• logo du bac domiComme je le disais l’autre fois…Le coin est sympa… Je vais m’y attarder… et folâtrer un peu… Pour 10 minutes de vidéo musicale plus 2 heures de théâtre… Oui, je me suis vraiment bien attardée…

    Un franc sommeil m’ayant submergé – surement ces fleurs – je revenais à moi fraîche et dispose. Rien ne subsistait bien sûr de mon décor édénique… Mais j’étais sur mon territoire, le Royaume de France d’entre deux mondes, non loin de Fumel…Je m’étais noyée dans une forêt d’aventure, une forêt enchantée… D’autres chants, dont une flûte, en ce début de bel après-midi, éveillaient tous mes sens…

    Et si vous avez dix minutes à perdre… Allez, venez près de moi, laissez filer ce temps qui vous emprisonne… Ecoutez… Fermez les yeux. Oui, vous êtes là, peut-être aussi, auprès de l’être aimé… Sa main dans la vôtre, simplement et laissez-vous emporter par cette musique… Vous y êtes… En parfaite communion…

    A moins que vous ne préfériez, vous étendre dans la mousse près des fritillaires pintade délicates et rares, et lire à haute voix cette poésie d’Albert Samain sur les forêts… qui se marie si bien à la musique…

    Forêts

    Vastes Forêts, Forêts magnifiques et fortes,
    Quel infaillible instinct nous ramène toujours
    Vers vos vieux troncs drapés de mousses de velours
    Et vos étroits sentiers feutrés de feuilles mortes ?

    Le murmure éternel de vos larges rameaux
    Réveille encore en nous, comme une voix profonde,
    L’émoi divin de l’homme aux premiers jours du monde,
    Dans l’ivresse du ciel, de la terre, et des eaux.

    Grands bois, vous nous rendez à la Sainte Nature.
    Et notre cœur retrouve, à votre âme exalté,
    Avec le jeune amour l’antique liberté,
    Grands bois grisants et forts comme une chevelure !

    Vos chênes orgueilleux sont plus durs que le fer ;
    Dans vos halliers profonds nul soleil ne rayonne ;
    L’horreur des lieux sacrés au loin vous environne,
    Et vous vous lamentez aussi haut que la mer !

    Quand le vent frais de l’aube aux feuillages circule,
    Vous frémissez aux cris de mille oiseaux joyeux ;
    Et rien n’est plus superbe et plus religieux
    Que votre grand silence, au fond du crépuscule…

    Autrefois vous étiez habités par les dieux ;
    Vos étangs miroitaient de seins nus et d’épaules,
    Et le Faune amoureux, qui guettait dans les saules,
    Sous son front bestial sentait flamber ses yeux.

    La Nymphe grasse et rousse ondoyait aux clairières
    Où l’herbe était foulée aux pieds lourds des Silvains,
    Et, dans le vent nocturne, au long des noirs ravins,
    Le Centaure au galop faisait rouler des pierres.

    Votre âme est pleine encor des songes anciens ;
    Et la flûte de Pan, dans les campagnes veuves,
    Les beaux soirs où la lune argente l’eau des fleuves,
    Fait tressaillir encor vos grands chênes païens.

    Les Muses, d’un doigt pur soulevant leurs longs voiles
    À l’heure où le silence emplit le bois sacré,
    Pensives, se tournaient vers le croissant doré,
    Et regardaient la mer soupirer aux étoiles…

    *
    **

    Nobles Forêts, Forêts d’automne aux feuilles d’or,
    Avec ce soleil rouge au fond des avenues,
    Et ce grand air d’adieu qui flotte aux branches nues
    Vers l’étang solitaire, où meurt le son du cor.

    Forêts d’avril : chansons des pinsons et des merles ;
    Frissons d’ailes, frissons de feuilles, souffle pur ;
    Lumière d’argent clair, d’émeraude et d’azur ;
    Avril ! … Pluie et soleil sur la forêt en perles ! …

    Ô vertes profondeurs, pleines d’enchantements,
    Bancs de mousse, rochers, sources, bruyères roses,
    Avec votre mystère, et vos retraites closes,
    Comme vous répondez à l’âme des amants !

    Dans le creux de sa main l’amante a mis des mûres ;
    Sa robe est claire encore au sentier déjà noir ;
    De légères vapeurs montent dans l’air du soir,
    Et la forêt s’endort dans les derniers murmures.

