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    Ne pense plus à moi.
    J’ai fermé les volets
    Le soleil trop ardent
    Brûlait mes yeux.

    Ne pense plus à moi.
    J’ai fermé les volets.
    La pendule est remontée
    J’ai les clefs dans ma poche.

    Ne pense plus à moi.
    Les pois sont bien semés.
    J’ai rangé les outils.
    J’ai fermé les volets.

    Derrière mes volets clos,
    Je pense encore à toi.
    Ne pense plus à moi,
    Mon cœur a fermé ses rideaux.

     

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    Un homme, un enfant
    Sur la terre, là-bas,
    Dans les brumes du levant
    S’en vont… comme çà.
     
    Passages de joies
    Où d’intenses colères
    Succèdent par endroit
    Aux amours éphémères.
     
    Et ils marchent tous deux
    L’un guidant le second
    Par la main. Homme heureux.
    Ils passent tous les ponts.
     
    Un regard en arrière
    Et le père se souvient
    Son enfant, sa prière,
    Pourvu qu’il reste sien !
     
    Et l’enfant si fragileIMG_0755_2.JPG
    S’appuie sur son parent.
    Les paysages défilent…
    Lui, le petit, il apprend.

    Ainsi je vois ta vie,
    Loin de toi, mon ami
    Je l’espère sans soucis
    Jusqu’à la fin des nuits
     
    Et pour toi, j’en suis sure,
    Je prendrais mes pinceaux
    Et peindrai tous tes murs
    Pour qu’il fasse toujours beau

     

  • Les-portes Agen 2007Les-portes Agen 2007

    Lors de mes promenades citadines, je guette l’insolite, l’humour, l’émotion, je traque aussi la fenêtre étonnante ou jolie, la porte en couleur, celle qui n’en finit pas de vieillir, celle qui
    invite à passer de l’autre côté, dans le couloir, dans le jardin. J’aime les blessures dans la pierre, celles qui racontent le passé, celle qui scellent des histoires, je les capture…
    j’apprivoise les matières, les sols, les tuiles, les peintures, le bois. Et je range tout cela dans ma boite à images  pour les triturer, les agrandir, les redresser, jouer avec la lumière,
    les contrastes, les couleurs, le noir et blanc.
    Venez ! Je vous invite dans la chambre noire de ma caverne d’Ali-Baba.

    Et à voir aussi en album…


     

    Les-portes Agen 2007

    Les-portes Agen 2007Les-portes Agen 2007

     

     

  • Arrivée dans la gare à BruxellesSur le quai. 

    Du monde. Les roulettes des valises arpentent le macadam. Chaque valise à son rythme. Les roulettes aussi. La voix là-haut… Haut-parleurs… Les paroles de l’hôtesse sont mécaniques. Elle
    est désolée du retard de la mise à disposition du TGV 8740 à destination de Bordeaux. 

    Bordeaux, ses petits cannelés. La rue Sainte-Catherine. Ses boutiques de luxe. Bientôt les soldes ; Et la foule… La foule, justement. Elle se presse, s’agglutine en paquet de quatre, de
    huit. Les enfants sages ou non. Là, une guitare dans son étui, au bout d’une main. Peut-être une artiste ? De nouveau la voix off, là-haut. A peine audible. C’est là-haut, pour un autre
    train. Le gros nez gris du TGV souffle et passe au ralenti devant des spectateurs énervés, impatients, joyeux ou tristes. Ne pas poussez. Ne pas être poussé. Ne poussez pas !
    Un journal sur le sol. Gros titres : « VICTOIRE DE » Le reste du titre est mangé par le pli. Une demi-photo. On aperçoit une raquette de tennis. Où joue-t-on au tennis
    l’hiver ???
    Les portes s’ouvrent en glissant doucement, longeant le corps des wagons. Il faut franchir deux marches pour être dans l’un de ses wagons. Les valises grimpent tant bien que mal avec leurs
    propriétaires. Où les stocker ? Chaque propriétaire de valises et d’autres propriétaires de sacs se ruent sur les sièges libres. Pourtant chacun a loué sa place !
    Sur les sièges, au-dessus, dans les porte-valises, sous les sièges… Entre deux sièges Il y en a partout…des valises. Des petites à roulettes qui font la pige aux sacs de voyages à roulettes, et
    des gros sacs polochons. Les plus solides, rigides, genre Samsonite, ne sont pas faciles à caser vu qu’elles ne se déforment pas. Une rouge surtout, qu’un monsieur, lui aussi très rouge, essaie
    désespérément d’introduire entre deux sac de voyage au-dessus de son fauteuil réservé.

