans la forêt des Géants
    Une chanson où la lettre de la semaine sera présente »

    J’étais mal partie dans mon aventure… Au milieu de nulle part, trouver une chanson avec un G…

    Alors oui, j’en ai trouvé une, mais j’ai longtemps hésité avant de la chanter, jugez-vous-même ! Mdr !

    De Georges Brassens : Gare au Gorille !

    (Après le clic sur la vidéo, clic sur logo Youtube pour visionner…)

    Là, profusion de G, tant pour le jeu que pour mon droit de passage…

    Le chemin s’enfonçait au milieu des grands arbres, et le bras long et mauve des grappes d’une Glycine vénérable, éclairait la voûte sombre me cachant le ciel. Le parfum envoûtant des fleurs me donnait des frissons et j’appréciais de tout mon corps les sensations qu’il me procurait… L’humain et la nature sont faits pour s’entendre… L’odorat, l’un des cinq sens est aussi important que le Goût, l’ouïe, le toucher ou la vue. Les sens, ce que l’on a de mieux pour apprécier la vie !

    chemin creux en foretEnfin, comme au bout d’un tunnel, j’aperçois une lueur… J’arrive dans une clairière, baignée de lumière. En plein milieu, un haut poteau avec des directions à prendre, dans tous les sens, car le chemin d’où j’émerge est semblable à tous ceux qui partent de ce carrefour perdu au fin fond de… Et Gavaudun… C’était où maintenant ?

    Je ressentais cette impression de solitude extrême, me rendant compte que j’étais dans l’une de ces rares forêts primitives qui restent encore debout, que l’homme n’a pas encore entièrement détruites, celle peut-être dont parle Christophe Grangé dans sa forêt des Mânes, peut-être ?

    Coat_of_arms_of_Guatemala.svgAlors je me décide à suivre la direction où est inscrit « Guatémala »… Peut-être une réponse à mes questions…

  • logo du bac domiComme je le disais l’autre fois…Le coin est sympa… Je vais m’y attarder… et folâtrer un peu… Pour 10 minutes de vidéo musicale plus 2 heures de théâtre… Oui, je me suis vraiment bien attardée…

    Un franc sommeil m’ayant submergé – surement ces fleurs – je revenais à moi fraîche et dispose. Rien ne subsistait bien sûr de mon décor édénique… Mais j’étais sur mon territoire, le Royaume de France d’entre deux mondes, non loin de Fumel…Je m’étais noyée dans une forêt d’aventure, une forêt enchantée… D’autres chants, dont une flûte, en ce début de bel après-midi, éveillaient tous mes sens…

    Et si vous avez dix minutes à perdre… Allez, venez près de moi, laissez filer ce temps qui vous emprisonne… Ecoutez… Fermez les yeux. Oui, vous êtes là, peut-être aussi, auprès de l’être aimé… Sa main dans la vôtre, simplement et laissez-vous emporter par cette musique… Vous y êtes… En parfaite communion…

    A moins que vous ne préfériez, vous étendre dans la mousse près des fritillaires pintade délicates et rares, et lire à haute voix cette poésie d’Albert Samain sur les forêts… qui se marie si bien à la musique…

    Forêts

    Vastes Forêts, Forêts magnifiques et fortes,
    Quel infaillible instinct nous ramène toujours
    Vers vos vieux troncs drapés de mousses de velours
    Et vos étroits sentiers feutrés de feuilles mortes ?

    Le murmure éternel de vos larges rameaux
    Réveille encore en nous, comme une voix profonde,
    L’émoi divin de l’homme aux premiers jours du monde,
    Dans l’ivresse du ciel, de la terre, et des eaux.

    Grands bois, vous nous rendez à la Sainte Nature.
    Et notre cœur retrouve, à votre âme exalté,
    Avec le jeune amour l’antique liberté,
    Grands bois grisants et forts comme une chevelure !

    Vos chênes orgueilleux sont plus durs que le fer ;
    Dans vos halliers profonds nul soleil ne rayonne ;
    L’horreur des lieux sacrés au loin vous environne,
    Et vous vous lamentez aussi haut que la mer !

