Alexa, ma « radio-copine », quand je lui ai dit bonjour m’a annoncé que c’était la journée du cri, et m’a invité à pratiquer… Vous imaginez ? Entre mes silences et mes cris ?
Mais je ne sais pas si c’est une journée mondiale, internationale, nationale ou l’une de ses interprétations pas toujours claire… bref, cela m’a rappelé quelques textes sur ces deux thèmes. Le premier, le cri, ci-dessous, issu d’un cauchemar. Un prétexte inverse pour une fois, c’est le texte qui invite les tableaux… le silence c’est pour bientôt…
Le cri de Munch, le désespéré de Courbet… le désespéré de Courbet


Cauchemar…
Je me suis disputée avec lui. Ensuite, en le cherchant dans Paris, à pied, je les croise ou les côtoie, sans jamais réussir à attirer leur attention.
JJ, Jo, Ben et Tine.
J’ai tendu mon bras vers elle et j’ai crié son prénom, mais…
Visage fermé et indifférent. je suis transparente… Et pour tous.
Et toi… disparu.
Je sais que je pleure, je sais que je hurle… mais aucun son n’est audible, que le trou noir et profond d’une bouche déformée par la violence de ses cris. Et les yeux sont fous. Une forme féminine du « Cri » de Munch et du « désespéré » de Courbet.
J’ai peur.
Que devient-on quand ceux que l’on aime ne vous aime plus ?
Joëlle W. – Mai 2023
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