    Quand un « gling » est émis, je sais que le train va bouger et je me prépare au quart d’heure proche où mes pauvres oreilles seront toujours bouchées et où il faudra que je me pince le
    nez et que je souffle fort pour les déboucher. C’est lors des passages dans les tunnels que ces choses désagréables se produisent.
    Mon billet est là pour être vérifié par le contrôleur qui immanquablement passera et le poinçonnera. Il y a des billets de toutes sortes maintenant, ceux que l’on retirent en gare, ceux qui sont
    envoyés par l’agence Voyages-SNCF.com, ceux qui sont imprimés sur des feuilles A4 en couleur ou en noir et blanc et qui ont un code barre. Ceux-là aussi sont vérifiés mais avec d’autres
    manières. Le contrôleur doit être diplômé ! Il est bardé de différentes lanières portant différents appareils de contrôle, de lecteur optique et … une pince quand même. Le temps du trou rond
    qui faisant un confetti est révolu depuis très longtemps.
    Bien que je sois dans un train la chanson du poinçonneur des Lilas me revient en tête. Et je revis un instant l’arrivé sur le quai du métro, passera, passera pas ? Ticket perforé et le
    contrôleur me laisse passé. La personne derrière moi présente son ticket. L’homme, qui contrôle tout finalement, prend le ticket, met son bras comme une barrière, parallèlement à la barre de
    métal qu’il repousse vers la personne qui lui a confié son ticket…Passera pas ; attendra que le métro soit parti.
    Bon je suis sereine car tout « roule »…
    Je serai bientôt chez moi !

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    J’aurai tout aussi bien pu mettre l’originale chantée par Serge Gainsbourg… 
    Mais comme c’est le temps des souvenirs, j’ai préféré ce clin d’oeil  à un style aujourd’hui disparu…Les frères Jacques (furent 5 aussi !)

     

  • Tombés dans mon panier ce matin

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    Ma page du bien manger, suivie d’une page de Brillat-Savarin…


    Tombés dans mon panier ce matin
    Des champignons de mon jardin.
    Leurs chapeaux couleur caramel
    Sont dans la pelouse pêle-mêle,
    Bien serrés par endroits
    Ou dispersés près du bois,
    Pieds blancs, joufflus bien renflés.
    Je n’en suis pas moins étonnée,
    Peut-être des cèpes de pin,
    Clairsemés près des pommes de pin ?
    Ah, çà, dis-je, je n’en reviens pas !
    Mais bon sang, que font-ils là ?
    Ravie mais prudente je suis,
    Une photo Iphone postée ici,
    Afin d’avoir un verdict éclairé
    D’une amie expérimentée.
    Puis, sûre d’avoir un petit trésor,
    Dans mon panier j’en mets encore.
    Le soir, dans ma cuisine je vais
    pour me préparer à dîner.
    Deux œufs fouettés dans la jarre
    Que je poêlerai un peu plus tard,
    Puis les cèpes brossés  et émincés
    Dans l’huile chaude j’ai jeté.
    Ail et persil frais, poivre et sel
    J’ai ajouté dans ma poêle.
    Et le tout j’ai fait sauter.
    Sûre de bientôt me régaler.
    Ensuite, dans mon assiette je pose
    L’omelette, les cèpes, la tomate en rose.
    Et pour accompagner ce délice,
    Un verre de vin nommé le Lys,
    Du Buzet. Et mes sens ainsi j’ai flatté
    Sans abus et sans regret !