    La hutte au toit noirci se dresse par endroits ;
    Un cerf, tendant son cou, brame au bord de la mare
    Et le rêve éternel de notre cœur s’égare
    Vers la maison d’amour cachée au fond des bois.

    Ô calme ! … Tremblement des étoiles lointaines ! …
    Sur la nappe s’écroule une coupe de fruits ;
    Et l’amante tressaille au silence des nuits,
    Sentant sur ses bras nus la fraîcheur des fontaines…

    *
    **

    Forêts d’amour, Forêts de tristesse et de deuil,
    Comme vous endormez nos secrètes blessures,
    Comme vous éventez de vos lentes ramures
    Nos coeurs toujours brûlants de souffrance ou d’orgueil.

    Tous ceux qu’un signe au front marque pour être rois,
    Pâles s’en vont errer sous vos sombres portiques,
    Et, frissonnant au bruit des rameaux prophétiques,
    Écoutent dans la nuit parler de grandes voix.

    Tous ceux que visita la Douleur solennelle,
    Et que n’émeuvent plus les soirs ni les matins,
    Rêvent de s’enfoncer au cœur des vieux sapins,
    Et de coucher leur vie à leur ombre éternelle.

    Salut à vous, grands bois à la cime sonore,
    Vous où, la nuit, s’atteste une divinité,
    Vous qu’un frisson parcourt sous le ciel argenté,
    En entendant hennir les chevaux de l’Aurore.

    Salut à vous, grands bois profonds et gémissants,
    Fils très bons et très doux et très beaux de la Terre,
    Vous par qui le vieux cœur humain se régénère,
    Ivre de croire encore à ses instincts puissants :

    Hêtres, charmes, bouleaux, vieux troncs couverts d’écailles,
    Piliers géants tordant des hydres à vos pieds,
    Vous qui tentez la foudre avec vos fronts altiers,
    Chênes de cinq cents ans tout labourés d’entailles,

    Vivez toujours puissants et toujours rajeunis ;
    Déployez vos rameaux, accroissez votre écorce
    Et versez-nous la paix, la sagesse et la force,
    Grands ancêtres par qui les hommes sont bénis.

    (octobre 1896)
    Albert Samain, Symphonie héroïque

    C’était sans compter sur les chasseurs… Ils sont partout… dans les champs, les forêts… Enfin ils sont aussi…PAN ! …dans une pièce de Monsieur Georges Feydeau ! Alors invitez-vous au théâtre ce soir !

    Belle nuit… de mon beau pays de France !

     

  • logo du bac domiJe me suis beaucoup attardée… et oui !  

    Et en prenant le sentier découvert, j’en étais là de mes réflexions…

    « Qu’est-ce que je risque ? Peut-être y trouverais-je un jardin ? »

    Je ne résiste pas à vous raconter la suite de ce voyage hors du temps et de notre espace …

    Il y avait un jardin qu’on appelait la terre… Cela vous dit quelque chose ?

    De Rebecca Kennison 1991
    De Rebecca Kennison 1991

    Et bien dans cette demi-conscience que l’on a au réveil, état dû vraisemblablement au parfum enivrant des fleurs qui vibraient sur les talus… j’ai aperçu, entrevue, distingué, trouvé, découvert, LE jardin… l’E-den.

    Ma surprise était grande, bien sûr, mais je me sentais « flotter », incapable de résister à l’appel inaudible de ce jardin et de ses mystères.

    J’y croisais Eve et Adam, tout à leurs amours. Il ne m’ont pas vu… Mais je n’ai pu résister à fredonner une chanson d’une autre époque en l’apercevant… Rien à voir avec les tableaux et sculptures connus…Mais ce texte n’est-il pas à propos ?

