J’ai découvert ce charmant poème champêtre dans un petit recueil édité en 1927 par l’imprimerie parisienne Mouillier et Dermont.
La Saint-Valentin
Auguste Angellier, né en 1848 à Dunkerque, mort en 1911.
Février vient, c’est la Saint-Valentin[1],
Févier vient, il fait rougir[2] les saules,
Et, sous les rais[3], d’un soleil argentin
Encor frileux découvre ses épaules.
Tous les oiseaux, c’est la Saint-Valentin,
Tous les oiseaux, rouges-gorges, fauvettes,
Merles, geais, pics, tout le peuple mutin[4]
Se réveillant, c’est la Saint-Valentin,
Se réveillant, et secouant leurs plumes,
D’un fou désir et d’un vol incertain
Se sont cherchés dans les dernières brumes.
Dans les buissons, c’est la Saint-Valentin,
Dans les buissons, les lierres et les haies
Où le houx vert offre un rouge festin,
Dans les roseaux, les halliers[5], les coudraies,
Dans les vieux murs, c’est la Saint-Valentins,
Dans les vieux murs pleins d’heureuses nouvelles,
Ce fut des cris, des chants, un bruit lointain
De gazouillis et de battements d’ailes.
(Poème extrait de « Le chemin des Saisons » – Hachette éditeur).
J’ai découvert ce charmant poème champêtre dans un petit recueil édité en 1927 par l’imprimerie parisienne Mouillier et Dermont

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