     

     

     

     

     

     

  • Chers lecteurs-blogueurs,

    Je ne résiste pas au plaisir de vous confier un texte écrit par ma petite fille Elina. Elle aura 14 ans en janvier prochain et elle aime écrire…

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    « Chaque jour on prend un peu plus conscience de la vie. On comprend au fond qu’il n’y a qu’elle qui reste, toujours la même, égale à elle même. Les gens, se succèdent, se remplacent, les larmes coulent, on oublie des souvenirs et quand une chose nous fait repenser à eux…on pleure. Mais même si tout le monde disparaît un jour dans ce triste décor, la vie reste, elle n’a pas le choix. Elle n’a pas le droit de partir car des milliers de personnes pleurent souvent à cause de souvenirs et dans ces moments là elles se partagent la grande couverture qu’est la vie pour retrouver un peu de sérénité et ne plus avoir ni peur, ni froid… » Elina Lenne-5 novembre 2011


  • Si j’osais
    Je dirais tout.
    Le mal de l’âme,
    L’envie de m’enfuir,
    Les bruits dans ma tête,
    Les spasmes dans mon ventre.
    La colère hideuse, jamais apaisée
    Les cris que je hurle tout au fond de moi
    Les milliers d’yeux du monde qui me traquent
    Les tumultes brûlants qui se terrent dans ma gorge
    Les grincements incessants qui agressent mes oreilles
    Le dégout de ce corps trop meurtri, qui vieillit et qui souffre
    Et je crèverais mes yeux plutôt que voir la répulsion, le dégoût.

    Si j’osais…
    Je dirais tout.
    Les élans de l’âme
    La joie de vagabonder
    Le vent qui caresse ma peau
    L’étreinte de la vie en mon sein
    Les rythmes de la vie qui font danser
    Les râles de plaisir des moments bonheur
    La vision de l’aurore d’un matin de printemps
    L’apaisement qui vient quand la vie le veut bien
    La musique des corps qui jamais disent encore, encore
    L’attirance et la soif sans contrôle pour tout ce qui est pur
    Et je partagerais sans retenue ces tous petits moments qui fuient…
    Mais tu n’es plus.
    Si j’avais osé…

  • Ce poème Remords fous

    fait comme çà, a été publié sur une autre communauté. Comme il resemblait à 2 tiiiiiiriangles, jel’ai mis autour d’un triangle et répondre, à ma façon, au casse-tête de la semaine… 

    Au plaisir de vous lire !

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  • Bienvenue sciante    Une bienvenue sciante       Gants et pinces à linge    Mariage réussi

     

     

     

    enseigne aux chopes    Trop haut pour déguster                 
          Jeune fille derrière le mur    Jeune fille redtant de pierre

     

     

    le moulinet et les roses au balconUn goût curieus ou douteux ???

  • Sur le plateau d’argent j’ai poséIMG 0910
    Ma tasse bleue préférée,
    Ma jolie cuillère d’argent,
    Et la théière de gré brillant.

    Aussitôt, j’ai embelli
    Le set blanc, rose et gris
    D’un vase où une rose vermeille
    S’étire, sortant du sommeil.

    Et puis j’ai déposé encore
    Pour être en parfait accord,
    Trois tranches de pain grillé,
    De seigle, pour ma santé.

    J’imagine déjà mes agapes !
    De la théière s’échappe
    Le parfum de mon thé choisi
    Plante qui pousse bien loin d’ici.

    Dans le pot de verre ajouté,
    Dort la gelée faite cet été.
    Elle s’étalera tout à l’heure
    Sur mes tartines sans beurre.

    J’apprécie bien mieux, il est vrai
    Le goût authentique et frais
    De la mûre, petit fruit du jardin
    Grenat un tantinet carmin.

    Je n’oublie pas le plus délicieux :
    Du fromage blanc onctueux
    Au goût vanille, que je prise,
    Celui du marché, chez Louise.

    Et pour finir mon petit déjeuner
    Un beau fruit de saison j’ai posé
    Reine du moment, une poire
    Que je préfère croquer que boire.

    Et je vous dis mon espoir
    Où du matin jusqu’au soir,
    Je referais sans abus, et oui,
    Des repas raffinés et jolis

    Car la forme il faut garder,
    Et encore plus la santé
    Pour goûter encore longtemps
    La vie. Faites-en autant !