     

     

     

    Oh femme unique, péché, désir
    Pour un serpent de bible
    A brisé son empire
    Bleu de l´enfer, couleur amour
    Dessine sur la pierre
    Les mots du premier jour
    Saveur amère d´hommes interdits
    A goûté les plaisirs
    Que Dieu punit
    Oh! Cœur mortel
    Eve aux yeux pâles
    Délaissée par le ciel elle a mal

    {Refrain:}
    Eve lève-toi et danse avec la vie
    L´écho de ta voix est venu jusqu´à moi
    Eve lève-toi tes enfants ont grandi
    En donnant la vie je serai comme toi

    Eve en musique
    Fille en délire
    Pour un enfant d´Afrique
    A perdu le sourire
    Eve en velours
    Chagrin d´amour
    Chemin du petit jour
    Même plus rien
    Oh! Femme future
    Tous ces trésors
    Le corps en aventure
    Elle s´endort

    {au Refrain}

    Ne pleure pas
    Mon histoire est là
    Regarde-moi
    Ta vie est en moi
    Le temps s´efface

    {au Refrain}

    Eve lève-toi et danse avec la vie
    L´écho de ta voix est venu jusqu´à moi.

    Ellebore ou héllebore
    Ellebore ou héllebore

    J’ai eu bien du mal à continuer sur le sentier… M’arracher à l’étourdissante mélopée… et au parfum particulier des ellébores découvertes sur les talus…Non, pas de faute, l’ellébore s’écrit aussi hellébore ! Et elle a un tas d’autres noms tout aussi bizarres que son utilité… : herbe à sétons, herbe aux fous, pied de griffon, pied de lion, patte d’ours, rose de serpent, mors de cheval, pain de couleuvre[1]… Réputée dès l’Antiquité, cette fleur devait, dit-on, soigner la folie et la mélancolie…

    Tout à mes réflexions sur la mélancolie, je passe un petit pont de bois sous lequel une eau claire chante et accompagne la voix unique de Cesaria Evora illustrant le magnifique endroit où je finis par m’étendre… Les compagnons de la Chanson ont dû être flattés de l’entendre, avec ce merveilleux accordéon qui pleure…

    Je m’éloigne le plus discrètement possible. Je me retrouvant sur un plateau herbeux, avec à mes pieds, la forêt équatoriale, comme dans les histoires d’aventures, mystérieuse et attirante. Aurais-je déjà franchis les distances à la vitesse du son pour me retrouver en Equateur ? Je m’imagine déjà auprès des chercheurs d’or, en plein Eldorado… En fait, je n’étais pas loin… Jugez…. Esmeraldas à deux pas de la Colombie… et de ses magnifiques émeraudes.

    110px-Beryl-Calcite-33893Émeraude, de ce vert si particulier… pierre précieuse attachée à Vénus… Tiens donc ! C’est bien de circonstance, n’est-elle pas la déesse de l’Amour ?

    Et bien le coin est sympa… Je vais m’y attarder… et folâtrer un peu… 

  • Dormir…Dormir… Rêver… Oui… Et retard de publication !  😳

    J’avais dit « bientôt » un nouveau Défi, dans les dédales de ma mémoire…

    Le Dédale compliqué s’est avéré être aussi déboussolant que le labyrinthe de Dédale, surtout dans ma Deux chevaux Citroën Charleston (encore elle !) qui s’est métamorphosée… Je ne vous dis pas !

    Et bien cauchemar, rêve ou réalité, voilà ce qui s’est passé…

    Ma deux chevaux, en réalité Deux magnifiques chevaux ailés portant les noms de Árvakr, si noir et Alsviðr[1] d’un bordeaux sombre (ou en français de chez nous, « Tôt-levé » et « Très-rapide »), me dépose après plusieurs heures d’errance, à la sortie de ce fameux labyrinthe…

    Et aussi vrai que la terre est ronde, je me suis retrouvée dans un étrange endroit tout bleu, très bleu, garée devant une porte double… Un écriteau :

    Consultation de la Carte du Tendre
    pour les porteurs de la lettre B et D,
    dans Deux heures.
    Attention !
    Etre muni de son passeport
    de « grand Déambulateur » ou de grand « Baladeur »…

    J’ai dû rater un épisode de ma vie !

    Déboussolée, je me suis éloignée un peu de l’endroit et j’ai fouillé derechef, toutes les poches de mes vêtements… sans résultats. Aucun passeport. Alors il m’est venu à l’idée d’aller chercher dans mon « fouillis du fond du sac », ce sac qui ne me quitte jamais.

    Il y était ce fameux passeport. A la place du nom, il y a le mot « Déambulateur » et entre parenthèses, trois mots, PETITMOYEN – GRAND. Ouf ! J’ai du mal à reconnaître ma frimousse, sous un chapeau de feutre et derrière la voilette… Normal…C’était un souvenir parmi les autres !