    Quand le vent frais de l’aube aux feuillages circule,
    Vous frémissez aux cris de mille oiseaux joyeux ;
    Et rien n’est plus superbe et plus religieux
    Que votre grand silence, au fond du crépuscule…

    Autrefois vous étiez habités par les dieux ;
    Vos étangs miroitaient de seins nus et d’épaules,
    Et le Faune amoureux, qui guettait dans les saules,
    Sous son front bestial sentait flamber ses yeux.

    La Nymphe grasse et rousse ondoyait aux clairières
    Où l’herbe était foulée aux pieds lourds des Silvains,
    Et, dans le vent nocturne, au long des noirs ravins,
    Le Centaure au galop faisait rouler des pierres.

    Votre âme est pleine encor des songes anciens ;
    Et la flûte de Pan, dans les campagnes veuves,
    Les beaux soirs où la lune argente l’eau des fleuves,
    Fait tressaillir encor vos grands chênes païens.

    Les Muses, d’un doigt pur soulevant leurs longs voiles
    À l’heure où le silence emplit le bois sacré,
    Pensives, se tournaient vers le croissant doré,
    Et regardaient la mer soupirer aux étoiles…

    *
    **

    Nobles Forêts, Forêts d’automne aux feuilles d’or,
    Avec ce soleil rouge au fond des avenues,
    Et ce grand air d’adieu qui flotte aux branches nues
    Vers l’étang solitaire, où meurt le son du cor.

    Forêts d’avril : chansons des pinsons et des merles ;
    Frissons d’ailes, frissons de feuilles, souffle pur ;
    Lumière d’argent clair, d’émeraude et d’azur ;
    Avril ! … Pluie et soleil sur la forêt en perles ! …

    Ô vertes profondeurs, pleines d’enchantements,
    Bancs de mousse, rochers, sources, bruyères roses,
    Avec votre mystère, et vos retraites closes,
    Comme vous répondez à l’âme des amants !

    Dans le creux de sa main l’amante a mis des mûres ;
    Sa robe est claire encore au sentier déjà noir ;
    De légères vapeurs montent dans l’air du soir,
    Et la forêt s’endort dans les derniers murmures.

    La hutte au toit noirci se dresse par endroits ;
    Un cerf, tendant son cou, brame au bord de la mare
    Et le rêve éternel de notre cœur s’égare
    Vers la maison d’amour cachée au fond des bois.

    Ô calme ! … Tremblement des étoiles lointaines ! …
    Sur la nappe s’écroule une coupe de fruits ;
    Et l’amante tressaille au silence des nuits,
    Sentant sur ses bras nus la fraîcheur des fontaines…

    *
    **

    Forêts d’amour, Forêts de tristesse et de deuil,
    Comme vous endormez nos secrètes blessures,
    Comme vous éventez de vos lentes ramures
    Nos coeurs toujours brûlants de souffrance ou d’orgueil.

    Tous ceux qu’un signe au front marque pour être rois,
    Pâles s’en vont errer sous vos sombres portiques,
    Et, frissonnant au bruit des rameaux prophétiques,
    Écoutent dans la nuit parler de grandes voix.

    Tous ceux que visita la Douleur solennelle,
    Et que n’émeuvent plus les soirs ni les matins,
    Rêvent de s’enfoncer au cœur des vieux sapins,
    Et de coucher leur vie à leur ombre éternelle.

    Salut à vous, grands bois à la cime sonore,
    Vous où, la nuit, s’atteste une divinité,
    Vous qu’un frisson parcourt sous le ciel argenté,
    En entendant hennir les chevaux de l’Aurore.

    Salut à vous, grands bois profonds et gémissants,
    Fils très bons et très doux et très beaux de la Terre,
    Vous par qui le vieux cœur humain se régénère,
    Ivre de croire encore à ses instincts puissants :

    Hêtres, charmes, bouleaux, vieux troncs couverts d’écailles,
    Piliers géants tordant des hydres à vos pieds,
    Vous qui tentez la foudre avec vos fronts altiers,
    Chênes de cinq cents ans tout labourés d’entailles,

    Vivez toujours puissants et toujours rajeunis ;
    Déployez vos rameaux, accroissez votre écorce
    Et versez-nous la paix, la sagesse et la force,
    Grands ancêtres par qui les hommes sont bénis.

    (octobre 1896)
    Albert Samain, Symphonie héroïque

    C’était sans compter sur les chasseurs… Ils sont partout… dans les champs, les forêts… Enfin ils sont aussi…PAN ! …dans une pièce de Monsieur Georges Feydeau ! Alors invitez-vous au théâtre ce soir !

