• Mardi 11 octobre 2011

     

    Ce matin, j’ai chaussé mes souliers de rando,Port-de-Penne
    J’ai saisi le bâton du nouveau pèlerin,
    Et n’ayant que le ciel comme unique témoin
    M’en suis allée ravie vers les rives de l’eau.

    A mon cou l’appareil qui fixera l’instant
    De ce moment serein où s’arrache le voile
    De la nuit. L’aube en secret peindra la toile
    Suivant le jour, la saison et le temps.

    Que ne puis-je restée ainsi à contempler
    Les rives désertées et les flots ondoyants,
    Ressentir le charme du brouillard caressant
    Puis fermer les yeux, être enfin apaiser ?

    J’ai regardé partout, cherchant l’irréel, le sacré,
    Trouvant là une barque, agonisant sur l’eau.
    Et là-bas sur la rive, le bois gris d’un bouleau
    J’ai aperçu l’oiseau sur une barge ancrée.

    Le chant que je fredonne, plane, m’emporte
    Près de toi, mon ami, mon amour, mon amant
    Je songe à ces moments quand tous deux, nonchalants
    Nous rêvions de voyages d’une toute autre sorte.

    Oui, bientôt à nouveau, bras dessous, bras dessus
    Nous foulerons ces herbes aux parfums anisés
    Et nous prendrons le temps de bien nous amuser
    Goûtant chacun de ses instants tant attendus.

    Je me suis immiscée seule entre les deux heures
    Ce matin, sur les rives délavées du temps
    L’heure bleue de nuit et la blanche d’entre-temps
    J’ai chaussé mes chaussures et suis partie deux heures.

     

  • Tiens, c’est chouette, un espace pour écrire ! 
    Moi qui ai la plume bien pendue, je vais pouvoir parler de mes humeurs.
    0ad39345f7f4465a94c54633ead1fdcb_2.jpg
    C’est pas sur ! Je manque parfois d’assiduité dans la tenue régulière de mes blablas !
    Pourtant j’en ai des choses à aligner sur une page blanche. Et tous les jours, ma tête, tel un volcan, crache mes humeurs.
    – « C’est bien, diriez-vous, tu n’as qu’à écrire ce qui te passes par la tête ! »
    – « Facile à dire, que je vous répondrais. Car souvent, le temps que je m’installe à mon clavier, et pfuitttt ! C’est passé ! « 
    Ce matin de lundi, il y a quelque chose de changé dehors, comme les prémices de l’automne. Quand j’ai ouvert mes volets, la terrasse était mouillée, les feuilles mortes, tombées des arbres,
    collées sur le carrelage, l’air chargé d’humidité et de senteurs oubliées pour un temps. 
    J’ai pas envie qu’il arrive tout de suite cet automne. Je veux encore un peu d’été, de chaleur, de bourdonnements, de courants d’air chauds, je veux encore porter des tee-shirts à manches
    courtes, des sandalettes, m’asseoir sur le canapé de la terrasse avec un livre ou un magazine, prendre mon petit déjeuner en regardant passer les lapins et les écureuils… Ils n’ont jamais été
    si actifs, Rousseau et Roussette, les écureuils du jardin d’en face… Font des provisions ! Un autre signe de l’avancée de la saison, l’installation bruyante cette nuit d’un locataire dans le
    grenier !
    Allez, il faut que j’y retourne à ce quotidien tout nouveau, loin de la ville trépidente et des rumeurs monstrueuses.

    Je veux que cela aussi continue.

  • Sans retouche… Impressionnant ce ciel !    Le 28 janvier 2012 en Lot-et-Garonne, 19 heures

    CIELS-NUAGES-1571.JPG

    CIELS-NUAGES-1572.JPG

    CIELS-NUAGES 1573

  • Testament poétique à l’homme d’une vie…
    INGSEYFS0496.jpg

    Quand je ne serai plus et que vous, vous serez,
    Dénouez le ruban du livret, et découvrez la femme.
    C’est tous ce que je peux à vous, amour, tester…
    Lisez entre les lignes, les doutes de mon âme.