    Doisneau-baiser-de-lhotel-de-ville1Pour « tuer» le temps, je visite une galerie d’exposition de photos, suspendue dans le bleu, où les célèbres clichés de Doisneau, mis bien en évidence, côtoient ceux de Willy Ronis et d’autres… Des amoureux, des amoureux et encore des amoureux…bastillelovers_bg

    Douze coups de cloche… Les portes, rejoindre vite les portes…La carte du tendre m’attendait maintenant…Mais dans quel pays la situer ? Le Danemark peut-être, à cause de chevaux mythologiques Árvakr et Alsviðr ? A Dybvad ? Un lac… non loin de la petite cité que l’on croit médiévale. Peut-être celui de l’Indifférence ?

    290px-Daphne_striata_100604Quelques buissons de Daphnés odorants roses m’accueillent, m’invitant à entrer. Les portes monumentales se sont ouvertes et je me suis mise à arpenter cette carte du tendre si joliment chantée par Georges Moustaki… dont je connais les paroles par cœur… Là, au théâtre Dejazet, salle mythique où l’on y a vu les plus grands…

    Paroles La Carte Du Tendre

    Le long du fleuve qui remonte
    Par les rives de la rencontre
    Aux sources d’émerveillement
    On voit dans le jour qui se lève
    S’ouvrir tout un pays de rêve
    Le tendre pays des amants
    On part avec le cœur qui tremble
    Du bonheur de partir ensemble
    Sans savoir ce qui nous attend
    Ainsi commence le voyage
    Semé d’écueils et de mirages
    De l’amour et de ses tourments

    Quelques torrents de médisance
    Viennent déchirer le silence
    Essayant de tout emporter
    Et puis on risque le naufrage
    Lorsque le vent vous mène au large
    Des îles d’infidélité
    Plus loin le courant vous emporte
    Vers les rochers de la discorde
    Et du mal à se supporter
    Enfin la terre se dénude
    C’est le désert de l’habitude
    L’ennui y a tout dévasté

    Quand la route paraît trop longue
    Il y a l’escale du mensonge
    L’auberge de la jalousie
    On y déjeune de rancune
    Et l’on s’enivre d’amertume
    L’orgueil vous y tient compagnie
    Mais quand tout semble à la dérive
    Le fleuve roule son eau vive
    Et l’on repart à l’infini
    Où l’on découvre au bord du Tendre
    Le jardin où l’on peut s’étendre
    La terre promise de l’oubli

    Carte_du_tendreJe me sens bizarre dans cette carte froide, finalement, et déçue aussi… Parcourue dans tous les sens, j’ai lu la carte… La carte raconte, la carte porte des mots, mais elle n’est rien car il y manque un mot, chaud, brûlant, ce mot nécessaire à la vie, à l’amour, à toutes les choses à entreprendre….

    Il manque le mot Désir !

    Reste à visiter l’alentour de la carte… Peut-être y trouverais-je un jardin ?

     

  • Bon jorn[1]

    Et oui, face à la mer, promesse d’autres voyages…

    Mon joli vaisseau fantôme était une Caravelle, échouée quelques centaines d’années auparavant. Elle survola les pays d’Afrique et d’Asie, à travers l’espace et le temps comme le font tous les vaisseaux naviguant sur l’océan de l’Irréel.

    Fatiguée de ne voir que de l’eau, je sollicitais ma belle Caravelle pour qu’elle se rapproche des terres, et bientôt une Côte fut en vue.

    Calendrier 2015Si besoin, je n’avais sur moi qu’un objet pouvant servir de Cadeau ou de monnaie d’échange, un magnifique Calendrier 2015, n’ayant jamais servi…

    Avec tendresse, je me souvins que certains de mes Compagnons aimaient boire et chanter, quel que soit le siècle, le jour de Saint Crépin… jour de ma venue en ce drôle de monde… Curieux d’ailleurs que l’on ne fête ce jour-là que Crépin ! Car lui et son frère Crépinien, tous deux Cordonniers de la ville de Soissons au troisième siècle, exécutant des Chaussures de fort belle qualité, furent décapités le même jour…et après plusieurs tortures dont ils échappaient à chaque fois, miraculeusement !