    Belle nuit… de mon beau pays de France !

     

  • logo du bac domiJe me suis beaucoup attardée… et oui !  

    Et en prenant le sentier découvert, j’en étais là de mes réflexions…

    « Qu’est-ce que je risque ? Peut-être y trouverais-je un jardin ? »

    Je ne résiste pas à vous raconter la suite de ce voyage hors du temps et de notre espace …

    Il y avait un jardin qu’on appelait la terre… Cela vous dit quelque chose ?

    De Rebecca Kennison 1991
    De Rebecca Kennison 1991

    Et bien dans cette demi-conscience que l’on a au réveil, état dû vraisemblablement au parfum enivrant des fleurs qui vibraient sur les talus… j’ai aperçu, entrevue, distingué, trouvé, découvert, LE jardin… l’E-den.

    Ma surprise était grande, bien sûr, mais je me sentais « flotter », incapable de résister à l’appel inaudible de ce jardin et de ses mystères.

    J’y croisais Eve et Adam, tout à leurs amours. Il ne m’ont pas vu… Mais je n’ai pu résister à fredonner une chanson d’une autre époque en l’apercevant… Rien à voir avec les tableaux et sculptures connus…Mais ce texte n’est-il pas à propos ?

     

     

     

    Oh femme unique, péché, désir
    Pour un serpent de bible
    A brisé son empire
    Bleu de l´enfer, couleur amour
    Dessine sur la pierre
    Les mots du premier jour
    Saveur amère d´hommes interdits
    A goûté les plaisirs
    Que Dieu punit
    Oh! Cœur mortel
    Eve aux yeux pâles
    Délaissée par le ciel elle a mal

    {Refrain:}
    Eve lève-toi et danse avec la vie
    L´écho de ta voix est venu jusqu´à moi
    Eve lève-toi tes enfants ont grandi
    En donnant la vie je serai comme toi

    Eve en musique
    Fille en délire
    Pour un enfant d´Afrique
    A perdu le sourire
    Eve en velours
    Chagrin d´amour
    Chemin du petit jour
    Même plus rien
    Oh! Femme future
    Tous ces trésors
    Le corps en aventure
    Elle s´endort

    {au Refrain}

    Ne pleure pas
    Mon histoire est là
    Regarde-moi
    Ta vie est en moi
    Le temps s´efface

    {au Refrain}

    Eve lève-toi et danse avec la vie
    L´écho de ta voix est venu jusqu´à moi.

    Ellebore ou héllebore
    Ellebore ou héllebore

    J’ai eu bien du mal à continuer sur le sentier… M’arracher à l’étourdissante mélopée… et au parfum particulier des ellébores découvertes sur les talus…Non, pas de faute, l’ellébore s’écrit aussi hellébore ! Et elle a un tas d’autres noms tout aussi bizarres que son utilité… : herbe à sétons, herbe aux fous, pied de griffon, pied de lion, patte d’ours, rose de serpent, mors de cheval, pain de couleuvre[1]… Réputée dès l’Antiquité, cette fleur devait, dit-on, soigner la folie et la mélancolie…

    Tout à mes réflexions sur la mélancolie, je passe un petit pont de bois sous lequel une eau claire chante et accompagne la voix unique de Cesaria Evora illustrant le magnifique endroit où je finis par m’étendre… Les compagnons de la Chanson ont dû être flattés de l’entendre, avec ce merveilleux accordéon qui pleure…

    Je m’éloigne le plus discrètement possible. Je me retrouvant sur un plateau herbeux, avec à mes pieds, la forêt équatoriale, comme dans les histoires d’aventures, mystérieuse et attirante. Aurais-je déjà franchis les distances à la vitesse du son pour me retrouver en Equateur ? Je m’imagine déjà auprès des chercheurs d’or, en plein Eldorado… En fait, je n’étais pas loin… Jugez…. Esmeraldas à deux pas de la Colombie… et de ses magnifiques émeraudes.

    110px-Beryl-Calcite-33893Émeraude, de ce vert si particulier… pierre précieuse attachée à Vénus… Tiens donc ! C’est bien de circonstance, n’est-elle pas la déesse de l’Amour ?

    Et bien le coin est sympa… Je vais m’y attarder… et folâtrer un peu…