    Déchiffrez mes pensées, intimes ou cachées
    Les tortures de mon corps, mes rêves les plus fous, 
    Mes terribles tourments, mes amours passés ;
    Vous connaitrez ma douce inclination pour vous.

    Bel ami, on ne put me défaire de vous.
    Bel amant de seize ans, ou homme vieillissant.
    Les beaux galants me dirent des mots doux,
    Ils eurent mon amitié et non mon cœur ardent.

    Badiner, je l’ai fait mais pas d’amour, s’avez,
    Juste pour aguerrir les armes de mes charmes
    Car amant, que vous, jouissance m’avez révélée,
    Et de regret jamais. Entre nous, le feu, les flammes…

    De l’émoi de jeune fille à l’ardeur de la femme,
    De la maturité de mère à l’extase de maîtresse
    Pour vous j’ai eu plaisir à jouer cette dame
    Que votre cœur clément entoura de tendresse.

    Compagnon de ma vie, compagnon de mon cœur
    Je suis partie là-bas dans un ciel de larmes
    Dans l’attente certaine d’un futur bonheur
    Attendant qu’à la mienne, se joigne votre belle âme…

  • Bon Noël à tous et rendez-vous en janvier 2012 ! 

    IMG_0160--2-.JPG

     

    Fillette, fillette, au jardin de mon cœur,

    Rares, trop rares, sont nos douces entrevues.

    Amie de sang, sœur bien aimée, tu sais que je suis là !

    « Ne m’oublie pas », murmure le myosotis

    Caché, qui se fait trop discret, n’osant pas se livrer…

    Invisible parfois… dominé par les rafales du vent mauvais.

    Nuls doutes, que tu lui ressembles, la force en plus,

    Et triomphante, même blessée, tu m’émerveilles encore.

     

  • Promenade au château de Bonaguil, non loin de chez moi… et voici le p’tit coin découvert…

    IMG_0462.JPG   

    Il y a quelques années j’ai lu un livre fort intéressant et plein d’anecdotes sur cet endroit que l’on a appelé fort longtemps, « les lieux ». J’ai retrouvé cet
    ouvrage réédité car la couverture a été changée par une photo très… parlante ! A lire sans modération !

    Ma source : http://www.editionsladecouverte.fr/catalogue/index-Les_lieux-9782707157881.html


    COUVERTURE LES LIEUX
    Roger-Henri
    Guerrand
     (1923-2006), historien hors norme de la vie quotidienne en milieu urbain, est l’auteur de nombreux livres, dont à La Découverte, Les Lieux. Histoire des
    commodités
     et Le Confident des dames. Le bidet du XVIIIe au XXe siècle : histoire d’une intimité (avec Fanny Beaupré/Julia
    Csergo), Cent ans d’habitat social : une utopie réaliste (Albin Michel, 1989, avec Roger Quillot) et d’un livre de mémoires, À contre-voie : mémoires de vie
    sociale
     (Infolio, 2005).

    Les vécés n’ont pas toujours été fermés de l’intérieur, la preuve en est cette histoire des lieux d’aisances, du Moyen Âge à nos jours. Avant de devenir objet d’interdits
    imposés par l’hypocrite morale bourgeoise du XIX
    e siècle, les « besoins naturels » pouvaient se satisfaire sans honte ni fausse
    pudeur. L’étron fut une matière poétique pour ne rien dire de la jubilation provoquée par le libre échappement des « zéphyrs ». Rabelais, continuateur des trouvères du Moyen Âge, ne fut pas le
    seul écrivain à se rouler dans la « chose » : le siècle des Lumières a connu un âge d’or de la littérature scatologique. Avec l’avènement des bourgeois conquérants, il faut se retenir en
    permanence : le corps doit être contrôlé et enserré dans des règles « rationnelles ». Hygiénistes, urbanistes et architectes s’occupent sérieusement des « commodités », la répression corporelle
    et par conséquent sexuelle s’en trouve renforcée.