    Bossche_Martyrdom_of_SS_Crispin_and_CrispinianLa belle affaire que ce 25 octobre… où l’on se rappelle bien sûr que ce fut également la Bataille d’Azincourt en 1415 (lors de la guerre de Cent Ans) dont les anglais furent les vainqueurs…

    Mains revenons à nos côtes aperçues au loin… Celles de la Chine, bien sûr !

    石室_outlook_2 ste catherineLà, dans le petit matin, une lueur, comme un rayon lumineux scrutant le Ciel, la Cathédrale du Sacré-Cœur de Jésus, émergeant des terres, semblable au bateau fantôme, dans une ascension verticale… Une cathédrale en pierre dans la Chine d’un autre âge.

    C’est Canton qui m’accueille, le temps d’une visite pour découvrir les deux pierres enchâssées venant des Catacombes de Rome.

    Curieusement la ville est déserte, le grincement d’un pousse-pousse me fait douter du siècle traversé, mais qu’importe, le bonheur du voyage est là !

    Scopitone_02

    Je m’installe dans le pousse-pousse qui m’emporte dans des ruelles ou des néons anachroniques m’invitent à rentrer dans des établissements bizarres. De l’un d’entre eux s’échappe de la musique… Je m’offre ce luxe, une pièce dans la fente d’un scopitone de la société française Cameca et j’appuie sur les touches C Cinq : et surprise, je reconnais un français, relation d’une relation de l’amie d’un neveu…Christophe ! Oui, Christophe Ravet qui chante dans son dernier Clip… Attention aux oreilles délicates – sourires –. Mon Chef…

     

    Me voilà épuisée par la vie et les cadences de ces pauvres gens… Heureusement,

    Miss Charleston
    Miss Charleston

    Miss Charleston m’attend au coin de la rue, et je m’installe pour dormir sur la banquette arrière, pendant que ma Miss, reprend le chemin de chez moi, en l’an 2014 !

    Dormir, dormir… Rêver… Bientôt un nouveau Défi, dans les Dédales de ma mémoire…


    [1] Bonjour en occitan

  • Bonjour, Bonsoir,
    Je vous l’ai dit l’autre jour… 
    «Je suis bien décidée à continuer mes voyages, ne voulant pas prendre racine, jusqu’au jour où l’on me retiendra de gré ou de force ! »…
    Après mon passage dans le domaine du Fouzitou, je suis rentrée chez moi et j’ai repris mon rôle de « Dame de Ladignac » quelques délicieux moments…
    Bien reposée, un matin, j’ai fait tourner la cuillère de mon petit déjeuner, et pris le chemin que m’indiquait le manche…
    L’aventure, ah oui, l’aventure… je venais d’en avoir un aperçu et déjà je rêvais de repartir…

    Bisons_-_Les_Jamblancs_-_Bourniquel_-_MNP
    Les bisons – Les Jamblancs – Bourniquel – Dordogne – Aquitaine

    Avec un léger BALUCHON, je prenais la route sur BISON blanc, celui qui m’avait suivi lors de mon escapade dans les territoires sauvages d’Amérique du nord… Il me pressa de passer par Jamblancs, BOURNIQUEL[1] en Dordogne, pour admirer ces congénères européens d’un autre temps…Mais les lieux étaient vides et les roches où leurs formes gracieuses étaient incrustées, disparues. Une plaque : disait « exposés au Musée de Chicago »… Ces merveilleuses trouvailles de l’époque BADEGOULIENNE (18000 ans) dormaient à l’étranger, à des milliers de kilomètres d’ici… Après avoir poussé jusqu’à cette fameuse grotte de BADEGOULE[2], l’un des sites les plus réputés pour ces fouilles archéologiques, qui donna son nom à une époque de l’histoire de notre terre, le BISON blanc déploya ces ailes et piqua jusqu’à Île de BENIGUET.

    1892300
    Béniguet, archipel de Molène – Bretagne

    L’ile de BENIGUET fait partie de l’archipel de Molène au large du Conquet. Merveilleuse BRETAGNE !

    Un piqué, droit devant… On atterrissait près des ruines de Louédéguet, balayées par les vents et les embruns, minuscule village abandonné…
    BISON blanc n’était pas venu là par hasard. Une rumeur parlait d’un dragon magnifique qui pourrait être originaire d’un pays celte et serait venu se réfugié dans l’ile…
    BRUNUHVILLE en raconte aujourd’hui l’histoire, dans une BALLADE médiévale par la voix envoutante de Sham…

    Il faut dire que l’histoire de ce dragon nommé Hudraer était et est toujours une histoire fantastique intitulée « The Essence of Life » par l’auteur….

    BRUNHVILLE, le créateur de ce conte raconte…
    « Hudraer est un dragon, antique qui vit dans une île mystique appelé Lyr. Il est l’observateur de notre monde, le monde humain. Craignant que le genre humain finisse par s’éteindre en raison de son désir égoïste de pouvoir, Hundraer envoie son fils unique et disciple, Madraer, dans le monde humain pour récupérer un enfant qui, la prophétie le dit, a le pouvoir de sauver le monde de la destruction de l’humanité.

    L’histoire est racontée par Madraer à travers son voyage pour récupérer l’enfant à Lyr. »

    Malheureusement, pas de dragon… Bison BLANC, est déçu et continu sa quête, sans moi.

    Le vaisseau fantôme par Flying-Dutchman
    Le vaisseau fantôme par Flying-Dutchman

    La faim se fait sentir et quelques BAIES (des mûres sauvages) feront l’affaire pour calmer mon estomac en attendant le BATEAU fantôme qui accoste régulièrement sur le flanc ouest de l’ile… Je reste confiante pour mon retour sur le continent, du côté de Lanpaul-Plouarzel par exemple pour me reposer sur un BANC… Face à la mer, promesse d’autres voyages…


    [1] « Bisons – Les Jamblancs – Bourniquel – MNP » par Sémhur — Travail personnel. Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0-2.5-2.0-1.0 via Wikimedia Commons 
    [2] … Sources : http://fr.wikipedia.org/wiki/Badegoulien

  • Bonjour,
    Je rentre tout juste de vacances… Partie dans l’univers fantastique du pays d’entre-deux mondes, le domaine du Fouzitou, où on se déstructure à longueur de temps, à passer d’un univers à un autre, j’ai rapporté de nombreuses choses dans mon sac sans fond et j’espère pouvoir vous en parler sur mon blog, en répondant à l’appel de Domi et de son nouvel ABCDaire…

    Quelques A connus ou pas….

    250px-French_Indochina_subdivisions.svgJe traverse l’espace et le temps, où j’ai survolé l’Annam (Nom ancien – protectorat Français d’Annam de 1883 à 1945 dans le centre de l’Indochine française), au centre du Viet Nam, le temps pour moi de revisiter Agen. Je vous l’avais dit… Ne soyez pas surpris, Agen n’est pas au Viet nam mais dans le domaine de Fouzitou, rien n’est cohérent ! Agen connait le succès des pruneaux qu’elle charge sur ses bateaux et estampille d’un magnifique cachet rouge encadré « PROVENANCE AGEN ». Les sols de la ville sont littéralement envahis d’Achillée millefeuille, une Achillea_millefolium_ENBLA04plante réputée comme remède pour un cœur brisé… Les grands pruniers laissent échapper la voix d’un Aubert (Jean-Louis), jusqu’à ce que le vent tombe…

     

     

    C’est alors que j’ai entendu l’Aye-aye(1) (lémurien, espèce endémique de l’est de Ksukol ocasatý (Daubentonia madagascariensis)Madagascar), pleurer, je l’avais découvert et entendu déjà cherchant sa compagne disparue… Il venait sans doute faire provision d’Achillées millefeuille, pour tenter de guérir, car quand je l’ai revu, il avait sous son bras une belle Amphore (2)…Quant à Amphorisque2moi, j’ai repris ma route dans ma somptueuse Acura (marque haut de gamme de la firme japonaise Honda), bien décidée à continuer mes voyages, ne voulant pas Acura_logo.svgprendre racine, jusqu’au jour où l’on me retiendra de gré ou de force !