  • Bonjour, triste temps, triste âme…
    Voici un extrait du poème magnifique de François de Malherbe (1555-1628), intitulé « Consolation à M. Du Perrier sur la mort de sa fille ».
    C’est doux d’entendre l’ami fidèle, de surcroît poète, vous dire ces vers, comme une possible consolation… essayant de soulager votre peine… Cela apaise
    mais jamais ne guéri… 
    Merci aux poètes d’exister !
    Aujourd’hui j’ai préféré partager le poème d’un autre  qui a su si bien « dire » sur ces douleurs infinies…
    Un lien tout en bas vous emmènera sur l’intégralité de « Consolation à M. Du Perrier sur la mort de sa fille »
     
    « …Je sais de quels appas son enfance était pleine ;
          Et n’ai pas entrepris,
    Injurieux ami, de soulager ta peine
          Avec que son mépris.
    Mais elle était du monde, où les plus belles chosesaraigne-blanche-sur-rose-blanche.jpg
          Ont le pire destin ;
    Et, rose, elle a vécu ce que vivent les roses,
          L’espace d’un matin.

    Puis, quand ainsi serait que, selon ta prière,
          Elle aurait obtenu
    D’avoir en cheveux blancs terminé sa carrière,
          Qu’en fût-il advenu?

    Penses-tu que, plus vieille, en la maison célesteRose-et-rosee.jpg
          Elle eût eu plus d’accueil,
    Ou qu’elle eût moins senti la poussière funeste
          Et les vers du cercueil ?

    Non, non, mon du Périer, aussitôt que la Parque
          Ôte l’âme du corps,
    L’âge s’évanouit au deçà de la barque,
         Et ne suit point les morts… »

    Direct sur la BNF :

    Oeuvres poétiques de Malherbe, réimprimées sur l
    Oeuvres poétiques de Malherbe, réimprimées sur l’édition de 1630, avec une notice et des notes par Prosper Blanchemain
    Source: Bibliothèque nationale de France

  • Ce midi, une balade au bord du Lot , au bout du village et d’étonnantes rencontres…

    papillon-de-decembre.jpg 


    Papillon de décembre


    Vulcain, sur le bord du Lot tu as pris ton envol
    Quittant insouciant, ton joli nid d’orties.
    Et tu te poses ici ou là, entre soleil et pluie
    Inconscient d’être proie pour l’oiseau qui s’envole.

    Que fais-tu là encore, dans cette saison froide
    Ou les fleurs que tu aimes ont toutes disparues
    Tu peux vivre dans le froid, mais que butines-tu ?
    Quelques fruits altérés près de l’eau en cascade ?

    Franchiras-tu  le Lot pour voir l’autre côté,
    Tenter une autre vie sur la rive avenante ?
    C’est un leurre, un piège, une folie fascinante
    Vulcain, tu n’en sais rien. Et moi seule le sais.

    J’ai beau te le dire, le chanter, le rugir,
    Tu n’en a rien à faire de mes avertissements,
    Persuadé, bien sûr, que tu es assez grand
    Tu t’envoles, tu t’éloignes,  et puis tu disparais.


    Gérard de Nerval nous parle aussi des papillons…

    … »Voici le Vulcain » rapide,
    Qui vole comme un oiseau
    son aile noire est splendide
    Porte un grand ruban ponceau…

     

    Au détour d’un chemin dans le village, belles rencontres… Doux échanges muets….


    IMG_1161.JPG IMG_1158.JPG 

  • chaise rouge au jardin de cergy village

    IMG 0621

    En recherche d’un titre pour chacune de ces deux photos.

    Une chaise rouge . deux environnements différents. 
    Laquelle préférez-vous ? Et pourquoi ? 

  •  

    IMG 0388

     

    Juin romantique

     

    Tempête dans mon cœur

    Quand je croise tes yeux,

    Qui me semble douceur

    Et parfois malheureux.

     

    Tendresse dans mon cœur

    Quand ta voix, en solo

    Chante bonheur ou pleurs.

    Tes yeux en disent trop…

     

    Et mon cœur se serre

    D’être là, esseulée,

    Et ne faire que me taire

    Sur mes désirs cachés.

     

    Chaleur d’un soir de juin

    Où tu as tant chanté,

    Pour que nos cœurs, enfin,

    Puissent être apaisés.