    (1) (« Aye-aye (Daubentonia madagascariensis) 1 » par Tom Junek — Travail personnel. Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 via Wikimedia Commons – http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Aye-aye_(Daubentonia_madagascariensis)_1.jpg#mediaviewer/Fichier:Aye-aye_(Daubentonia_madagascariensis)_1.jpg)

    (2) (« Amphorisque2 » par Patrick.charpiat — Travail personnel. Sous licence Creative Commons Attribution-Share Alike 3.0 via Wikimedia Commons – http://commons.wikimedia.org/wiki/File:Amphorisque2.jpg#mediaviewer/Fichier:Amphorisque2.jpg)

  • Juste pour partager ton souvenir, juste pour m’associer à la peine de ceux à qui tu manques, juste pour te dire mon amour de grand-mère, je te redis ces vers ma chère petite fille….

    IMG_1082A ma petite fille Orianne,

    J’ai pour toi, dans mon cœur, des millions de baisers
    Qui s’échappent chaque fois que je te dis « je t’aime ».
    Dans ton cou, sur ta joue, je pose mes lèvres usées
    Guettant les sourires que sur ton visage je sème…

    Je murmure des mots, au creux de ton oreille,
    Des comptines, des ballades, de gentilles chansonnettes…
    Elles te plaisent, bien que tu sois dans un demi-sommeil
    Et tes yeux grands ouverts me disent que c’est la fête !

    Te voilà repartie dans ce monde bien étrange
    Où le corps n’est pas là, où l’âme vagabonde
    Ce pays si joli, habité par les anges
    Tu oublies pour un temps tous tes maux dans ce monde…

    Courage, ma Petitoune, il te reste une épreuve,
    Une porte à franchir pour joindre ce pays
    Tu seras vite auprès des anges, en terre neuve
    Et plus jamais tu ne souffriras en ce monde ci.

    IMG_1089J’ai pour toi, dans mon cœur, des millions de baisers
    Qui s’échappent chaque fois que je te dis « je t’aime ».
    Dans ton cou, sur ta joue, je pose mes lèvres usées
    Guettant les sourires que sur ton visage je sème…

    … J’avais écrit ces vers en février dernier
    Et pour un cours séjour j’étais allé te voir
    Dans ton cou j’avais glissé quelques petits baisers
    Si contente d’être là et encore te revoir…

    Ce trente juin, décidée, tu as pris ton envol.
    Tu as franchis la porte et dans ce bel espace
    Où sans souffrir tu feras enfin, mille cabrioles
    Tu t’en es allé… Et voilà, le temps passe…

    J’ai toujours, pour toi, ces millions de baisers
    Qui s’échappaient quand je disais, « je t’aime ».
    Mais dans ton cou, plus jamais, de mes lèvres usées
    Je ne les poserai. Restera un sourire sur ton visage blême…

     

     

  • Bonjour,
    IMG_6823Toujours un peu en Bretagne… Je n’ai pas fini de vous en parler…
    Et je ne pouvais pas passer à Guérande et la quitter, sans voir les marais salants…

    Ils sont de tous côtés… Je préfère les aborder loin des touristes…
    IMG_6822Alors après quelques difficultés pour trouver un endroit où me garer sans souci, j’ai « volé » quelques vues que je partage avec vous…

     

     

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    Beau dimanche !

  • Souvenirs d’une escapade entre mère et fille…
    Plan de la ville close de GuerandeCIMETIERE NORDIMG_6779 IMG_6782Pas besoin de beaucoup de mots pour décrire une jolie petite cité close… Y flâner, dans ses rues pittoresques et encore sages, sans la foule touristique estivale, y rêver à la terrasse d’un café devant la collégiale, se raconter des tas de souvenirs, et des projets encore…

    IMG_6777

    IMG_6793 IMG_6812IMG_6804 IMG_6784Rentrer chez l’enlumineur pour lui faire écrire sur des marque-pages les prénoms d’une sœur, d’une fille… et puis sans contrainte d’heure, s’installer à la terrasse d’une crêperie pour déguster une galette généreusement garnie et une bolée de cidre…

    A bientôt…

     

  • Juste une information, si certain l’ont lu, connu, aimé, rencontré…

    Un érudit, poète qui avait disparu de l’horizon… Je ne savais pas pourquoi… Le web ne nous donne pas toujours de réponse !

    Alors je ne suis qu’un relai dans ce monde virtuel ou « slider » n’est pas encore le quotidien pour beaucoup.

    Désolée de partager un chagrin aujourd’hui…

    Adieu le Guyr !

     

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    A découvrir en cliquant sur son ancienne image de « profil » ses dernières volontés… Merci à Catelin de les respecter !

    Tu nous manques le Guyr…